
Force est de reconnaître que les citrouilles élevées au soleil de Paris sont un peu moins impressionnantes que les superproductions américaines. Mais c’est normal, on rétrécit dans les vieux pays, et tout le monde ne peut pas s’offrir Frankenstorm ou Sandy pour Halloween.

En même temps, il ne faut pas non plus croire tout ce qu’on dit à la TV pour Halloween, la fin du monde, les prophéties des Mayas, l’Amérique géante, Sandy monstrueux, l’Europe en slop, l’Euro falot, Paris riquiqui, toussa-touça … Il y a plein de « fakes » (par exemple, les photos du requin nageant en pleine ville pendant les inondations causées par l’ouragan Sandy, c’étaient des montages, même si certaines excellentes chaines TV les ont relayées sans prendre plus le temps de vérifier que pour les prévisions officielles de la croissance chinoise ou du déficit budgétaire français, ou vice-versa) et de gens qui essayent de nous faire prendre des lanternes oranges pour des vessies de potirons parce qu’on a le neurone un peu déstabilisé par la crise qui s’éternise, un brin ramolli par les sacs de Prozac, et tout chose à cause de l’environnement dément et toussa-touça, pas seulement au gouvernement français.

Il faut reconnaître que certains fakers américains ne manquent pas de sens de l’humour, moins encore de sens de l’à-propos, sinon de sens politique, même sous la tempête (eux).

Il faut dire que certaines fakers américaines ne manquent pas de sens de l’humour, moins encore de sens de l’a-propos, sinon de sens artistique, même pour Halloween de crise.

Il faut dire que certaines fakers américaines ne manquent pas d’humour noir, moins encore d’a-propos, sinon de sens esthétique*, même s’ils marchent un peu sur l’herbe.
* : on dira ce qu’on veut, la marinière, ça ne met pas tout le monde également en valeur.

Et puis certains Halloweenistes de taille différente font de tels efforts, eux, qu’on se sent obligé de les féliciter plus que les politiciens français de toutes tailles qui n’ont guère besoin de se déguiser pour être effrayants de ridicule, et vice-versa, eux.

Mais la France, tant de divisions de politiciens à la vue plus basse que les ambitions permanentes et autres sportifs professionnels au talent plus médiocre que les priapiques espoirs, et vice-versa, que même Staline s’inquiéterait pour la fille aînée de l’Eglise s’il revenait voir parmi nous ceux qui se préparent à faire valoir leurs droits à une retraite au chaud dans un paradis confortable quand ils auront fini de froidement enterrer leur pays vivant, non sans profiter des acquis sociaux pour privilégiés et avantages personnels à volonté pour lesquels ils votent plus vite et bien que pour le tarif du gaz ou les vraies-fausses prévisions budgétaires qui ne trompent que les assistants parlementaires très débutants, les twitlitants de base ne sachant pas qu’il y a une appli calculette dans leur iPhone et les journalistes de permanence à Toussaint les plus épouvantablement militants et/ou désabusés.

Bref, si vous entendez du chahut dans la rue à Paris, n’ouvrez pas sans regarder par un coin de fenêtre avant : il est plus probable que ce soit un crêpage de chignons entre ambitieuses rivales du microcosme au sujet du même Président de ceci ou ceux-là avec grande maison de fonctions, chauffeur et retraite dorée, qu’une bande de gamins rigolos venant exiger des friandises de Halloween (ou un attroupement devant une boutiques de lunettes à 15’000 euros annonçant des soldes pour célébrer les 6 premiers mois du socialo-médiatisme environnemental, industriel et compétitif à Paris).

Si vous voyez des lumières inhabituelles dehors, vérifiez avant d’essayer de sortir en voiture s’il n’y a pas un avis de tournage dans le quartier d’une campagne publicitaire de Montebourg pour des déguisements de Halloween made in France.

Et si ça klaxonne en plus, surtout, faites le mort, ça peut être Über-dangereux, derrière la porte.

