Bon dimanche à celles et ceux qui ne bossent pas le dimanche, mais travaillent la semaine, de jour, de nuit ou les deux, et sont restés à leur « maison » à cause de la météo, des temps qui sont durs, pour regarder Dr House vautré sur le sofa après le déjeuner dominical, touça-toussa …
Bon dimanche aux artistes, écrivains, et autres gens adorables mais qui doivent prier tous les jours pour que d’autres aient du vrai boulot ou de l’épargne bien placée dans des pays sûrs et pas fiscalement délirants, pour leur offrir leur pain quotidien, des lunettes double foyer, et le chauffage, dans les pays sans clientélisme où il n’y a pas d’intermittence et autres maisons des artistes pour assurer une majorité en saison électorale.
Bon dimanche aux nains de Bercy qui devaient trier les dossiers et faire leurs cartons la nuit dernière, en prévision du passage des déménageurs Bretons bientôt, sinon pourquoi les lumières du ministère seraient-elles restées allumées toute la nuit, au prix de l’électricité, maintenant ?
Avant (le match, la guerre économique, la professionnalisation de la politique et d’autres sports joués par des voyous), la France avait AAA, ou au moins AA+. Mais c’était avant. Maintenant, c’est un peu différent, il y a eu du changement, depuis de Gaulle et les Trente Glorieuses.
On a bien toujours la poule au pot pour tous au moins le dimanche, même si on ne sait pas pour combien de temps, d’ici à ce qu’un militantisme religieux trouve nécessaire de contester la consommation du poulet dans les cantines scolaires, ou qu’un retour au Franc et aux dévaluations de compétition nous empêche d’importer du poulet pas cher du Brésil.
On a bien toujours assez de syndicalistes de salons et d’apparatchiks en voitures de fonction de tous bords logés en appartements sociaux pour organiser des manifs à Paris, mais entre les vacances et les examens pour les lycéens, le chômisme de masse qui réduit encore la base de cotisation et le réservoir de militants contraints et forcés, et l’UIMM et les partis politiques qui ne peuvent plus financer comme avant les bus d’électeurs diesel et les bonnets qui ne sont plus rouges comme ils étaient (L’Humanité qui cafte pour les bonnets rouges importés par le très économiquement patriote fournisseur de la marinière « Montebourg » Armor-Lux, tous ceux qui ne l’ont pas encore fichu changent de camp …), ça sent le sapin pour une certaine idée du progrès social(site) en chantant entre camarades.
Maintenant, la France est passée de « Aux Armes, citoyens … » devant la Croix de Lorraine (parfois avec un peu de décalage horaire, et avec de la récup’ en saison électorale comme tous les matins blêmes d’anniversaire du décès de Mongénéral, mais si on s’arrête aux détails, on ne croit plus en la politique politicienne et on ne va plus voter, ou on vote pour les encore pires, et c’est dangereux pour le développement démocratique durable en France …), aux larmes avec la Croix Rouge un peu partout en France, bien sûr après les matchs de foot avec grévistes sur le terrain, militants dans les gradins et apparatchiks s’auto-félicitant quel que soit le résultat en tribunes officielles, les manifs de supporters qui dégénèrent (normal, ce sont majoritairement des dégénérés maintenant) et les votes de godillots (de gauche ou de droite, un godillot est un godillot, et un godillot du centre ou des extrêmes, c’est pire, c’est une capote à gland ou un gant à filer des calottes), mais surtout devant les usines fermées, les rêves oubliés, les campagnes sacrifiées, et les églises vidées …
Enfin, en France, heureusement, on a (connait ?) plein de chansons sous l’appeau et le rythme dans le bon sang, mais c’est bien sûr, qui ne saurait mentir …
… et on ne saurait (encore) sacrifier (insulter ?) l’avenir sans s’indigner, voire se rebeller.
Vive la France (et vive le salon du made in France à la Porte de Versailles, qui tombe bien avant les patriotiques achats de Noël), et une pensée pour Mongénéral, même si c’est un peu cacophonique ce matin autour de sa tombe !
