Avant, en France, on pouvait gagner de l’argent dans « les affaires », honnêtes ou pas trop, et s’offrir une (fin de) vie confortable surtout si on avait commencé dans la vie avec un petit capital, un peu de cervelle et de muscle, un brin d’astuce et de bagout, et un bon réseau.
Mais c’était avant la concurrence globale, le code des marchés publics, les écoutes téléphoniques tout le temps et les caméras vidéos partout.
Maintenant, si tu veux un train de vie, des privilèges, et une retraite dorée d’intermittent du show-biz de première division française (la champion’s league, c’est encore autre chose, quant au top niveau mondial du racket audiovisuel en moule-bite en satin ou protège-tétons en latex, c’est devenu tellement stratosphérique que même les petites annonces immobilières les plus indécentes de la fin des magazines de gauche caviar Berluti-Rolex-Porsche ou droite foie gras Courchevel-Cyrillus-Jaguar n’intéressent plus ces gens-là), de bébé requin de la finance ou du Tech, de trafiquant d’influence, de drogue et d’armes, ou de parasite mondain invité gratis partout, tout le temps, logeant en appartements subventionnés, et voyageant surclassé loin des veaux puant la clope ordinaire et leurs gosses de l’école publique (ne pas confondre avec l’assistance publique d’avant, dont certains parvenaient à sortir) braillant des vulgarités consternantes, faut … (honni qui à la même vieille blague salace y pense) faire de la politique (professionnelle).
Pas besoin de la version détaillée, ni de noms, si ?
Le #PenelopeGate, c’était un peu comme dans les James Bond classiques, une courte séquence spectaculaire pour mettre le spectateur dans l’ambiance, avant le « vrai » film, pendant que les retardataires cherchent un siège, ni devant la porte des toilettes, ni derrière un(e) grand(e) avec plein de cheveux, ni qui file le torticolis, bref, comme en politique, une bonne place.
Mais le vrai show, qui sera d’ailleurs sûrement moins excitant que le générique ou la séquence mythique d’Ursula Andress sortant de l’eau en bikini blanc, c’est maintenant.
Echantillon genre « séquence du spectateur » de ce qu’il n’y a pas besoin d’être devin pour voir venir, dans le spectacle électoral, et sur les réseaux sociaux, entre danses de ventres plus ou moins mous, et combats de morts-vivants plus ou moins convaincants, ces prochaines semaines.
Vous adorez détester le loden de Fillon le ramasse-miettes à 1 million par quart de siècle, vous adorerez lécher les Berluti du prodigieux gamin aspire-tout à 2 millions de bonus pour 5 minutes de téléphones à ses copains de promo … en tout cas si quelqu’un agite le bocal électoral, il est surdoué pour brouiller les repères, détruire les anciennes frontières politiques, et transformer cette élection en un « The Voice » géant où les électeurs sont incités à choisir l’emballage et les photos publicitaires, pas le produit.
La politique est une forme de mendicité (d’ailleurs, le boulot de tous ces gens en emploi fictif mais très bien rémunéré, c’est principalement de tendre la main, non ?) : il y a les clodos vus tous les jours bien installés à une sortie de métro et les saltimbanques professionnels jouant du pipeau en jonglant avec de jolies balles multicolores à l’entrée d’un musée, et puis il y a les losers avachis sur un banc de métro et les professionnels avec petits enfants et animaux tristes.
la justice n’est en principe pas au service du parti au pouvoir pour empêcher l’opposition de lui mettre un gros pied au Q, mais on peut aussi (se) demander s’il est légal et normal qu’un milliardaire file du pognon à la femme d’un politique en échange de travaux réels ou fictifs, qu’un politicien prépare sa retraite et/ou s’assure un train de vie d’artiste vu en première page de Libé via des « conseils » à on préfère ne pas savoir qui/quoi, et que tout ce petit demi-monde passe ses weekend qui au golf en Falcon, qui au bordel à Marrakech, qui aux soldes chez Berluti ou en mondanités à Paris avec de l’argent pompé sur ceux qui bossent, entre deux interrogations légitimes sur les soutiens financiers de Macron, les ressorts de la carrière de madame Hamon, ou la réalité du travail de l’ex sénateur Mélenchon depuis 30 ans …
Faut dire que la droite « normale » a quand même sacrément mal préparé sa victoire annoncée, entre la bande des ambitieux partis se réfugier dans des hôtels régionaux, le gamin Baroin jouant les G.0. aux banquets de maires, et les vieux Sarko et Juppé abonnés à Youtube à l’hospice … y’a qu’à voir la pantalonnade des investitures pour les législatives, on se croirait au PS en 2012 entre les vieux barbons à protéger et les petit(e)s ami(e)s à parachuter.