Mais si vous trouvez quelqu’un déguisé en Louis Gallois avec une perruque dans le hall d’entrée de votre entreprise, administration, agence de lobbying, parti politique, hôtel des/pour ministres ou autre « machin » de France, ne vous inquiétez pas, c’est probablement lui, mais cela n’a absolument aucune importance sauf si vous comptiez un peu sur lui pour booster -ou sauver- votre carrière chez EADS : personne ne s’est jamais intéressé à la compétitivité en France quand on aurait eu les moyens de faire quelque chose un brin plus plus vite et pas trop tellement moins fort que les concurrents, il n’y a aucune raison que ça change maintenant qu’on est ruinés, que les entrepreneurs pas sous instructions gouvernementales ou perfusion étatique se sont éclipsés (ou ont exilé leurs profits, ce qui revient au même) et que les comiques au pouvoir hésitent entre obéir à leur surmoi marxiste, suivre leur « ça » électoral ou ne penser qu’à leur « moi » (faim de moi ? fins de mois ?)), c’est 100% sans danger.

Pareil si vous croisez de très hauts rapaces de la bankstery mondiale à Roissy, dans un grand restaurant ou à un évènement mondain : ils ne sont qu’en escale en attendant que les aéroports de New-York ré-ouvrent, il n’y a plus assez à gagner à spéculer contre la France (si et quand elle devient leader d’un Euro-CFA en vigueur en Europe ClubMed pendant que les Européens sérieux auront un Euro-Mark, ça deviendra une toute autre histoire et les hyènes se rapprocheront très vite, on passera des rigolades de Halloween à #InRealLife façon #Sandy) ni grand chose de rentable ou de bien placé à y racheter en franchise d’ISF, maintenant.

Enfin, si quelqu’un ressemble à DSK dans votre métro, inutile d’avoir peur même si vous êtes une fille assez comestible mais pas trop consentante à tout et n’importe quoi, d’abord ce serait très surprenant qu’il prenne le métro, et puis il y a quand même quelques trucs qui ont changé, maintenant.

Par ailleurs, si vous croisez le soir une colonne de gens de petite taille en costumes sombres dans une rue du bon 7ème arrondissement près de Sainte Clothilde, ne vous arrêtez surtout pas pour proposer d’en prendre en stop, il ne s’agit probablement pas d’un groupe de dames patronnesses allant préparer les décorations de l’église pour la messe de Toussaint, mais de la sortie spirituelle annuelle d’un club de notables déjà bien décorés et pouvant s’offrir le taxi sur indemnités parlementaires ou assimilées si leur chauffeur de nuit est en RTT. Quant à leur distribuer des bonbons, c’est une question d’opinion citoyenne, voire de tradition familiale.

Et puis, même si ce sont vraiment des mômes déguisés qui viennent demander des bonbons, rien n’interdit de leur offrir l’accueil que méritent la plupart des adultes* venant quémander des voix, du temps de cerveau ou des bouts de portefeuille : l’enfant est un pervers polymorphe qui deviendra probablement un électeur collectionneur de montres suisses roulant vers Ré en diesel made in Germany immatriculé en Belgique pour les RTT de Toussaint, un militant de club de foot pariant sur la défaite de l’équipe française parce que c’est plus probable, un supporter de parti politique français pariant sur le plus mauvais parce qu’il y en a plus dans le tas, ou juste un français normal (enfant d’)émigré à Londres ou ailleurs où on parle anglais à l’école, comme tout le monde qui n’est pas fanatique politique, #geonpi bien organisé ou citoyen résigné à attendre que la météo s’améliore un jour, maintenant.
* : en novembre-décembre, les postiers, pompiers, scouts, éboueurs et quelques autres citoyens méritants (lire : payés des clopinettes, bossant vraiment qu’il fasse bien trop chaud ou qu’il neige, n’ayant pas trop d’options de formation permanente et ne bénéficiant pas de parachutes dorés ou des services de comités d’entreprises aussi généreux que ceux d’Air France, Banque de France, Electricité de France et autres institutions au nom faisant référence à une certaine idée de la France mais on se demande un peu, certains jours s’il n’y a pas tromperie sur la marchandise, ou alors c’est la France …) n’utilisant pas les services de la Poste pour faire des mailings dés Toussaint pour sauver les pandas et les ours blancs (qui peuvent difficilement venir frapper à la porte), les handicapés (qui ne peuvent pas passer dans les ascenseurs pas aux normes et se font racketter s’ils vont de nuit dans les quartiers où les gens généreux bossent le jour mais ne vont pas au théâtre le soir) et autres victimes de moins de chance que d’autres dans la vie … passeront pour les étrennes : ne pas leur réserver l’accueil « Halloween », SVP, ils n’ont pas les moyens de se payer le dentiste si vous leur offrez des bonbons, alors dites leur des trucs avec des fleurs et donnez-leur ce que vous pouvez avec le sourire, à ceux-là qui viennent sur les palier et dans les boites aux lettres, même si ce n’est pas toujours défiscalisé.

