1981, 2007 et … Georges Clooney : Joyeux anniversaires

Real Dream ?

Les anniversaires, c’est bien pour quelques rebelles qui se croient éternels, mais pour la plupart de nous autres, « vaste programme ». Tout le monde n’a pas la chance d’avoir toujours vingt ans comme mes grand-mères (que Georges -Clooney, pas Marchais- embrasse).

Real Dream ?

Les filles de 20 ans et plus si affinités en raffolent, mais il faut quand même leur dire qu’à 50 ans cette semaine (Happy Birthday, Georges), Clooney a les préoccupations et les préventions de son âge : « Je préférerais encore subir un examen de la prostate en direct à la télévision par un gars qui a les mains très froides qu’avoir une page Facebook ». Il est très banal, limite vulgaire voire bling-bling, même sil est provisoirement plus jeune et définitivement moins « primaires » que de nombreux français plus ou moins juvéniles : « Je n’ai pas eu la bonne vie pour me lancer en politique. J’ai b*** trop de filles et pris trop de drogues« . On ne sait pas s’il a reçu sa Porsche noire pour son Happy Birthday mais personne ne peut contester que c’est un play-boy mûrissant sachant ne pouvoir plus compter … exclusivement sur son physique et qui joue bien le rôle du séducteur Américain plus ou moins sur le retour qui n’a pas vraiment d’ambition personnelle mais qui fait ce qu’on lui demande (surtout si Dieu lui propose un café à Paris et s’il y a des filles dans le film).

OK, j'arrive pour vous faire plaisir, mais il faut que Delanoë mette un practice de golf et un parking Place des Vosges

Et on ne peut pas lui donner tort, parce que la politique, ça use même si on ne se serre (sert ?) pas trop à l’arrière de la voiture. Il n’y a qu’à regarder le 10 Mai 81 qui a pris un gros coup de vieux du haut de ses 30 ans. Le colloque d’anniversaire au Sénat retransmis en direct à la TV sur Public Sénat était attendrissant avec en point d’orgue le discours d’ancien combattant écrit par une plume aussi besogneuse que certainement duement diplômée en administration de la France et lu mécaniquement par un valeureux ancien combattant, attendrissant mais aussi essoufflé que s’il avait grimpé la Roche de Solutré en courant derrière Roger Hanin, toujours aussi sémillant que Jack Lang et bronzé que Séguéla (by ze way, Georges Clooney doit avoir une Rolex à 50 ans, ne vous inquiétez-pas, il n’a pas fait de politique mais il n’a pas totalement raté sa vie). Les spectateurs enfoncés dans leurs profonds sièges bleus (ils auraient pu choisir une salle rose ou rouge, quand même) semblaient craindre de voir le comédien mourir d’ennui sur scène, mais rien n’arriva d’aussi théâtral : à part la petite blague d’Elkabach quand Ségolène a essayé de filer à l’anglaise après avoir avec son culot coutumier monopolisé le micro à audimat, et une vanne de Robert Lion (que personne n’avait reconnu, c’est d’autant plus injuste que c’était peut-être un des seuls dans la salle à avoir vraiment tenté et plus ou moins réussi quelque chose de conforme aux valeurs exhibées au « Peuple de Gauche » le 10 Mai 1981), tout ça était beaucoup moins excitant que le livre de Moati sur Tonton, pourtant déjà pas mal mélo. Le chat, bien que bon public en général pour les vieilles gens qui caressent bien dans le sens du poil et ronronnent dans leur fauteuil, s’est endormi devant la télé, mais ça doit être parce qu’il n’est pas aussi habitué à la TV en noir et blanc que les supporters des Bleus (sur le patakes du foot, à suivre sur une des chaines spécialisées, ça change tout le temps).

Real Dream ?

Real Dream !

