Jusqu’ici tout va bien. L’hiver est arrivé et Noël menace, mais les pneus d’été résistent bien aux épouvantables diéselistes sur la route. Le monde d’après la fin n’a pas l’air follement différent et il y a toujours Boney M. à la radio. Mais dépêchons nous quand même.
Au cas où le wifi marcherait pendant la fin du monde, et où Youtube resterait un peu opérationnel grâce au décalage horaire entre Bugarach et la Côte Ouest, il y a quelques vidéos à voir en « panic mode » sans perdre de temps à écrire ou lire des phrases (trop) longues.
Ça, parce que sinon, c’était pas la peine d’inventer Dieu et le monde (ou vice-versa), le cinéma français et les langues étrangères (ou l’inverse), la mer, les femmes, l’eau, le feu, la Méditerranée, les bateaux et, surtout, Bardot (byzeway, si on pouvait arrêter des massacrer le bébés phoques et à peu près tout le reste qui bouge encore, pas seulement pour faire plaisir à Bardot …).
Ça, parce que sinon, c’était pas la peine de construire des châteaux forts.
Ça, parce que sinon, c’était pas la peine de découvrir de nouveaux mondes.
Ça, parce que sinon, c’était pas la peine de créer l’amour, la musique, la vie et toussa-touça.
Ça, parce que sinon, ce n’était vraiment pas la peine d’inventer le ciel, la poussière, les lions et touça-toussa.
Et enfin, ça. Parce que sinon, Leonard, Groucho et Shakespeare auraient vécu pour rien.
Mais certains croient qu’il n’y a pas le feu au Lac, que les Français qui ne s’exilent pas seront exemptés de fin du monde et peuvent boire leur café et twitter tranquillement en écoutant de la musique douce. Va (sa)voir …
Le bonus de la fin du monde officielle, ou pré-Noël, ou pré-2013, whatever works …
PS : au cas où on pourrait obtenir un délai de 3 mn 33 avant la vraie-vraie péremption finale définitive aux normes européennes du monde officiellement final et toussa-touça, avec arrêt du cloud, de l’ampoule dans le frigo, et de la rallonge de la bouilloire pour le café, un dernier petit bonheur majuscule pour la route…
Avec cette pluie qu’on annonce à Paris pour au moins une semaine, ce serait étonnant que la fin du monde se pointe. S’agissant de Noël en France, c’est presque gagné aussi (avoir déremboursé le Prozac du Père Noël, belle idée ministérielle : budget zéro et efficacité 100%).
Nb : inutile de croire qu’il arrivera quelque chose, genre cadeau, fin du monde, lien multimédia ou autre surprise en cliquant sur les Pères Noël ci-après. Tout est en clair en fin du texte, parce qu’il n’y a pas de temps à perdre au cas où on irait vers la fin du monde quand même.
Tout le gouvernement est en séminaire intergouvernemental en Algéri(r)e avec Kad et une palanquée d’intermittents, sympathisants et investisseurs résistants … au climat ensoleillé genre Mamounia autour de Noël et pas supporters d’Enrico Macias ou Depardieu dans l’action, pas comme ses prédécesseurs aux éléments de langage (achetés à des) incapables (pas tous en Porsche, il y a aussi des béhèmes et de zodis dans le catalogue des panzers de fonction des bonnes agences pas shortlistés pour des mandats de constructeurs français), ou les futurs successeurs, aux air d’intrigants mangeurs de pâtes au truffes.
Bercy est à la manoeuvre.
Un bon plan est engagé par le ministre du Budget pour lutter contre le pouvoir d’achats pas indispensable, la consommation socialement inutile de gastronomie exportable (ou réservée à la nomenklatura, mais le résultat est le même pour les gens normaux) et les fêtes de familles normales pour tous.
Le ministre des affaires sociales a négocié avec une certaine catégorie de partenaires sociaux.
Celui de l’éducation (encore nationale ?) a lancé une campagne de dé(sin)formation en liaison avec son collègue du quai d’Orsay et les experts de la (dé)formation permanente.
Le ministre de l’intérieur et celui de la justice travaillent en équipe.
Le Montebourg du renouveau industriel à marche forcée sans marché est au front.
Même le ministre du digital taffe à donf pour les petits champions.
La proclamation d’exil du Père Noël devrait être votée les doigts dans le nez à l’Assemblée avec ou sans navette (spatiale ? spéciale ?) au Sénat, avec amendements pour la privation des droits de retraite à la Maison des Artistes, suppression des sapins d’agrément, confiscation des rennes de fonction (qui étaient en intérim, faut pas prendre le Père Noël pour un pigeon) et fin du régime spécial intermittent à la Sécu et chez Pôle.
