Happy(er) Hour (et Bonne Année, au cas où l’on ne s’en serait pas encore entre-mailé)

Happy Hour in Paris c Renaud Favier January 2016

Paris, 18 janvier 2016

Je ne dis pas qu’un peu de pain, un camembert, un verre de vin et un rayon de soleil ne sont pas les piliers d’un petit moment de bonheur minuscule (ni que ça ne manque pas d’un brin de verdure, tout ça, et pas non plus que le couteau bleu est 100% garanti Laguiole made in Auvergne) …

Je signale aux gastronomes que les clacosses au lait cru un peu artisanaux filant vers leur la date limite administrative de consommation sont infiniment plus proches de la maturation comestible que les bouts de plâtre pour paranos sans palet (et souvent soldés dans les supermarchés) pouvant stagner des semaines au frigo sans s’améliorer jamais plus qu’un caprice divin ou autre ersatz de frometon vu à la télé, qu’on produit maintenant de très potables rouges « pour tous les jours » (et souvent faits par de vrais vignerons sur des terroirs naturels pas encore vendus à des fonds d’investissement chinois, des financiers parisiens exilés à Londres ou d’ex-industriels reconvertis dans le business plaisir) en appellation Côte de Saint Mont, et que même si ça coupe un peu l’appétit de griller son pain au nucléaire (ou pire, au gaz importé de pays où l’on n’enverrait pas ses mômes faire un stage dit « étudiant », même mieux rémunéré que les vrais-faux emplois au tiers du SMIC dont raffolent les boites de l’économie réelle n’ayant pas trop le choix pour survivre en milieu hostile en France que de gruger ceux qui n’ont pas le bras trop long, ni trop de pouvoir de nuisance, les agences de com politique donneuses de leçons de morale et autres machins parapublics claquant le fric des tribuables et entreprises surfiscalisées pour acheter des sièges en cuir et filer des salaires indécents et primes honteuses à leurs emplois fictifs parachutés des cabinets ministériels et assimilés), rien n’empêche personne de se débrouiller pour toaster ses vieux quignons avec un dispositif solaire (ni, si on a une cheminée en ordre de marche, de l’utiliser pour autre chose que juste chauffer le ciel et agacer les technocrates du ministère de la déconologie et autres zélus EELV et pi(t)res de la région parisienne voulant mettre des détecteurs de particules diesel VW dans les foyers de cheminées des biobos assujettis à leurs délires).

Happy Hour, c’est quand on veut, si on veut … santé, et bon appétit (et bonne année).

Reno – 18 janvier 2016

 

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In Gégé (Chablis ?) veritas (?)

Je dis pas in Agence Tass veritas (je dis pas ça, je dis rien, parce que quand on (é)lit ce(ux) qu’on (é)lit depuis quelques décennies, quand on voit à la TV ou sur Youtube ce(ux) qu’on voit ces temps-ci, et quant on entend à la radio, au bureau ou #inRealLife ce(ux) qu’on entend maintenant, on se dit que c’était plutôt un tantinet moins pi(t)re quand Georges Marchais et consorts répétaient en déformant et amplifiant via le courrier des (é)lecteurs de l’Huma les sornettes pour (é)lecteurs de propagande et admirateurs inconditionnels de tous les leaders maxi-mots des totalitarismes du XXème siècle que la Pravda et autres Izvestia diffusaient comme si la parole d’un cacochyme apparatchik de Poltiburo monté en grade pour cause de décès plus ou moins naturel de la concurrence était directement descendue des dieux du Ciel auxquels il était politiquement interdit de croire) …

Je dis pas que Gégé (ne) boit (que) la tasse (de café) …

Je dis que par rapport aux comiques vus à la radio donneurs de leçons de morale à la TV et aux moralistes de tous sexes niveau starlet(te)s de téléréalités pour supporters du PSG pilotes de panzer diesel en ville ou vedettes de Youtube pour amateurs de jeux vidéos niveau gamin de 18 mois (je dis ça, je dis rien aux parents naïfs ni aux profs pas encore en dépression parce que je veux pas dénoncer leurs mômes innocents polymorphes de moins de 3 ans, ados mal élevés supposés « élèves », et pervers tangeeks de tous âges de 7 à 77 ans et plus goinfrant des tonneaux de bière pour fashion victims devant l’écran pour faire passer leurs « pizzas » au fromage de sperme de saumon d’élevage sur lardons halal), Gégé, c’est un as !

