www.france.fr : Chasse en meute de PME : Tally-ho !

Très bon article à lire dans le nouveleconomiste.fr sur un sujet important pour les PME : la présence collective, la « chasse en meute » sur les salons internationaux.

L’analyse de la journaliste Anne-Sophie David est très complète et remarquablement documentée, la métaphore de la chasse a le mérite de la pédagogie et les commentaires d’Arnaud Leurent, dynamique patron de « France Business Action », sont très pertinents.

Les salons internationaux sont en effet un excellent moyen d’approche ou de développement commercial, par ailleurs évoqués dans l’encart spécial « salons internationaux » de la revue interconsulaire de juin dernier:  Page 1 ;  Page 2 ;  Page 3 . Le sujet a également été évoqué dans le numéro spécial « La croissance des PME passe par l’international » publié à l’occasion de Planète PME le 15 juin 2010.

Parce que la chasse à la croissance internationale, ça se complique.

3 brèves remarques pour contribuer à l’amélioration du « jeu collectif » en Equipe de France de l’Export sur le sujet des salons internationaux.

– oui, certains pays subventionnent apparemment plus leurs « pavillons nationaux », soit systématiquement soit sur certains salons ou pays « cibles » en proposant des mètres carrés peu ou prou gratuits. Mais le système français qui peut sembler moins favorable est un peu particulier puisqu’Ubifrance et/ou les fédérations professionnelles ou autres organisateurs « plateformistes » ne sont pas seuls à soutenir les entreprises, particulièrement PME qui peuvent bénéficier d’autres aides nationales ou territoriales, à commencer par le crédit d’impôt export, l’assurance-prospection Coface et les financements Oséo pour l’international, non seulement pour la participation aux salons, mais surtout pour la préparation et la réalisation d’une stratégie commerciale et/ou industrielle durable dont le coût (y compris en temps-homme en France et à l’étranger) est considérablement supérieur à une participation à un salon ou une exposition, universelle ou non, qui peut n’être au demeurant qu’un coup d’épée dans l’eau quand elle n’est pour l’entreprise que l’occasion d’un déplacement subventionné permettant plus d’entretien de contacts franco-français (pas nécessairement inutiles) que de réelle dynamique exportatrice.

Inutile je suppose d’épiloguer sur la difficulté à simultanément réduire la fiscalité des entreprises et augmenter la dépense publique pour les soutenir, qui impose aux PME d’être performantes aussi dans le management des soutiens publics nationaux, territoriaux et européens.

– oui, le jeu collectif, qu’on l’appelle « chasse en meute », « navigation en escadre » ou prochaine métaphore que s’appropriera le landerneau, présente souvent des avantages, notamment logistiques et financiers, pour la participation aux salons. Mais c’est comme les voyages organisés ou les transports en commun : selon les circonstances, les besoins et les capacités de l’entreprise, d’autres approches peuvent s’imposer. Il faut parfois savoir « être (ou paraître) Indien en Inde » en s’écartant du pavillon national, se connecter directement  sur les réseaux d’affaires pertinents en exposant sur le stand de son distributeur ou d’un partenaire local, tenir compte des réalités de filière dans certains grands salons de fait organisés en blocs thématiques plus qu’en îlots nationaux. Le même chasseur adapte son approche selon qu’il vise le renard (chasse à courre), le sanglier (chasse en groupe avec rabatteurs) ou la morille (chasse solitaire, au couteau).

Inutile, je suppose, d’épiloguer sur les risques du braconnage ou de la pêche en eau trouble, sur les avantages de la convention OCDE pour les PME qui n’auraient, quand bien même souhaiteraient-elles franchir les lignes, pas les moyens de s’aligner sur les concurrences déloyales, de pratiquer la course aux armements pour rester dans la métaphore de la chasse.

– oui il faut chasser sur les salons et autres expositions ou conventions à l’étranger. D’abord parce qu’il est rare que le gibier tombe tout cuit dans l’assiette sur la table devant Téléfoot, d’autre part parce qu’il est statistiquement plus probable de rencontrer des clients potentiels (et de constater les dynamiques de la filière et l’activisme des concurrents) sur un salon que lors d’un trek dans le désert. Pour autant, il faut « think out of the box » : admettre que la géographie des salons est aussi évolutive que celle des opportunités et de la concurrence, notamment dans les grands pays émergents où les salons provinciaux spécialisés performants se multiplient et que ceci impose de réviser au minimum tous les ans, parfois plus souvent, son carnet de bal de salons à visiter, ou alors de suivre les concurrents allemands au flair généralement excellent ; réaliser qu’internet est un salon virtuel permanent et qu’une partie croissante des clients perd progressivement le goût des aéroports en grève, des RER ou assimilés surchargés et des hôtels aux tarifs de haute saison, pour ne rien dire des décalages horaires ; ne pas négliger le fait que pour à peu près toutes les filières, on trouve un salon référent mondial en Allemagne (ou en France bien sûr) et que pour un client coréen, argentin, nigérian ou qatari, la France et l’Allemagne étant des départements, des « Lander » européens, il peut être facile et bon marché d’approcher des clients potentiels du monde entier à la Foire de Hanovre ou sur n’importe quel grand salon allemand jumelé avec ses principaux homologues mondiaux et attirant tous les acteurs significatifs d’une filière dans un pays sans décalage horaire.