Le ministre de l’écologie pour tous a pris toutes les dispositions compatibles avec ses budgets pour que le Père Noël, au cas où il parviendrait à passer la frontière, ne puisse nuire au bilan carbone du pays, déjà passablement écorné par les voyages des écolocrates à Rio et Doha en saison des soldes et le maintien des niches fiscales pour le diesel.
Le ministre du logement pour tous a pris toutes les dispositions pour que le Père Noël ne puisse pas menacer les petits et grands enfants à l’heure officielle du chili con carne d’après la fin (la faim ?) du monde.
Et le monde de l’entreprise réelle joue main dans la main avec les pouvoirs publics pour gagner définitivement la guerre économique contre Noël.
Bref, pour la fin du monde et Noël, inutile de compter sur une arrivée en avance, cette année.
Les Français peuvent boire leur café tranquillement, au moins jusqu’en 2013.
Le bonus de pré-fin du monde, ou pré-Noël, ou pré-2013, whatever works
PS : il ne faut jamais s’inquiéter pour une petite fin d’un monde de rien du tout auquel personne ne croit plus depuis longtemps
PS2 : de toute façon, même si le Père Noël n’existe plus, on a plein d’autres héros (Ayrault, faut suivre) en France, et on n’est pas en danger comme le reste du monde normal, nous
PS3 : tout ira bien, no soussaille
PS4 : répandez la bonne nouvelle
PS5 : et puis débrouillez-vous pour passer un bon Noël et une bonne fin du monde, et, surtout, prendre des photos souvenirs à mettre sur facebook
PS6 : parce qu’avec cette fin du monde qui approche, maintenant, ça presse, il faut y aller. Et vite !
Le bonus de post-fin du monde
Ceci twitté, la fin du monde, toussa-touça, c’est bien beau, mais où va-t’on réveillonner, cette année ?
Avant, djeuns, dvieux et certaines catégories de dgens et dindons de tous sexes criaient « No pasaran ! » et d’autres slogans d’avant la retraite de Cohn-Bendit, à Paris et ailleurs en douce France avec électricité nucléaire à volonté pour les décos des rues et vitrines de Noël.
Ah ça allait, ça allait, ça allait … contre tout ce qui n’allait pas, ou plus, ou pas assez bien, ou trop vite, ou jamais assez, ou toujours plus, ou pas encore … bref, le monde en général, ses contraires également, ses contrariétés aussi, et cela bien avant même l’approche du 21 décembre des Mayas du Yucatan et l’augmentation de tarifs de l’électricité et du gaz dans les régions gauloises avec ou sans aéroport international mais au filet social jusqu’ici encore assez confortable et au climat de Noël à crédit encore raisonnablement abordable en particulier, et toussa-touça, et le contraire, et les restes (des repas de réveillon, mais « pas que »). Mais c’était avant.
Ah ça allait, ça allait, ça allait … en rigolant aux concerts gratos et manifs d’autour des bistrots sympas et boutiques tendances de la Bastille contre ceci de ceux-là, aux happenings de plus près du parking de la Concorde et des vitrines de Noël des grands magasins chics pour cela de ceux-ci, ou vice-versa, ou le contraire, ou ailleurs, ou c’était plus farfelu que cela et même que les programmes de ceux-ci et les élections de ceux-là, ou vice-versa, selon que les statistiques étaient publiées par la préfecture, les organisateurs, les twitlitants ou les commentateurs de plateaux TV, et que les paléo-larzaciens de service pendant les RTT et autres journalistes stagiaires de permanence pendant les vacances dites scolaires spécialisés en rebellitude d’intérieur ou extérieur à la française avaient trouvé une baby-sitter abordable, ou pas.
Mais c’était avant. Maintenant, que ce soit, ou pas, la fin (de la faim) du monde, il va falloir qu’on se réorganise avant que plus personne ne croit nécessaire d’aller manifester pour ou contre le Père Noël pour tous ou d’autres causes relatives au juste ramonage des cheminées.
S’organiser, vaste programme … certes.
Mais il faut faire quelque chose. Enfin, dire. Ou penser. Au moins #occupy. Avant qu’il ne soit trop plus tard.