La politique, c’est usant, alors imaginez quand on est Président !  Pour ses 4 ans, après une crise mondiale, une fessée régionale et quelques guerres cantonales, ou l’inverse, ou pareil dans le désordre, peu importe, whatever doesn’t work avec ou sans Woody, la Sarko-présidence nationale semble mal en point. Mais sauf à ce qu’il y ait la moindre corrélation entre les sondages d’aujourd’hui et les votes de demain, ou l’inverse, ce qui serait inédit, rappelons qu’un seul Président de la République a réussi à ne pas se faire réélire depuis des siècles, et qu’il faut avoir de plus gros diplômes que celui d’avocat, et savoir jouer de l’accordéon mieux encore que du pipeau, pour réussir un tel prodige. Et puis l’autre Président américain aussi, on le disait fini pour 2012, et regardez ses sondages depuis que « Yes we can » a rappelé son bon souvenir aux victimes du 11 Septembre. Alors le plus probable, n’en déplaise aux primaires de tous bords (l’autre Nicolas le sait, mais on ne sait jamais, sur un malentendu …) est que le pauvre Nicolas Sarkozy, avec ses qualités et défauts comme tout le monde, soit condamné à encore 5 anniversaires à l’Elysée avec en cadeaux croche-pattes de ses amis et poignards dans le dos de ses ennemis, et vice-versa. Etre Président, c’est pas du gâteau (d’anniversaire).

Real Dream ?

Pendant ce temps, à 1 an, le Centre Pompidou de Metz se porte comme un charme. Décidément, ce Président pas comme les autres qui ne détestait pas s’offrir un plaisir en Porsche (un peu de bonheur n’est pas interdit messieurs les censeurs, à bons entendeurs d’autant que si l’autre Homme de Washington est élu, il se souviendra des crocs en jambe, sinon de ceux de bouchers …) mais roulait en Citroën (pas 2CV d’antiquaire démago, DS, voire SM) et rêvait une France en Concorde, il vieillit bien (lui).

Nobody's perfect

Mais certain(e)s le sont plus que d'autres

Incroyable, mais vrai ! En tout cas c'est une des vérités

Mais il serait très rétrograde de ne célébrer que les anniversaires du passé et on peut se réjouir d’avance d’en avoir bientôt fini avec les primaires abracabrantesques et cette campagne inutile. Un an, c’est vite passé, mais il peut quand même s’en passer des choses. Il suffirait que la légion ne saute pas bien sur Tripoli, que jamais 2 sans trois pour les 7 atomiques, que face aux choix entre le déshonneur et la Terre, les électeurs … Mais c’est impossible, bien sûr. Comme était impossible la victoire de Churchill (après , les électeurs l’ont jeté comme un malpropre, un peu comme de Gaulle en 68, parce qu’il faut savoir terminer une guerre et passer ou penser à autres choses, mais c’est une autre histoire, avec un moins grand « H », la politique avec de plus petits … « P »). En attendant, en Gaulle, impossible n’est pas ..

Real Dream 2.0 (12 ?)

Qu’est ce qu’il y avait dans ce gâteau d’anniversaire ? C’était vert, en tout cas … J’aimerais la même chose en 2012.

Renaud Favier – 7 Mai 2011 – http://www.renaudfavier.com

Le bonus : parce que pour un anniversaire, il faut un cadeau, et celui-là marche pour tous les Présidents passés, présent et futurs, alors Clooney peut aller se faire chauffer un café pour bobo sur l’allume-cigare de sa Porsche, il n’y aura pas de photo publicitaire avec lui sur ce blog tant que ses capsules ne seront pas sérieusement vertes et équitables et responsables et tutti quanti comme il faut. D’ailleurs, elles risquent d’être menacées comme de vulgaires espèces en voie de disparition, l’an prochain quand les petits zoms verts auront au moins un ou deux secrétariats d’état d’où ils pourront essayer de faire tomber quelques têtes polluantes qui dépassent en faisant voter par une assemblée des projets de loi que l’autre dévotera avant que les décrets d’application sur papier recyclé n’aient été livrés par la Poste (en vélo) dans les Régions pour y être mises au pilon par d’autres assemblées, d’autres loi, d’autres vélos dans d’autres têtes parce que « we recycle », avec ou sans Saint Georges et ses dragons … Nicolas 2.0, vite !

C’est fini pour aujourd’hui, mais comme c’est le week-end, on a le temps de lire Net-Land-Art juste avant qu’il fête son premier … mois sur le net en cliquant sur la couverture. Sinon, on peut toujours essayer d’autres liens ou d’autres images bien sûr, il y en a pour tous les fous goûts dans le gâteau la nature.

