Le serpent, petit dragon sans ailes* ou vieux freudien méchant ? Bonne Année du Serpent

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Avant, le serpent, c’était le méchant de l’histoire. Et comme toutes les victimes d’erreurs judiciaires, il n’était pas juste méchant, mais aussi plutôt bon, parfois un peu brutal, voire truand à l’occasion, et très normalement obsédé sexuel. Mais c’était avant que tout « ça » se complique.

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Quoi qu’il en soit, on peut aimer les situations plus ou moins compliquées, les années plus ou mois scabreuses, les hommes et femmes plus ou moins straight, et les serpents plus ou moins … serpents, et vice-versa, ou le contraire, whatever works, on dira ce qu’on voudra sur la création plus ou moins assistée, la procréation plus ou moins pour compte de tiers, les récréations et autres caprices à deux et toussa-touça dont on parlait déjà dans le(s) bon(s) livre(s) bien avant d’avoir inventé les nouvelles versions, le gothique, l’imprimerie, Cranach, Bayard Presse, ou Amazon, dont on ne prononce le nom (non ?) qu’en prenant ses précautions et en vérifiant les jours et/ou la température des courbes (la courbe des températures, ça marche aussi, en principe, mais c’est bien moins sexy), qu’on ne représente qu’en cachette (comme pour l’origine du monde dont on planque la tête en dehors du musée, au pays musée où on coupe les têtes de peur que des ciels ne tombent dessus) et dont on se demande quand même dans certaines familles pourtant normalement chrétiennes et utilisant l’électricité au moins 6 jours par semaine tant qu’elle est abordable, si cette histoire d’immaculée conception est vraiment vraie, mais quoi qu’il en soit pour l’éternité des siècles et des siècles, si les deux premiers nunuches n’avaient pas été étroitement végétariens, ils auraient bouffé le serpent ensemble, quitte à le cuisiner en soupe, en salade et en brochette pour satisfaire tous les goûts de l’un(e) et de l’autre, et on se la coulerait douce sans le chômage pour presque tous ceux qui ne sont pas fonctionnaires, sportifs, occupants de fromages ou autres catégories socio-professionnel(le)s aux services tarifés des sus-dits, sans assurance-vie en niche fiscale, et surtout sans débats parlementaires en tarifs de nuit à la TV ; si Adam n’avait pas été étroitement straight tendance ultra-conventionnel et si Eve n’avait pas été une femme un peu coincée tendance ceinture quand elle avait sa migraine, on n’aurait pas dû attendre Taubira pour que Jacob revisite façon humour gay involontairement freudien la blague de Copé sur les pains au chocolat ; et si on devait croire toutes les vieilles histoires du temps d’avant Confucius et Moïse, on se ferait des noeuds au cerveau plutôt que de profiter de la vie et du dernier jour de l’année du Dragon pour aller se taper un bon porc au Caramel et acheter lychees frais de saison dans le XIIIème, avant les binz, repas et ablutions dominicaux, les pétards du Nouvel-An Chinois (ou simplement du week-end pour les paroissiens drogués) et toussa-touça que les hommes, les femmes, les dieux, leurs exégétistes, militants et autres syndicalistes, ont inventé pour faire sortir de devant la TV les citoyens le dimanche.

Adam-et-eve-1_s Crédits : dessin signé

En tout cas, l’année 2013 du Serpent, ça devrait être une bonne année. Comme 1929 et quelques autres dont on se souvient avec nostalgie parce qu’après les traversées de déserts, les paniers de serpents urbains ne sont pas toujours plus désirables. Et de toute façon, what else ? On ne va pas faire une année du chameau …

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Comme disait le premier serpent au premier couple d’hommes (enfin, façon de parler … à l’époque, le couple, c’était différent, rien n’avait encore été réformé, ni la grammaire, ni la religion, ni la manière de faire des enfants, ni même le code civil, et personne ne faisait de trucs pas orthodoxes sur la table de la cuisine, ni avec les Tables de la Loi, surtout pas le Dimanche en France) : « If you can’t avoid it, enjoy it« .

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Ce qui pourrait amener un chat de rabbin un peu inquisiteur à (se) demander si Adam et Eve n’auraient pas dû se méfier un peu plus d’un anglophone, mais c’est encore un autre sujet, et si on commence à discutailler de la langue maternelle des arbres et des serpents, on n’est pas rendu au buffet avec crevettes en sauce aigre-douce et nougat chinois à volonté de chez Ye.

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Si on commence à vouloir explorer les faces cachées des paradis, fussent-ils sur terre, on approche à toute vapeur de terrains aussi glissants que de la peau de serpent de mer, dont il est prudent de mettre les voiles si on tient à … arriver à l’heure à sa messe du dimanche en général, et au défilé (honni soit qui …) du Nouvel-An du Serpent, en particulier.

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Bonne (célébration de l’) année du Serpent, anyway.