ça sert à rien de faire l’aumône, ni d’ailleurs de rançonner les petits riches à la Fillon obligés de truander minable pour s’offrir un train de vie de footballeur moyen, présentateur TV de seconde division, ou vieux people biberonné vu en couverture de Libé, il faudrait que les excellents con…citoyens donneurs de leçons achètent un peu de vrai made in France pour créer de vrais emplois, plutôt que de claquer leurs allocs en loto plus ou moins sportif, vacances au Maroc pour boyards pervers, et bagnoles allemandes vues à la télé.
La droite ne peut pas perdre l’imperdable (elle a appris un peu de 1981, 1985, et 2012, entre autres, non ?), et son candidat désigné au terme d’une primaire honnête est Fillon, point barre, les blablateurs devraient se mettre au jardinage ou au golf plutôt que de faire comme les exilés fiscaux de Londres ou du bord du Lac Léman qui n’ont rien d’autre à ficher que de commérer entre vilains du bulbe, depuis un demi-siècle.
Salarier un proche est légal, et pas idiot si on cherche un soutien fidèle, pas un mercenaire syndiqué … c’est quand on se sert du système pour s’assurer un complément de rémunération, qu’on sort des clous, et on mérite le retrait de permis quand on s’offre un train de vie d’intermittent du spectacle de luxe alors qu’on a zéro talent, de footballeur de 1ère division alors qu’on est juste un petit élu local et/ou un emploi semi fictif (c’est quoi, comme job, serrer des paluches sur les marchés et réciter des éléments de publicité face caméra ? A peine moins pire que carrément truander la MNEF ou faire semblant d’être sénateur, député européen, potiche au CESE ou élu du conseil de Paris) financé par le contribuable, et la taule si on truande en bande organisée à grande échelle genre comme quand les gangsters du temps de Mitterrand et autres voyous d’après sa gavaient sur les commissions des grands contrats d’armement à l’export, les truanderies géantes sur le Lyonnais ou Pechiney, et les délits d’initiés, financements occultes et autres fraudes fiscales à gogo.
Etc etc etc … encore pire est à attendre, hélas.
Reno – 14 février +3 à peine, mais c’est déjà plus Saint Valentin, ou alors style Al Capone.
Allez François (Fillon, pas le stagiaire énachécé gras du bide de maintenant), tue les tous ! T’es loin d’être le James Bond de rêve, mais les autres sont pires.
En fait, c’est surtout les bobogauchos dépressifs mais pas totalement naïfs qui sentent bien qu’ils sont en train de se faire irrémédiablement coloniser, économiquement par la Chine et l’Allemagne (et quand les riches en Mercedes ou BMW se font bouffer ou dégagent avec leurs économies en fermant leurs boutiques et abandonnant leurs immeubles de rente aux termites, les semi-people de cocktails mondains en Porsche et vrais simili-pauvres en Logan vivant de râteliers à charité comme les artistes, les petits fonctionnaires, sportifs moyens, et autres bénéficiaires normaux de revenus de base osant ou pas dire leur nom, sont privés des derniers modèles de chez VW ou Fiat -surtout jamais de marque française, ça rouille et ça risquerait de créer du boulot et des contraintes alors qu’on a droit au chômisme et à un HLM en cliquant une fois par mois sur internet si on rate les concours de fonctionnaires-, et de leurs sandwichs de faux caviar), culturellement par les Etats-Unis (le zapping de ce qu’il reste de Canal+ et la déconfiture de TF1 ne sont que de fausses bonnes nouvelles, la médiocrité est encore infiniment pire sur Youtube et dans les réseaux sociaux dont se gave la génération Y et autres décérébrés volontaires), et religieusement (no comment, les uns s’en battent les steaks, les autres sont hystériques canal dangereux sur le sujet, les autres se promènent avec un badge « SOS-Laïcardisme » comme leurs parents et grands-parents portaient un Pin’s « Legalize Cannabis » ou leur vieille épingle à nourrice dans le nez) par les vendeurs de pétrole trouvé sous le sable vendu au prix de grands vins, tremblotant comme des gosses ayant les foies qu’on leur arrache les couilles comme ils l’ont fait à un chien, un chat, ou n’importe quel animal trouvé en glandant dans la rue plutôt que de faire leurs devoirs, de brûler du diesel, ou de dealer du shit comme tout le monde, qui pétochent comme des gonzesses. Non ?
RF – 14+3 février 2017 (et il fait un temps de daube qui n’incite pas à conter fleurette)