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(Sup)Portez du Bleu, c’est tendance

Le bleu est seyant (tel ment seyant ? essayant ?). Et comme disent les shadoks au bilboquet bleu : « en essayant continuellement, plus ça rate… ». Alors bonne chance, et comme dit le sportif à lunettes dans le Grand Bleu : « Si t’as pas d’autres chaussures … »

By ze way, il a réussi à s'exiler ou pas l'acteur à lunettes du Grand Bleu ?

Mais il ne faut pas être plus injuste que sévère, avec les Bleus, il y a des trucs qui marchent (on en a parlé à la télé hier, juste entre « Les Feux de l’Amour » et « Tournez Manège »). Et même que c’est un des joueurs les plus crédibles qui le dit. Bleu de France …

Pour les déficits, les impôts ou les amendes, c’est le talent à l’état brut, le French flair, la créativité, l’imagination au pouvoir. Bleu pervenche …

Pour causer dans le poste (et sûrement toucher des jetons de présence comme tout le monde, voir le consternant article de Libé hier sur un autre ancien fonctionnaire d’abord défroqué puis jeune retraité qui cumulerait presque 580 000 euros entre sa retraite de fonctionnaire, ses défraiements pour déjeuners aux conseils d’administration et un parachute doré pour avoir accepté de laisser sa place à un autre, pas sûr si c’est par an ou par mois, mais ça ne change guère l’odeur d’un argent dont d’autres ne verront pas la couleur, sauf s’il la grosse légume se fournit chez AMAP) chambrer et raconter des vannes vulgaires dans le vestiaire, on est les meilleurs (c’est comme le porc salue, c’est marqué dessus et il n’y a pas de date de péremption). Bleu pétrole …

Le souci, c’est que comme on n’aime pas bien les étrangers, on joue surtout entre (contre les ?) Français. Ciel !

Parce que quand on propose au G20 des taxes mondiales sur la fortune des spéculateurs ou un impôt sur la grande richesse héritée des dinosaures qui urinaient du pétrole (ou faisaient d’autres trucs qu’il n’y a maintenant qu’à se baisser pour ramasser quitte à polluer un peu en passant) on ne fait pas un triomphe. Les goûts et les couleurs … Bleu profond …

Le Grand Bleu version 21è siècle

Et le but avec la main contre des Européens, ça ne peut pas marcher à chaque fois (surtout si « Nous savons » cafte à l’arbitre). Parce que quand on suggère aux Allemands de jouer aux déficits comme tout le monde ou aux Italiens de nous laisser acheter leurs entreprises « stratégiques », c’est comme si on demandait aux Chinois de réévaluer leur monnaie (dont on n’a toujours pas bien compris si c’est le Yuan, le Renminbi ou le Hong-Kong Dollar ou le Dollar point barre ou encore autre chose), normalement le but est refusé. Il n’y a guère qu’avec la Zone CFA qu’on arrive à faire jouer les autres avec nous et selon nos règles, mais ça ne durera pas 107 ans, surtout si les apparatchiks enregistrent leurs conversations d’après déjeuner arrosé, si les journalistes du foot s’emmêlent et si les politiciens s’occupent des chanteurs de la Marseillaise. Bleu light …

Le but contre notre camp, c’est plus facile et ça peut être la stratégie d’un coach un peu machiavélique, mais c’est comme le coup de boule devant un milliard de paires d’yeux, ça fait le buzz mais en général c’est un peu lapin-crétin quand même. Par exemple, quand on envoie (ou même pas) les amendes aux grands délinquants automobiles à plaques étrangères avec un timbre pour la France, ça marche moins bien. Même avec les exilés fiscaux qui sont pourtant juste de l’autre côté de la frontière (qui n’existe plus, d’ailleurs, mais ça c’est plutôt pratique et en principe ça devrait avoir permis d’économiser quelques factures d’éclairage de postes de douanes au nucléaire et d’envoyer quelques douaniers faire les policiers de proximité ailleurs. Non ?). Alors si Besancenot ne se présente pas aux élections, il pourrait au moins aller en vélo livrer les amendes aux bourgeois qui brûlent du diesel à 180 en placebo de viagra made in elsewhere by others for shareholders elsewhere sur l’autoroute Paris-Genève ou Paris Bruxelles. En écoutant « … c’est comme les cochons … » de Brel dans son walkman. On fait du Bleu, en  Suisse ?

sic transit ...

