La Grèce était l’Olympe des grands mythes économiques. L’Euro(pe) finançait les routes et plus de bulles si affinités et les banques prêtaient aux Zorbas pour acheter des 4/4 de dieux tombés sur la tête. Mais quand Oedipe réveille Platon, Icare et les satyres tombent de haut.
Athènes, 15 Juin 2011 : un après-midi de chien
Evidemment, on avait tous voulu y croire. On voulait tellement que ça marche qu’on écoutait n’importe quelles balivernes d’experts à lunettes comme l’Anglais rêveur voulait croire en Zorba. Mais les zexperts juges et parties -bien- rémunérés pour se (nous ?) tromper sont plus nocifs que le vieux marins aux nuits d’antan plus belles que nos jours de maintenant, d’autant que les sourds d’aujourd’hui n’aiment guère plus entendre les Cassandre que leurs ancêtres.
Et même si on avait eu un doute, « penser« , même juste un tout petit peu hors du sentier battu, n’était plus possible, plus autorisé. La police politique était devenue souriante mais elle était tout aussi efficace que celle des colonels et autres totalitarismes de tous bords dont la liste se trouve facilement dans la filmographie de Costa Gavras, pour rester dans les clichés grecs manquant un peu d’humour.
Ou juste en danser, si on n’a pas le temps de rire.
Même si le pire (Le Pirée a déjà été vendu aux Chinois ou pas encore ?) reste peut-être à venir. Et peu importe que la victime soit la moins coupable, la responsabilité (irresponsabilité ? culpabilité ?) sera collective comme dans les bonnes tragédies. La folie aussi.
Pas seulement en Grèce, bien sûr.
Avec ou sans iceberg, avec ou sans tempête, ça va fluctuat. Nec mergitur ?
Où ai-je donc rangé mon DVD de Zorba ? Sinon à qui ai-je prêté celui du Grand Bleu pour la magnifique 1ère partie en noir et blanc ? Et où est partie la bouteille de Retsina que j’avais achetée pour oublier soutenir le commerce extérieur français grec ?
Le bonus : un après-midi de chien, avec des gens à la rue, d’autres (ou les mêmes) dedans et dehors ou vice-versa, avec une banque responsable mais pas coupable dans le rôle réellement principal même si les caméras regardent ailleurs, on connait l’histoire et le happy end n’est pas certain.
C’est fini pour aujourd’hui, et ça fait d’ailleurs un moment que les arbres ne montent plus au ciel sur la terre brûlée de Grèce, d’ailleurs, même si les colonnes, puis les grues ont pu tromper leur monde longtemps.
ps : on dit que Platon et Socrate sont représentés dans le fragment de tableau de Raphaël en bandeau. Il va falloir au moins deux ou trois cafés grecs pour les trouver.
« De mon temps », on ne chipotait pas les RTT pour Solidarnosc. On aurait probablement dû. On aurait dû collaborer avec les goulags, abandonner la Pologne as usual et préserver la guerre froide qui nous avait offert les 30 Glorieuses, la retraite à 60 ans et la nouvelle cuisine.
Il fallait presque 48h en train, fin 1984, pour rejoindre les bougies dont les flammes honoraient l'aumônier de Solidarnosc assassiné par d'autres conservatismes
Mais c’était une autre époque, on pensait encore que mai 1981 était un genre d’octobre 1917 bis. On voulait croire, même si l’on préfèrait le lys ou la fleur de pommier, que la rose réveillerait les dormeurs du Panthéon. Que les lendemains chanteraient la Marseillaise plus que le temps des cerises. Que Jack Lang n’avait pas chipé le drapeau du pont d’Arcole simplement pour le revendre à Bernard Tapie. Que le souffle de l’avenir nous préserverait des remugles de jeunes déjà vieillis, voire péremptés, dont les recettes toxiques pointaient déjà sous le menu commun ainsi qu’un Hugo l’eût deviné, qu’un Zola l’eût dénoncé, qu’un Curnonsky l’eût senti. Et que le microcosme aurait pu le remarquer, le dire, voire essayer de l’éviter.