Renaud Favier – 9 février 2013 – Café du matin à Paris

PS : si on n’a pas tout compris sur les serpents, les couples, les désirs, les avenirs, les passés, le présent,  toussa-touça, reprendre l’Histoire à l’étape « Introduction » (et honni soit qui mal -même pas mâle- y penserait), mais ça peut prendre 2000 ans, voire plus, pour conclure, même sur un malentendu.

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* PPS : oui, bien sûr, on aurait pu titrer « le serpent, petit dragon sans elles », plutôt que « sans ailes », mais on n’a pas non plus que ça à faire d’écrire ou lire des blogs en jouant sur les mots, en pensant « à la même chose que vous … » comme souriait Coluche et en capilotractant la calligraphie à l’heure du dernier café du matin de l’année du dragon qui s’en va …

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Entre l’ouvrier (sic), les guerriers (double sic) et la poète (si, sic), il n’y a plus de micro pour l’export ?

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Avant, la presse business se serait intéressée à (encore) un énorme déficit français. Mais c’était avant. Maintenant, c’est par courtoisie (ou pas) envers une ministre réputée écolo, mais qui n’a plus la chance de surfer sur les tendances, que les journaux ennuyeux font un billet.

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Les journaux économiques très sérieux ont très sérieusement mis à jour leur marronnier bonsaï annuel (celui des Echos, titrant sobrement sur « une décennie de déficits » avec un édito crépusculaire, limite wagnérien ma non troppo, de Dominique Seux, est exemplaire), les médias business un peu plus rock n’ roll ont profité de l’occasion un peu rock n’ roll (67 milliards, c’est une grosse paille, voire une petite poutre) pour faire passer des messages patronaux plus ou moins prévisibles avec plus ou moins de finesse (celui de Challenges sur le dernier sondage du syndicat des boites d’appui à l’export n’est pas piqué des vers, avec les coups de carotte à Bercy des satisfecit sur les projets de guichets uniques et de « Marque France » et le coup de bâton à la rationalité économique d’une sorte de plaidoyer pour une « prime à l’export » qui fera sourire les chômeurs de l’industrie automobile qui ont de l’humour), l’Expansion place habilement le mot « boulet » dans le titre de son papier où est souligné que, hors énergie, le déficit régresse fortement de -29 à « seulement » -15 milliards, tandis le Monde a eu un moment de über-méchanceté gratuite (il sait faire …), et à tout dire assez incompréhensible contre cette pauvre madame Bricq qui n’a évidemment pas plus de responsabilité pour le désastre présent qu’elle n’en aura pour les hauts ou bas à venir, mais dont la personnalité assez forte peut déclencher des émotions chez les journalistes compétents sur le sujet de l’économie réelle en général et du commerce extérieur français en particulier, et publié le ressenti d’une plume ne partageant semble-t’il pas inconditionnellement la ligne pro-gouvernementale des propriétaires actuels de la boutique, ou simplement d’humeur taciturne un jour de météo médiocre à Paris avec grève des imprimeurs en prime (sinon, on peut aussi intuiter que le rédacteur du papier avait subi une humiliation genre obligation de prendre un taxi alors que le Figaro voyageait dans la voiture de la ministre, ou déjeuner à une table annexe à Marseille pour laisser la place aux journalistes des éditions locales de La Provence …). En tout cas, l’article du Monde.fr daté du 7 février à 11h51 ( Nicole Bricq, la coach du « comex » ) est parmi ce qui a été écrit de plus lucidement acide, ou vice-versa, et méchamment drôle, et vice-versa, sur le sujet des problèmes du commerce extérieur de la France, de mémoire de lecteur sur cette thématique n’incitant par ailleurs que rarement à rire, ou même à simplement sourire.

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Mais tant qu’il n’y aura pas un méga plan social avec visites de politiciens, fumée de pneus brûlants et voiture de BFMTV en planque 24/24 chez des exportateurs aux syndicalistes un peu médiatiques, un rapport annoncé à la TV et en séminaire gouvernemental de l’Inspection des Mines ou du Conseil Général des Finances, ou vice-versa, ou au moins une première page un peu sexy d’un magazine un peu grand public à Paris et mieux distribué en province que les rapports de la Cour des Comptes, un beau jeune homme parlant bien passera avant la sénatrice écologiste en charge du commerce extérieur, même en marinière, même si ça ne fait pas rigoler tout le monde.

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Tant que la guerre économique ne fera pas autant de morts officiels que la « vraie », celle des légionnaires et du sable chaud, et tant que les otages du commerce extérieur seront juste des entrepreneurs coincés par une chute de neige à Roissy ou des salariés menacés de perdre leur gagne-pain par un paquebot civil bloquant le port de Marseille, le ministre de la guerre mondiale au Mali et le chef des armées françaises sur lesquelles le soleil ne se couche jamais (et ça durera tant qu’on aura des militaires de Mourmelon aux Marquises en passant par Mayotte, les Kerguelen et Kourou) feront plus de premières pages et de sujets TV que la ministre de la mondialisation (on peut même craindre que le ministre de la démondialisation lui passe devant), à tort ou à (dé)raison.