Sinon, on risque la chienlit comme dans les pays pas assez civilisés, et ça pourrait susciter des contrariétés, des indignations nerveuses, voire des agacements du genre qui gâchent les réveillons de ceux qui laissent bêtement leur bagnole dans la rue dans un coin où il y a des #occupy désoccupés avec des caméras (pour les rebelles qui ont des iPhone, no way pour les belles images de nuit, la batterie ne dure jamais au-delà de l’heure de la sieste) ou des dgens qui n’ont plus de quoi offrir une dinde à leur famille ou de batterie pour twitter leurs voeux.
Nb : à partir d’ici, on peut cliquer sur les images, ce n’est plus comme avant.
C’est ce que disent les sondage, en tout cas.
Les organisateurs de faim fins du monde et autres happenings pour ou contre la faim dans le monde, ou vice-versa, et autres indignationneries, aussi.
Ceci twitté, la fin du monde, c’est fini. Mort. Retapissé. Froid comme un rapport de haut fonctionnaire enterré entre un dossier de réforme des taxis et un projet de réquisition de centre de loisir de la Banque de France ou d’EDF près de Paris pour loger des gens manquant de maison de retraite en Corse suite à une erreur du GPS du Cayenne ou bloqués en île de France à cause de 3 cm de neige pendant les RTT de l’armée ou de l’inévitable grève de saison à Roissy, même si à la fin d’un monde. L’oeil vitreux comme un ministre en overdose de chichou en sortie de séminaire intergouvernemental, un lapin crétin conducteur de panzer acheteur de diesel moins défiscalisé et même plus officiellement raffiné in France auquel on a annoncé la fin de son bonus pour l’achat du prochain modèle toutes options, ou de journaliste économique (c’est un pléonasme, surtout en période d’entretien de fin d’année faim damnée) après une conférence de presse sur la compétitivité juste et environnementale, la réforme bancaire en chantant, ou la nouvelle diplomatie économique archéo-féodale mais c’est pas grave pisque de toute façon on ne produit plus rien d’exportable et si on remportait un contrat on ne trouverait pas d’intérimaires pour faire le job entre la fin du monde et les vacances de ski, et on ne pourrait pas financer le BFR pour importer les matières premières et les pièces à assembler, entre les congés scolaires des banquiers et l’ouverture du nouveau guichet unique social, environnemental et surtout régional comme partout où ça ne marche pas (sauf en Allemagne, mais c’est un mauvais exemple, dit-on, maintenant : les gens y sont mal payés et égoïstes, les politiciens y sont égoïstes et mal payés, personne ne croit au Père Noël, et on ne sait même pas ce qu’ils mangent pour les réveillons, ces gens-là, pour un peu, ils feraient presque peur).
Mais, du moment qu’il reste du café, que les fonctionnaires de Météo France n’annoncent pas aux fonctionnaires du service météo de la TV de la neige sur la route des vacances à la neige, et qu’on n’est pas soumis à la MAP (RIP RGPP, au trou avec toutes les tentatives de réforme depuis l’essai d’abolition des privilèges au village et autres tours de Gaule d’Astérix, jusqu’à ce qu’Obélix & Co décide de quitter le domaine des vieux pour aller se faire voir chez les Belges) ou à l’ISF (pour la majorité des gens, parce qu’on a pas les moyens ; pou certains élus, notamment de la majorité, parce qu’ils ne sont pas plus lapins-crétins que les autres élus, mais tout aussi exemplaires, et qu’ils n’ont même pas besoin de s’exiler, d’avoir des comptes ici ou là mais ailleurs, ou de commercer des sex-toys made in China pour que leurs oeuvres d’arts, outils de travail des autres qui n’ont pas la chance du chômisme mais peuvent se gratter pour une augmentation, et autres monuments historique de la France d’avant), on peut attendre tranquillement à Paris la fin du monde, Noël, 2013 et plus si affinités, no pasaran (en tout cas, pas à l’heure du café). Ou le contraire. Ou #occupy. Ou … what else ?
Tant qu’il y aura du café, no pasaran, même sur Twitter.
Au cas où la fin du monde arriverait encore plus vite que prévu par les Mayas, je crois utile de souhaiter Joyeux Noël http://joyeuxnoel2012.wordpress.com/
Torpillage des classes populaires : après le scandale de l’augmentation du prix du gaz, celle de d’électricité de 2,5%http://bit.ly/TxVLYH Retweeté par Renaud Favier
@recriweb et oui, contre les grandes crises, c’est soit la guerre, soit l’inflation, soit les deux, et toujours les mêmes qui payent 😦 Afficher la conversation