In Depardieu Veritas

In Gégé (Chablis ?) veritas ?

 

Ceci dit, perso, j’aime bien Gégé, et les vérités qu’il balance tout azimut avec son élégance de brontosaure shooté choux de Bruxelles fermentés (même s’il faut reconnaitre qu’il lui arrive d’être passablement à côté de ses pompes, pas seulement quand il divague en moon boots en Sibérie, presqu’aussi barbant qu’un expert en sondages, en déconomie ou en foot de maintenant quand il passe à la TV en interview, et qu’il peut être aussi crédible qu’un politicien donneur de leçons de maintenant -non, pas de leçons de maintien-, particulièrement, mais pas seulement, quand il est bourré), mais le Chablis m’indiffère, je préfère de loin les blancs du Jura (moins chers, beaucoup moins « fashion », et sacrément plus goûtus, Savagnin oblige).

Reno – 18 janvier 2016

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T’es pas (encore) allé à TedX (Paris) ? Mais alors de quoi tu vas twitter ?

Ted, c’est des conférences à l’américaine, plutôt pour djeuns courant tangueeks vivant moitié-moitié-moitié #InzeWeb, #InRealLife et #DansLeurMonde, (certains, voire beaucoup de speechs passent gratuitement dans le web pour faire la promo de TED sur Youtube et aussi parce que c’est un peu leur concept de diffuser la bonne parole comme une secte normale d’avant internet, sinon c’est américain in Real Life, faut bien payer l’électricité, la salle et les hôtels des speakers) pour des gens (majoritairement des hipsters) qui ne vont plus au ciné depuis qu’il y a Netflix, qui n’iront à des meetings politiques que si et quand on y écoutera des gusses moins incapables, un peu crédibles, et plus exemplaires, et croisera des gens pas amenés en bus couchette de leurs hospices avec leur chéquier sur les genoux, et qui s’intéressent à des trucs de maintenant dont on peut ensuite tchatcher sur twitter ou aux dîners en ville (honni qui « faut qu’on s’organise un dîner de c…opain ayant une conf’ Ted à raconter » y pense).

Il y en a un peu partout, un peu tout le temps, un peu sur presque tout, même en France, maintenant.

Avant, en France, des vieux sages y tchatchaient dans des micros comme avant, de trucs dont on s’entre-tchatchait entre tangeeks et hippies d’avant, avant.

Parfois, ça a tourné un peu prêchi-prêcha chic pour jeunes cadres en pré-burnout fascinés par d’ex-jeunes cadres en surchauffe permanente …

Limite érotique …

Voire carrément mystique …

 

Maintenant, des tangeeks de choc s’y entre-parlent de chats (mais pas n’importe quels chats), comme aux dîners en ville, mais avec oreillette et micro « à la Madonna ».

Voire d’obscénités à la limite du contrôle parental par une haute autorité de la zapette  …

De trucs qui filent carrément les jetons (honni qui « de présence ? » y (dé ? mé ?) pense) …

Des trucs dont on ne s’entre-parle pas, parce qu’on en a un peu honte, en général …

Et même des trucs pas en (entre ?) français …

Heureusement (pour le publeek), il y a de l’humour (parfois).

Bref, TED, c’est comme Happy Hour, LinkedIn, la Californie et Youtube, un peu trop yankee, mais pas si (i)nu(ti)l(e).

Reno – 16 janvier 2015

 

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