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Et même si Nicole Bricq s’est en son temps préoccupée de Guyane, (ce qui lui a permis de faire plus de buzz en une semaine qu’en plusieurs mois à Bercy, soit dit en passant), il faudrait qu’elle récite en séance publique des poésies viriles du temps des colonies devant des caméras allumées plutôt que des éléments de langage mollassons sur la part de marché de la France dans l’agro-alimentaire en façade Ouest de l’Amérique du Sud, qu’elle véhémente officiellement contre des adversaires français allumés plutôt que contre des concurrents étrangers qui bossent, ou au moins qu’elle fasse des conférences à Paris avec des micros allumés et des iPhones espions comme à n’importe quelle réunion de vrais politiciens sérieux, pour pouvoir prétendre à une bonne place à la table des gens importants, comme sa collègue en charge de la justice sociétale.

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Mais quand il n’y a pas de vent porteur, c’est inutile de hisser les voiles.

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Quand la concurrence place la barre trop haut, ce serait suicidaire de suivre.

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C’est comme ça.

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Bref, le commerce extérieur en France, maintenant, c’est bien si on aime les voyages en avion en classe business (en un ou deux ans, on peut récupérer assez de rasoirs jetables, de mini brosses à dents et de bouches-oreilles pour tenir une vie), les notes de Bercy sur les secteurs porteurs et les pays prioritaires, ou vice-versa, et les réunions avec les assureurs-crédits privés et autres logisticiens partenaires des exportateurs, mais depuis Raymond Barre et Edith Cresson, ce n’est plus ce que c’était (Christine Lagarde est l’exception qui a confirmé la règle, mais elle venait d’un vrai boulot à l’étranger, ne faisait pas -trop- de politique, parlait parfaitement anglais, et considérait les entrepreneurs comme des clients adultes et sérieux, pas comme des meutes d’assujettis infantiles). Et avec la régionalisation, ça va devenir encore plus dur de faire venir des journalistes de médias parisiens aux conférences de presse (ceci twitté, n’importe quel Dircom un peu au fait des moeurs du médiacosme parisien sait qu’un raout à 9h du mat’ à l’Est de la Bastille, surtout pour un truc pas urgent qu’on peut décaler de 48 heures sans mort d’homme ou hurlement de Frigide Barjot dans le poste, ça met tout le petit monde de la presse économique dans d’assez mauvaises dispositions, surtout ceux qui ont l’habitude de regarder Dr House en replay le jeudi matin avec le café d’après les interviews de cadors à la radio, parce que le mercredi, il y a la piscine avec les mômes). C’est un métier, ça peut être sehr passionnant et über-gratifiant, même si on a été formé(e) à des concepts et méthodes un peu rustiques chez les Soviets d’avant, mais il vaut mieux inspirer confiance aux entrepreneurs sérieux et être un entouré(e) de vrais, si possible bons, pros pour la com’ et le reste …

le-berlin-de-merkel-est-en-russie ... ça s'appelle un acte manqué, pas une erreur ...

C’est pourtant pas plus compliqué que le code du travail ou la fiscalité, l’export, nicht ?

Renaud Favier – 8 février 2013 – Page facebook Compétitivité – Groupe LinkedIn

PS : no comment, la compétitivité, c’est aussi pour faire venir, et convaincre, les médias et autres « soft powers ».

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PPS : si on est vraiment passionné par le sujet et ce qu’en disent les médias, il y a le billet « Commerce extérieur : tristes voeux pour 2013 ou condoléances joyeuses pour 2012 ?« 

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Défaite #France 1 – #Allemagne 2 au foot, normal, ràs ; Déficit -67 milliards au commerce extérieur, normal aussi, ràs pareil

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Valbuena, qui doit tout juste avoir la taille réglementaire pour l’Elysée au XXIè siècle, a planté un but de la tête aux Allemands sur TF1, sous les yeux d’Angela Merkel. Tout le reste n’a vraiment guère d’importance, d’autant qu’on a stabilisé notre % dans les exports d’Euroland.

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Voilà, ràs, no comment, Alésia, on s’en fiche, et toussa-touça aurait pu être bien pire encore. Et si quelqu’un s’intéresse aux sports et exports français en général (mais sans Mongénéral, c’est peut-être un peu pour ça qu’on manque un peu de victoires contre les Allemands, depuis un moment) et en particulier aux détails et commentaires sur le second record de France de déficit du commerce extérieur, à -67 milliards pour l’ensemble du match 2012 et -5,349 en décembre, mais ça ira mieux bientôt et l’essentiel est de ne pas perdre le sens de l’humour sinon ça va devenir pénible en plus d’être déjà très compliqué, c’est sur : http://madeinfrance2012.wordpress.com/2013/02/07/le-deficit-du-commerce-exterieur-quel-numero-de-telephone/

Comp&titivité

Renaud Favier – 7 février 2013 – Page facebook Compétitivité – Groupe LinkedIn

PS : no comment.

Café à Paris 7 Février 2013 Renaud Favier

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