Inutile je suppose de souligner que bien jouer collectif sur les bons salons peut se coupler avec une approche gagnant-gagnant avec un grand groupe ou un donneur d’ordre selon la philosophie « Pacte PME International« , et peut être « dopé » par le parrainage d’un Conseiller du Commerce Extérieur de la France prêt à partager bénévolement sa connaissance des réseaux et réalités de terrain, l’échange d’expérience façon APM ou le mentorat par un dirigeant expérimenté pour les entrepreneurs qui ont la chance de bénéficier de structures mettant en oeuvre cette bonne pratique … importée (sic) du Québec par l’Institut du Mentorat à Paris, et adaptée au goût américain en Allemagne par le US Department of Commerce.

La chasse est ouverte mais attention, le monde change 😉

RF 12 novembre 2010.

Le bonus : parce que c’est casual Friday et qu’on peut sourire de tout (ou pas ?), le bon chasseur …


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G20 Séoul Final Release : « Jusqu’ici, tout va bien … »

L’essentiel à retenir de « Two Nights in Seoul » et du communiqué « bisounours » selon la jolie formule d’une économiste du Crédit Agricole entendue sur Radio BFM : Le G20 convient de traiter « tensions et points faibles ». In a nutshell : G20, tout finit par des chansons .

Entre le G20, le G2, le G3 (avec l’Allemagne), l’Euro, l’Irlande, les élections partout et le (probable) remaniement à Paris, difficile de voir où l’on va. Mais ce n’est pas très grave.

Futur incertain, présent flou, vaste programme … le mieux est peut-être de faire un petit break de casual Friday, une #FF pause café.

Mais parce que le G20 sert à préparer (réparer ?) l’avenir et que les 9-10-11 novembre sont quand même des jours de mémoire et que c’est atrocement pingre et conventionnel de ne souhaiter la bonne année qu’une fois l’an, ci-après un petit « vide-grenier » du futur virtuel (il faut télécharger, les powerpoint marchent avec ou sans le son de façon un peu aléatoire et ça fonctionne globalement plutôt moins bien sur Mac mais c’est mon maximum technologique actuel). Anyway, bon tout pour les 365 jours à venir ou pour toute période de votre choix, passée, présente ou future.

Voeux 2007 de Renaud Favier

Voeux 2008 de Renaud Favier

Voeux 2009 de Renaud Favier

Et les souhaits intemporels du Président.

Travailler plus …

RF 12 novembre 2010

Le bonus : parce que c’est « Casual Friday » et qu’on peut sourire de tout, même du G20 😉

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Commerce extérieur et G20, vastes programmes …