Allez les Bleus ! C’est un mauvais moment mais ça va passer.

Renaud Favier – 6 Mai 2011 – http://www.renaudfavier.com

Le bonus : oh ! la belle bleue !

C’est fini pour aujourd’hui, mais on peut toujours aller chercher des liens qui jouent à cache-cache sur les images ou dans d’anciens billets ou lire Net-Land-Art 1.0 gratuitement sur le net si on a … le blues ou une envie urgente d’air de printemps plus frais, de ciel bleu plus nuancé (voire franchement bleu-vert), en cliquant ici ou sur l’image

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Post-scriptum, animal triste ?

« Quelle est l’intention de l’auteur ? » se seraient demandés les excellents Lagarde et Michard, hélas disparus jusque des rayonnages des écoles. Auraient-ils deviné que Dieu répondrait : « Va savoir … » aux poètes en voie de disparition qui lui téléphoneraient ?

Pour certains auteurs, l’omission du « h » ne leur étant paradoxalement pas prioritairement destinée, on sait les traites à payer. Les enfants de Balzac sont tellement nombreux à prier Saint Dostoïevski en espérant que l’envoi d’un flacon à la Poste leur vaudra l’ivresse …

Pour penser en vivre, il faut être timbré !

Chez les plus réjouissants, on lit surtout entre les lignes le bonheur simple de faire crisser une plume, chanter un clavier ou toute autre manière de jouer la musique des mots …

Tire m'en deux, c'est pour offrir

Les plus ambitieux, quoique cela puisse se discuter, ont l’espoir d’assagir les (leurs) maux, d’éveiller les consciences, d’élever les âmes et de faire se lever de justes glaives, ou vice-versa …

les poètes riment en riant le matin au Wasserfal, en s’enivrant ensemble sous le soleil du midi ou à Londres avant de chercher l’harmonie du soir en Abyssinie ou en d’autres ailleurs.

Vaisseau livre du désert

Les autres, dont il est de bon ton de dire qu’on ne les lit ni ne les écoute, ou alors dans le train pour aller chez le coiffeur, passent à la tv aux heures de plus ou moins grand audimat et font la bonne ou moins bonne fortune d’éditeurs moins sensibilisés au bilan carbone qu’aux comptes de leurs résultats. Personne ne leur jettera la pierre, aux éditeurs, d’abord parce que ce sont des gens aussi susceptibles que vous et moi et qu’ils pourraient le prendre mal et ratiboiser les droits d’auteur, mais surtout car, pour paraphraser Churchill, l’édition est le pire des systèmes à l’exception de tous les autres.

On vous écrira ...

Sinon, il y a aussi les autres. Mais comme le décrit dans « Les combustibles » l’Amélie médiatique qui travaille parfois joliment sous son chapeau malgré son air de ne pas toucher aux neurones, si on ne risquait pas de faire se réchauffer encore le climat et de produire des tonnes de carbone, on pourrait en autodafer l’essentiel sans que la terre s’arrête assez de tourner ou que ça fasse sourciller les meilleures consciences, hormis celles de quelques … justes. Juste quelques justes ? C’est juste ! C’est juste … C’est juste.

C''est quoi, déjà, le titre du ... livre ?

Enfin, pour revenir au vrai sujet, pourquoi un livre ? « Parce que » a répondu un jour Cendrars, qui avait suffisamment roulé sa bosse pour ne pas écrire pour ne rien dire.

Homme livre, toujours tu chériras l'amer

Si la tv avait existé, Cendrars n’aurait pas été servi sur les plateaux, ou alors dans une vraiment très bonne émission du genre qui passe très tard sur une chaine très confidentielle quand les bestselleristes et leurs lecteurs sont couchés. Ou alors chez un comique en charge d’attirer le chaland avant la publicité genre l’animateur de ce journal où la fille de la météo est rigolote comme tout, ou l’inoxydable fonctionnaire qui invite des gens qui veulent être vus à la télé avec son chien le dimanche après-midi. Mais c’est trop facile et un peu superficiel de râler au comptoir sur la tv, parce qu’en choisissant un peu, il y a des messages subliminaux, voire sublimes, même en dehors des pubs, et même aux écrans de grande écoute pour illettrés.

Mais c’est vrai, « Nous ne sommes pas ici pour lire rire ». On pourrait mourir de lire rire pire.