La "nouvelle" cuisine était plus innovante que l'ancienne, mais elle est vite devenue aussi lourde, artificielle, trop riche
Mais bien sûr, PS, ça veut dire Parti des Solidarités même si certains croient que c’est « Pachydermes de Solférino ». Ou « Paria du Sofitel ». Ou « Pas Strauss-Kahn ». Ou « P …etitsmeurtresentreami… S« . Avant il y avait « je Porte mon Sac de riz », mais celui-là a très vite vieilli et s’est désolidarisé quand il s’est rendu compte qu’à son âge, n’ayant pas épousé une présentatrice TV assez héritière et ayant inspiré quelques pages dérangeantes à Pierre Péan, il valait mieux assurer le remboursement de la villa en Corse avec un petit job au Gouvernement du moment qu’avec la promesse d’un emploi par un candidat solfériniste fictif aux présidentielles des lendemains chantants suivants. Dommage ce choix de la salade de concombres, mais ça doit être un hommage aux menus (des) austères qui se marrent.
L’UMP n’est pas en reste, elle a inventé le RSA (Revenu de Solidarité Active : c’est pas le salaire de Ferry au CSA, non, c’est pour des gens qui savent ce que sont le chômisme et le RMI, en principe, pas pour ceux qui brainstorment sur le choix de société du chômage des jeunes avant de rendre un compte-rendu de réunion dans 6 mois) sur lequel tout le monde solidarise rue la Boétie et dans les filiales et chez les victimes des plans sociaux du gouvernement depuis 2007 (Hirsch, par exemple, dit des « sottises » mais ça reste un ami politique dont on est solidaires surtout qu’il doit avoir des dossiers pour le tome 2 de son bouquin sur les conflits d’intérêt et les collections de timbres qui ne manquera pas de sortir à un moment ou un autre si les solidarités ne sont pas assez actives pour lui assurer la présidence d’un « machin » ou un petit maroquin ou assimilé, comme à tout le monde). L’Union pour le Maintien du Président a même une sous-ministre des Solidarités, c’est dire si UMP, ça veut dire « Un Maximum de Partage ». Ceci dit, c’est pas en faisant un second miracle de la Pentecôte à 2 milliards avec les RTT de la Mamyderme que les administrateurs des Trente Glorieuses en instance de dépendance vont faire financer leurs jardins des espoirs décevants Héspérides à 20 milliards et plus, à défaut d’avoir très admirablement cultivé notre jardin public comme en principe ils avaient passé le concours pour, mais ils n’avaient pas dû apprendre par coeur les bonnes fiches de lecture et confondu le notre et Lenôtre. Heureusement, leurs retraites de parlementaires sont confortables et comme l’immobilier et le coût de la vie sont moins chers hors de Paris (sauf à l’Île de Ré, d’ailleurs il a même fallu supprimer l’ISF sinon c’était un problème), par exemple à Marrakech ou dans le Lubéron, ou sur la Côte d’Azur pour les moins bien élevés (en zone inondable éventuellement, cf infra, même si l’euthanasie n’est pas encore légalisée), ils devraient échapper au RSA. Dommage, mais prévisible, les vieux habitués aux sièges confortables préfèrent les gâteaux très sucrés.
Un impôt sur les successions de (sous) ministres et autres héritages de fromages républicains, c'est une idée "intéressante", non ?
Le temps d’un battement d’aile de papillon, après le Bade Wurtenberg et l’abandon du nucléaire de l’autre côté du Rhin, on a pourtant cru à la possibilité d’une contagion d’un genre de nouvelle solidarité. Avec les générations futures. Avec les autres membres de la communauté avec lesquels nous partageons la Terre : ceux qui nagent, ceux qui volent, ceux qui poussent, ceux qui rampent (campent Plaza del Sol ou ailleurs ?), ceux qui creusent (revoir ses classiques de western), ceux qui marchent autrement, dans des déserts que nous voulons ignorer, dans des jungles que nous inondons, fauchons ou brûlons selon que l’envie du moment est de climatisation pour mieux regarder les cours de la bourse ou les sondages, de chips aux larmes d’orang-outang pour grignoter dans le 4-4 diesel sur le chemin de l’exil fiscal ou du golf, ou d’une piscine plus grande dans une villa plus spacieuse sous un soleil plus confortable pour impressionner les beaufs et les voisins, ou vice-versa. Mais le naturel est d’autant plus naturellement revenu au galop qu’en l’absence d’élections européennes à échéance raisonnable et faute d’ambition collective de dépasser trop nettement aux présidentielles les 5% permettant le remboursement des frais de campagne, les caciques verts ont sagement préféré les alliances contre-nature pour les sénatoriales et les primaires « à la soviétique » à la greffe d’un Hulot trop « Think Different » avec son écologie de rassemblement, voir simplement trop « Think » pour eux. La Solidarité de l’égalité des chances avec les autres vers de Terre attendra, priorité celle bien ordonnée de l’égalité des droits à mandats pour les apparatchiks Verts eux-même. Pathétique, cette malbouffe en toute bonne conscience, mais c’est comme ça chez les verrouges.