Ce n’est pas parce que c’est impossible qu’on ne le fera pas, c’est parce qu’impossible n’est pas français qu’on (re)fera encore et toujours n’importe quoi à la française !
C’est mort, comme l’agroalimentaire dans les coins sans autoroutes pour livrer l’engrais et transporter les bêtes à engraisser en France et abattre en Allemagne pour que les consomma(c)t(u)eurs citadins ne manquent pas de lasagnes aux cheval, on dirait, mais ce n’est pas une raison pour ne pas dégager les pire niais héritiers (pire nains ?).
En commençant par les nains diplômés rentiers de Bercy, maintenant, pour au moins avoir essayé de résister au tsunami des changements du monde réel.
Par parenthèse, je dis ça pour la France, je ne dis rien de particulier pour le XIIème arrondissement de Paris où personne ne sait qui est le Maire (avant, c’était le fils de celui d’avant qui représentait le conservatisme de droite normale, et un parachutiste du Parti qui se présentait pour le conservatisme de gauche institutionnelle, c’était bien plus simple pour se souvenir de pour qui il fallait voter, ou pas, quand on était un peu distrait) et où cela ne semble avoir aucune importance, du moment que les zélecteurs du quartier envoient des apparatchiks et des proches des toucher les 4000 euros mensuels au Conseil de Paris, parce que la République et sa ville capitale sont bonnes filles de contribuables généreux et citoyens compatissants pour la misère des vieux (im)puissants.
En attenant, sur un malentendu, ça pourrait marcher un peu moins mal, en France, à Paris et orbi, avec d’un peu moins pires, même roses.
Standard & Poors laisse deux « A » à la France. Bercy mélenronchonne pour le principe, mais les petits marquis savent que c’est très bien payé pour un pays rentier à la dérive, dont les forces vives sont exilées ou asphyxiées, et où les apprentis dirigeants ne sont pas sorciers.
Si les analystes de S&P s’étaient rendus compte que nos élites préfèrent dogmatiquement le théâtre subventionné à crédit pour bobos et apparatchiks ne payant pas leur place aux produits moins culturels mais qui se vendent, on aurait encore pu perdre un « A ». Soit dit en passant, décéder pour la Toussaint quand on a créé un personnage nommé « Krsiantem », c’est une trouvaille littéraire, même si c’est peut-être la seule de la vie d’écrivain de Gérard de Villiers.
Crédits : Chrib
Si les analystes de S&P avaient su que le président de la République Française préfèrerait parler de Nicolas Sarkozy et Péguy, plutôt que d’Albert Camus et des troupes coloniales, dans son discours du 7 novembre 2013 sur la Guerre, ils auraient probablement conclu à une perte totale de repères au plus haut niveau de la capitainerie du paquebot France et jeté un « A » de plus à la mer. Ceci twitté, le grand Camus n’est pas à une mesquinerie près de la part de petits staliniens médiatiques bien nourris par la République en son sein.
Si S&P avait su que lou ravi Pierre Moscovici ne « comprendrait pas » que l’agence de notation ne comprenne pas que la France est sur la bonne voie du redressement juste en souriant, l’agence de notation aurait probablement confisqué tous les « A » qui trainent encore autour de Bercy.
Si S&P savait ce qu’on a (sur un malentendu, certes) au ministère de la compétitivitude régionalisée à crédit et de l’attractivitude subventionnée à visage de vieux professionnels de la politique politicienne en fauteuil face … la marque France (byzeway, c’en est où ce chantier prioritaire pour le choc de compétitivité toussa-touça ?) descendrait à triple C… .
Pourtant, ce n’est pas difficile, même à Bercy, de se bouger dans le bon sens vers le AAA, d’essayer de s’occuper de vrais sujets sans passer son temps à réciter des éléments de langage, de communiquer une envie de France et d’Europe aux investisseurs au XXIème siècle, bref de faire le job pour entretenir et doper les « A » plutôt que de remonter les bonnets rouges en faisant de l’acharnement palliatif au service de vieilles idées moribondes partout, qui n’ont jamais marché nulle part, moins encore en France …
Je dis ça, je ne dis rien, mais un peu de tri sélectif, un changement à Bercy, maintenant …