Quels (sales) abscons ! Sourirait ma prof de français de l’année de l’élection de Tonton (Mme K) qui m’avait pourtant bien dit de ne pas essayer de caser Levi-Strauss (Claude, pas Jean) dans ma dissert’ du bac. Ou alors c’était le prof de philo (Monsieur W) qui avait osé me mettre une bonne note à un devoir où j’avais collé des dessins (de Konk, pas de c.) découpés dans le Matin de Paris qu’il était à l’époque de bon ton de trouver « formidaaaable » chez les pré-bobos ? En tout cas, le Matin, quel journal ! ça marchait super bien pour fayoter avec les profs de gauche (pléonasme ?). Mais peu importe, de toute façon, si on écoutait ses profs, ou quiconque d’ailleurs, ça se saurait, c’est comme s’il fallait savoir écrire pour être heureux.

Pas si tristes que ça, les tropiques

Ecrire, on peut s’en passer. Entre la Poste qui imprime les e-mails et Dromadaire qui publiposte les cartes de voeux « personnalisées », il suffit de savoir faire une croix pour pouvoir voter, payer ses impôts ou se présenter à des élections (nb la croix, ça va bientôt être interdit pour les documents publics, mais les experts trouveront autre chose : un grognement avec reconnaissance de voix, par exemple pour les élections. Ou alors des couleurs, comme au jardin d’enfants : bleu, rouge, rose, vert, orange … jaune si tous les renégats s’organisent pour faire des primaires entre eux, noir si on ne peut vraiment pas s’en passer … Mais il faudra limiter un peu le nombre des candidats sinon on n’y comprendra encore moins plus rien, ou plus moins rien, enfin on se comprend et de toute façon on ne lit pas les professions de foi et on vote pour son club politique dont on connait depuis des siècles la couleur du maillot, le talent et les promesses).

Même déguisés, il seront reconnus et en plus les tomates se verront bien entre les rayures

Mais revenons aux moutons, les veaux, vaches, cochons et couvées sont bien gardés. Lire est donc le propre de l’homme. Et comme le monde n’est pas si mal fait, »Paris en Toutes Lettres 2011″ commence aujourd’hui.

Pour celles et ceux qui ne trouveraient pas le bonheur dans le très joli programme sur http://www.parisentouteslettres.net/fr/programme/ (cliquer ici ), pour les « polards » qui ne peuvent ou n’osent se permettre le plaisir mais qui pourraient suspendre le vol du temps un instant samedi après-midi, la lecture de la pièce en alexandrins de l’inclassable -mais CNRS, il est toléré comme auditeur libre au Café de Flore- Frédéric Lordon (« D’un retournement l’autre », sortie du livre aujourd’hui au Seuil) promet d’être un petit délice sucré-salé de légèreté insoutenable sur la crise. C’est incontournable samedi après-midi au CENTQUATRE, sinon il y aura un café littéraire de rattrapage dimanche au Point Ephémère . Avant-goût sur Dailymotion grâce à un blog de soutien à Bourdieu délicieusement « Rive Gauche » :  Frédéric Lordon le 4 Mai 2011 sur France Culture .

Ubu, roi de l'économie, des princes de la phynance, et leurs experts en profits de situations

Et ne venez pas dire que c’est la crise, la catastrophe, la cataracte ou que vous avez perdu vos lunettes, et que de toute façon vous n’êtes pas libre samedi ! Parce qu’avec ou sans projet Gutenberg, il y a des milliers de bons livres audios à télécharger gratuitement (un des lecteurs bénévoles de poésies que j’aime a une voix pénible, dommage, mais à textes donnés on ne regarde pas les dents) et de podcasts d’enfer pour coller avec les e-books sur la tablette des enfants (tablette 1 ou tablette 2 indifférente, et pas besoin de 3G) ou dans n’importe quel baladeur.

Bon, c’est pas tout ça mais j’ai un bouquin à finir.

Renaud Favier – 5 Mai 2011 – http://www.renaudfavier.com

Le bonus : Read my lips !

C’est fini pour aujourd’hui, c’est le moment de lire, ou de partir, ou les deux, ou l’inverse, ou le contraire, ou alors de prendre un café … En tout cas, il vaut mieux en lire rire.

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