Heureusement, on a un vrai parti solidaire. C’est comme quand Coluche était vrai-faux candidat ou quand les centres cherchent la voie du milieu entre la cuisine de Morin et les banquets républicains de l’avocat de Tapie ; du Grenelle de l’Environnement de sa propre cause, d’ailleurs ni meilleure ni pire que celle des autres ambitieux, c’est pas sérieux mais au moins, ça nous fait sourire. Solidarité contre le Nain ! Ah! la cuisine moléculaire … c’est un peu cher pour pas grand chose à se mettre dans le ventre mais c’est joli comme de l’antique et ça a au moins le mérite d’en faire ch… certains, dit-on.
La solidarité, ne serait elle plus ce qu’elle était ? Pas mutée en métastase, quand même ?
Le bonus : Home, en version complète gratuite grâce à YAB et aux sponsors qui achètent un peu des indulgences mais c’est la règle du jeu de « real life », on a le 21è siècle qu’on mérite, qu’on hérite aussi. Cela n’oblige personne à acheter leurs produits que de toute façon on ne pourra bientôt plus se payer comme l’immobilier à Paris où les voitures qui créent de l’emploi à moins de 2000 km de Paris. En attendant que peut-être les souris vertes nous parlent à la TV des baleines ou des dauphins, voire des tigres, quand elles auront fini de regarder leurs albums photos de leurs guerres de Creys-Malville et assimilées, de danser avec les éléphants autour de Solférino ou de faire les marchés dans le 91 ou ailleurs pour un siège près du Luxembourg.
C’est fini pour aujourd’hui, parce que c’est la journée mondiale du don du sang alors c’est le moment d’un peu de solidarité active (moi comme je fais un malaise vagal à chaque fois et que ça sème le binz et qu’en plus ça démotive les autres donneurs, j’ai été dispensé du sandwich gratuit sauf cas d’urgence. Alors comme je suis bien parti sur la pente des petits privilèges et renoncements solidaires, je vais en profiter pour aller regarder sur internet les petites annonces immobilières à Roquebrune, il parait qu’on peut de nouveau construire en zone inondable du moment que seuls les parkings sont mouillés en cas de crue : c’est bien pour les pré-retraités qui ont les moyens de s’offrir un petit plaisir dans dans le Var (c’est bien le département ou Yanne Piat était députée ?) avant la dépendance solidaire (mais je préfèrerais que les « politiques » qui ont compris comme ça le principe de précaution s’abstiennent de s’occuper de nucléaire).
On n'est pas obligé de faire de la politique pour être solidaire. Mais ce serait mieux d'être un peu mieux solidaire pour en faire, non ?
La musique gratuite illimitée sur Deeezer, c’est fini. Pas trop grave, j’avais perdu mes codes et rien trouvé de très inédit à part Cyrano par un descendant du créateur. C’était plus une radio perso qu’un radar à pépites. Le réseau social pour les oreilles 2.0 est ailleurs.
Scarlatti, c'est bien aussi, même sans Deezer
Sur Youtube (ou Dailymotion, plus français et à certains aspects plus excitant, mais un peu moins intuitif aussi), bien sûr. Pour les adeptes du principe « KISS » (Keep It Simple, Stupid).
KISS = Keep It Simple, Stupid (aussi)
Entre les maisons de disques et producteurs de cinéma qui promeuvent officiellement leurs poulains, les vendeurs de soupe qui balancent leurs pubs avec jolies bandes-son partout sur le net, les corsaires qui surfent entre les vagues Hadopi, les pervers qui se filment en train de massacrer une chanson innocente et les farfelus qui enregistrent leur TV ou leur mange-disque, on trouve tout ce qu’on veut en fouillant un peu (et en acceptant que le son ne sera pas pour puriste radical), même de quoi faire se lever les salles qui ont l’âge des rhumatismes.
Du « ringard » pas si mauvais que ça pour réveiller les consciences jusque chez les fans de CloClo et assimilés genre ex-fan des sixties.
