Les gens qui ont connu Rio à l’âge d’or de la bossa nova (qui, hasard du destin, coïncide avec une dictature militaire, moins impopulaire hors du pays que celles du Chili ou de l’Argentine à la même époque du Plan Condor et de l’exil à Saint-Germain des Prés des rebelles de salon, mais néanmoins d’assez sinistre mémoire) ont eu bien de la chance.
Non, rien de plus à dire sur le sujet … ni d’ailleurs sur la campagne électorale pour les élections municipales en France, puisqu’en principe on n’a pas trop le droit moral, voire le droit tout court, de faire campagne dans le ouaibe profitant de ce que l’usage d’internet en politique n’est pas (encore ?) aussi (in)efficacement régulé en France, que le financement de la politique, le grammage du papier pour les bulletins de vote, ou la taille des affiches.
Renaud Favier – 6 mars 2020
PS : les ceusses que ça intéresse, et qui sont par définition mes amis pour être encore visiteurs occasionnels de ce blog après 2737 articles, donc ce n’est pas faire campagne mais informer ses amis que de leur en parler, les ceusses que ça intéresse, disais-je, peuvent aller jeter un oeil sur le site de la liste CAP 2026 !, sans pour autant arrêter d’écouter de la bossa, moins encore enfreindre le code électoral …
En 2026, le président des Etas-Unis aura 80 berges …
Si c’est le plus jeune des 3 candidats encore en lice qui est (ré)élu.
C’est quand même un peu vertigineux, alors que la plus médiatisée des militantes politiques du monde n’a même pas l’âge de voter.
Dans mon petit territoire de bonheur rural aussi, on a des enfants pas en âge de voter, et même de très, très jeunes futurs électeurs (et/ou candidats), et ça c’est chouette, parce qu’une élection, c’est pour préparer l’avenir du vivre-ensemble, pas seulement pour afficher des photos de monuments (pré)historiques, même s’il va falloir s’occuper sérieusement de rénover la jolie église de #SaintDenisLeFerment.
Pour revenir outre-Atlantique, voire Wes-Coast, j’espère que Libé trouvera quelqu’un d’aussi tonique, voire « no limits », que la Despentes, pour commenter la « résurrection » de Joe Biden avec autant de vigoureuse émotion, sinon de raison gardée et de bon sens mesuré, que l’auteure de « Baise-Moi » en a consacré à (oui, bien sûr, la promotion de son spectacle, et les ventes de ses anciens et futurs bouquins malgré les annulations des salons du livre de Paris et Londres, mais pas que) … en a consacré, répéte-je pour les ceusses qui lisent dans les parenthèses, à faire partager son indignation eu égard à la soirée parisienne, donc mondaine, à tout le moins demi-mondaine, de célébration d’une année d’exhibitionnisme face ou derrière caméra de people majoritairement trop vieux pour réussir sur YouTube ou dans le militantisme vert, et pas assez égocentriques pour faire de la politique ou s’agiter sur des plateaux TV pour générer du temps de non-cerveau disponible.
Quelqu’un d’assez irrespectueux pour sourire du fait que si Biden, 77 ans, gagne finalement avec le soutien financier de Bloomberg, 78 ans, et le ralliement de Warren, 70 ans, le marathon des …, non, pas des septuagénaires, honni qui « des vieux mâles blancs et assimilée » y mépense, des primaires démocrates face à Sanders, 78 ans, que donc si Biden gagne l’investiture démocrate après l’inattendu changement d’âme du combat constaté lors du Super Tuesday du 4 mars et la (probable, les votes par correspondance peuvent encore théoriquement faire bouger les lignes au finish du comptage) victoire pour l’honneur de Sanders en Californie, paradis des jeunes déjà vieux dans leur tête canal croquettes au quinoa senior pour leurs animaux plus ou moins domestiques à 4, 2 ou autre nombre de pattes, et des vieux toujours jeunes d’esprit hippie faisant leur jogging sur la plage en déambulateur, que si c’est Biden qui gagne le droit d’affronter Trump, re-répete-je pour les ceusses qui auraient fait l’effort de suivre jusqu’à la 10ème ligne du paragraphe (franchement, je sais que la télé, les jeux vidéos, et les profs démagos nous ont ramolli grave le bulbe, mais 10 lignes, c’est pas non plus un powerpoint de Le Maire ou un bouquin de Piketty, pour ne s’en tenir qu’aux artistes du bla-bla en mode ultra distendu pour tenter de faire passer une ou deux idées), donc, que si c’est Biden, né le 20 novembre 1942, qui fait face à Trump, 73 ans, né le 14 juin 1946, le débat politique télévisé le plus suivi du monde ne sera pas du genre publicité avec bébés surdoués pour l’eau dont je ne peux écrire le nom mais qui est ultra tendance dans tous les coins du monde avec l’eau potable au robinet et le pouvoir d’achat de vrai-faux luxe pour tous (honni qui « plutôt pour l’eau des vieux » y mépense).
Quelqu’un, en bref, qui s’amuse à commenter l’ironie de la situation, sans faire de phrases de 20 lignes dans lesquelles il/elle s’auto-égare, à souligner en y mettant moins d’énervement que la Despentes contre les électeurs des « César » humains, trop humains (les électeurs, pas les césarisés, quoique …), qu’entre les quasi-octogénaires façon Politburo communiste à la chasse aux voix, et la jeune militante verte globale pas en âge de voter, il y a comme un hiatus béant, une contradiction patibulaire mais presque, dirait un ancien commentateur de la vie publique qui nous manque.
Que la meilleure (candidature, what else ?) gagne.
En bref, le monde virtuel, c’est comme le monde réel, et s’y comporter (encore) moins bien que dans le monde réel, notamment pour ce qui concerne la “propagande” (c’est le mot officiel) électorale en saison de campagne, c’est s’exposer à des baffes dans le monde réel, pas juste à 3 jours de bannissement de fessbouk parce qu’on a copié collé l’image d’un tableau jugé olé ou laid aux standards de là où Facebook emploie ses censeurs et maintenant, pour le meilleur et pour le pire.
Ci-après lien vers un topo de la CNIL que tout candidat ou militant ou les deux à la fois ferait bien de lire en long et en large, pour s’éviter des tracas post électoraux, par exemple si un adversaire battu de justesse plus ou moins bien conseillé, et inspiré, trouvait plaisir à tenter de contester le résultat de l’élection en s’indignant qu’une affiche ait été vue sur une page pas assez privée, qu’un encouragement à voter pour unetelle ou untel soit passé dans un blog public, bref un motif de cornecu mais on a vu des procès en pénal tourner court parce qu’un fax avait été mal envoyé, et de vrais criminels se promener aux cocktails parisiens et dans les lieux de villégiature des grands délinquants de ce monde grâce à des avocats retors tandis que de présumés coupables de tricheries sans mort d’homme croupissent entre violeurs en série attendant leur conditionnelle et assassins espérant une ruse efficace de leur avocat …