Commémoration de l'Armistice de 1918
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On peut analyser finement les statistiques et l’évolution des parts de marché, disserter sur le coût des matières premières ou les effets de la désindustrialisation, relativiser la comptabilisation d’une vente d’Airbus, se féliciter de l’internationalisation des grands groupes pour contester la pertinence de la balance commerciale comme indicateur de santé économique.
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On peut espérer que les nouveaux consommateurs passeront bientôt des biens d’équipement « made in Germany » au luxe « made in France » ou rêver que les PME trop petites pour exporter vont grandir miraculeusement, que les primo-exportateurs vont réussir durablement à l’international et que les « ETI » françaises performantes et solides financièrement vont se multiplier par génération spontanée autour des pôles de compétitivité pour conquérir le monde avec l’appui d’un dispositif de diplomatie et d’intelligence économique ultra-performant et d’une Equipe de France de l’Export ultra-compétitive.
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Mais il faut appeler le chat un chat et constater qu’aujourd’hui le félin gaulois, quelle que soit sa couleur, n’attrape plus guère de souris : de septembre 2009 à septembre 2010, en dépit d’une relative stabilisation du nombre d’entreprises exportatrices un peu en dessous de 100 000 et du relatif maintien de nos parts de marché au sein de l’espace européen, malgré les initiatives de soutien à l’innovation, le déficit commercial français s’est accru de plus de 50%.
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Il ne sert pas à grand chose de regarder dans le rétroviseur et de regretter de n’avoir pas fait « les bons choix » selon la formule d’un politicien de talent du siècle dernier, de n’avoir rien su copier de l’Allemagne sinon l’attachement au Mark fort (appelé « Euro » en ce moment), rien voulu apprendre des Etats-Unis sinon la résistance au changement (appelé « Yes we can » en ce moment), rien entendu du nouveau monde émergent avant les sirènes de l’incendie (la maison est en feu, on le sait et on regarde toujours autre part, d’ailleurs), enfin pas retenu grand chose de de Gaulle sinon une certaine idée néo-coloniale d’une exportation méfiante des grands pays « pas sérieux » et passant par Baden-Baden ou l’Irlande pour éviter les corporatismes, grévismes et autres spécialités en « isme » (appelées « chienlit » hier) également hostiles au goût du risque et à l’esprit d’entreprise. « Et pourtant, elle tourne » : la France reste 15è du classement de compétitivité globale du World Economic Forum.
On ne serait complet sans jeter une petite pierre, voire quelques rochers sur les villas ou riads des acheteurs de véhicules dits « de statut » genre 4*4 de jungle urbaine et autres produits indispensables forcément made in ailleurs, des optimisateurs fiscaux et autres investisseurs avisés dans la pierre stérile, voire des entrepreneurs partis exercer leurs talents sous des cieux délocalisés plus cléments. Mais au pays du « responsable mais pas coupable » et de la défausse courageuse sur les bureaucrates bruxellois ou autres, le temps n’est probablement plus à l’arrêt des magnétoscopes à Poitiers ou à la menace au pouvoir d’achat, si dévoyé soit-il.
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Peu importe ! Aujourd’hui, il n’y a d’autre option que d’être très pragmatiques pour tenter de sortir par le haut. « Pragmatisch », auf Deutsch.
Il faut comprendre que seule la conquête de plus de clients hors de France par plus d’entreprises, notamment nouvelles et innovantes à potentiel de croissance, employant durablement des gens en France, n’important pas tous leurs composants à valeur ajoutée et payant un tant soit peu d’impôts en France, peut changer la donne et contribuer au pouvoir d’achat, au paiement des retraites, à l’entretien des routes et des écoles et au remboursement des dettes pour faire « simple et court ». It’s Export, Stupid !.
Admettre que seule une internationalisation responsable de la part des entrepreneurs et investisseurs et une amélioration tendancielle de la compétitivité par les autorités publiques et leurs partenaires sociaux et autres permettront aux efforts de porter des fruits.
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Savoir que ce sera difficile car, G20 ou pas, protectionnisme et guerre de change ou pas, altermondialisme ou pas, grève des dockers ou pas, la règle du jeu a changé, il n’y a plus d’ascenseur commercial mais au mieux un tapis roulant sur lequel chacun cherche à dépasser les autres par tous les moyens, y compris entre Français bien sûr : malheur aux lents et à ceux qui courent avec des valises ou des boulets (ou qui se tirent des balles dans les pieds ou qui refusent les jeu collectif ou qui privilégient les corporatismes étroits ou les intérêts de court terme, cela revient au même).
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Ceci posé,le pire n’est pas inévitable (les vrais déclino-masochistes purs et durs peuvent tout de suite passer à l’imprécation attalienne en fin de ce document) :
En attendant l’Advocacy Center et l’Hillary Clinton à la française, la fin des grèves et du championnat des Gaules de tir de balles dans les pieds, de bonnes nouvelles du G20 de Séoul sur le libre échange et/ou le cours des changes, retour sur les débats du 3ème Forum International Economique et Financier de Paris, en partie consacré début 2009 aux enjeux du commerce extérieur pour la sortie de crise, le soutien aux entreprises à l’international et l’adaptation de la France au nouvel ordre économique mondial.
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Christine Lagarde
Carole Richard Altrad (415 MEUR, parti de zéro il y a 25 ans, actif aujourd’hui dans 100 pays)
François David
Marc Giget
Renaud Favier
Questions-Réponses
Un complément sur l’Equipe de France de l’Export : Alain Cousin, Président d’Ubifrance
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L’essentiel a déjà été dit et écrit, au matin du G20 de Séoul sur la guerre économique mondiale, la guerre des changes, les tentations protectionnistes, la diagonale du G2 Chine-USA et les inévitables changements de donnes commerciales, industrielles et financières au détriment des pays anciennement industrialisés, enfin les risques de rechute de la crise. Chacun des participants connait les enjeux, particulièrement la France, prochaine présidente du G20 en 2011.
Un armistice est incertain ce 11 novembre ; le ruban blanc de l’inquiétude économique européenne flotte autant que le drapeau couleur de paix (mais de deuil en Asie du Nord …).
Attali sur les perspectives internationales (préparez vos mouchoirs)
Echelon sur certaines réalités de la guerre économique en cours (2 parties)
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RF 11 novembre 2010
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Bonus : parce que c’est le 11 novembre ; parce que Casablanca, c’est aussi un des plus beaux films ; parce que la Marseillaise, c’est une superbe chanson ; parce que le soldat inconnu, c’est un compagnon à ne pas oublier ; parce que la résistance, c’est une belle obligation ; parce que la collaboration, c’est comme la guerre, moche ; parce que « errare humanum est » mais « perseverare diabolicum ».
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Pour les collectionneurs de vérités et de films sur la « der des der », il y a aussi le très joli Tavernier « la vie et rien d’autre » avec Azema magique et Noiret tigresque, forcément tigresque (« … et tout à coup, une antilope … ») , et puis « Joyeux Noël », en allemand, mais c’est pareil, voire mieux je trouve : pas besoin de sous-titres, si ?
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Commémoration de l'Armistice de 1918
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