Du « corny » bon comme tout pour faire oublier qu’il pleut en pleine sécheresse juste le lundi qu’on pourrait avoir au soleil même si CloClo est parti, pour ceux qui pensent que la vraie musique c’est en anglais ou en américain du siècle d’avant.
Sinon, le bon pour les oreilles se picore sur Facebook aussi, évidemment. Il suffit d’avoir des ami(e)s qui aiment le bon son, qui savent ou en dénicher et qui ont la générosité de le faire partager.
Mais comment survivait-on avant Facebook ?
Une abonnée à VodPod, c’est le top question « rienkedubon » bien enregistré et avec des vidéos souvent sublimes.
C'était quoi déjà ce vieux film qui se passait genre vers des Alpes souriantes où Julie Andrews était une nurse qui chantait chez un maitre du monde d'hier sans être harcelée ?
Et si on n’a pas le temps de Facebooker, il y a Twitter, (et même son add-on spécial musique, parait-il). Par exemple, si juste maintenant on tape « Claude François » dans la case « recherche », on tombe en tête de liste sur le scopitone de « Moi j’ai joué et puis j’ai perdu » de 1966 en passant apparemment par un Retweet d’une Twitteuse de Corée ou Japon 2011, un portail nommé « movook » et au final un fichier déposé par quelqu’un d’autre dans Youtube : whatever works, en tout cas ça marche !
Sinon, on a l’embarras du choix entre notamment plein de bonnes radios, iTunes, Dailymotion, Pearltrees etc … et même on peut « think out of the 21st century box » loin d’Internet et de l’électricité non renouvelable si on sait rêver éveillé entre les passés et les futurs. « Et soudain, Mozart », c’est possible, mais attention, il y a souvent un vilain babouin pour rouler en 4-4 sur les rêves ou essayer d’y mettre une pub pour shampoing.
Anyway, chacun ses goût : pour les vrais fans de #OMGC (Oh My Goût de Ch…) qui aiment bien les chansons à message mais pas trop les LipDub et autres hymnes de vieux Djeuns, on trouve facilement et gratuitement son bonheur sur Blip en choisissant bien son DJ. Si on est « bon public », on peut laisser Blip tourner en tâche de fond. Et si on est un peu « réseau social », rien n’interdit de blipper un truc écoutable, ou pas, de temps e temps.
Même si on a arrêté de fumer n’importe quoi parce qu’entre les bâtons fluos (écolos ?) et l’appli iPhone qui va bien, même plus besoin de briquet (faut juste de quoi payer l’entrée et le parking mais ça, c’était déjà vrai au bon vieux temps du Rock n’ Roll, parce que ça le vaut bien et « ah que Johnny il doit payer ses impôts », non ?).
Le bonus : et même dans la boite à c… des laveurs de cerveau, par la boite à c… de « nous savons » on peut tomber sur du bon avec même un bon rien d’humour. Sur un malentendu, ça peut réconcilier avec les créateurs surtout qu’en ce moment, entre les autres rampants qui vont aussi délocaliser et les volants qui vont acheter made by étranger (le made in, c’est encore une autre histoire, quant aux sous-traitants …) malgré la pétition des candidats UMP aux législatives 2012 en période de remaniement.
C’est fini pour aujourd’hui, pas le temps de raconter la bonne histoire de la greffe d’oreilles de femme qui est incontournable de #OMGC, ce sera (hélas !) pour une autre fois (hélas). En attendant, on peut réécouter « Juste quelqu’un de bien », c’est bon pour le et la moral(e) et ça devrait être obligatoire pour les électeurs et candidats à quelque élection française (lire qui ne sert pas à grand chose sinon aux égos – souvent masculin et assimilés en dépit des tartufferies sur la parité-, aux carrières de politiciens professionnels (on en est où du cumul des mandats ?) et au financement des partis (la Cour des Comptes regarde un peu ?) puisque tout devrait se passer à Bruxelles et que de toute façon ceux qui ne s’abstiennent pas n’écoutent rien (les candidats sont souvent assez sourdingues aussi) et votent pavlovien comme les députés godillots pas absents au Parlement comme ils supportent leur club de foot ou leur église préférée, non ?) que ce soit d’ici mi-2012.
La fin de l'histoire c'est "... j'entends beaucoup mieux mais je ne comprends plus rien", ça fait un triomphe aux réunion de partis groupes de pallocrates anonymes