Ceci écrit, Halloween, c’est (plus ou moins) une tradition, maintenant, et ça fait plaisir aux petits et aux grands enfants, alors, c’est comme Twitter et le Crocodiles Haribo, du moment qu’on n’en abuse pas, ce serait dommage de s’en priver …

* * *
* * *
Sinon, si on n’est pas fanatique des déguisements en orange et noir et de la soupe au potiron entre potes, qu’on n’est pas plus lobotomisé par les éléments de langage des lobbies que par ceux des contre-lobbies sur la compétitivité en général et celle de la France en 2012 en particulier, qu’on n’est pas à Haïti sans électricité ni wi-fi encore pire que quand il n’y a pas d’ouragan Sandy, et qu’on sait lire même quand il n’y pas d’images qui bougent à l’écran, ou qu’on est à New-York avec encore du wi-fi mais pas le droit de sortir pendant 48h et le risque qu’internet tombe en rideau, il y a bien sûr la version 3 de « Compétitivité 2012« à télécharger gratuitement (et imprimer asap en r/v deux pages par feuille en cas de risque d’interruption du réseau pour l’imprimante), e-publiée le 21 octobre, mais si on y trouve des phrases de moins de 140 caractères en dehors des titres de chapitres, c’est qu’il y a encore des erreurs de ponctuation, parce que le monde tel qui est réellement, des affaires ou pas, est en train de devenir un sacré sac de (têtes de) noeuds de serpents emmêlés, difficile à décrire en notes ministres d’une page en deux parties de trois paragraphes chacune avec introduction circonstanciée copiée-collée de la note au prédécesseur du ministre et conclusion politiquement correcte mise à jour en fonction des derniers chiffres et des instructions du ministre, dûment validée par trois niveaux hiérarchiques de chacune des administrations concernées, deux pour les administrations se croyant concernées et un pour les autres dépendant peu ou prou de l’un ou l’autre des étages de l’hôtel des ministres de Bercy où se décide la trajectoire de compétitivité globale sans choc ni couronnes pour le rapport Gallois, mais avec vraie justice fiscale, socialisme réellement humaniste, EELVisme incontestable de façade, économie de moyens plus que de paroles et éléments de langage, désir de réciprocité à l’avenir et de donnant-donnant immédiat mais par et pour certains plus que par et pour les autres, toussa-touça et qui va piano va sano e lontano ma e pericoloso sporgersi, comme on disait en conclusion d’un chapitre intermédiaire d’un précédent rapport officiel sur l’efficacité du modèle français pour l’emploi durable et l’innovation coopérative, ou vice-versa, juste pour voir si quelqu’un lirait le texte entre l’introduction et la conclusion (la réponse était connue d’avance).

RF – 31 octobre 2012
Quoi qu’il en soit, qu’on soit, ou pas très impatient de pouvoir lire « Compétitivité 2012 » et/ou enfin savoir si Louis Gallois préconise de libérer la croissance des entreprises en France et de rembourser un peu de dette avant la hausse des taux et la baisse des prix du gaz de schiste maintenant, ou ne voit aucun espoir pour le made in France, ni trajectoire de sortie d’une peine incompressible de 5 ans pendant laquelle on en pourra que regarder la pluie tomber en écoutant au mieux les interviews de la jolie et très disciplinée socialiste élue députée de la circonscription d’Europe du Nord, au pire les éructations de Mélenronchon s’il ressort de sa cure de désaddiction aux micros ou les sorties de Chevènement qui est hélas (pour lui et ses quelques fidèles grognards) de moins en moins convaincant quand il sort de son logement social pour jouer les vieux sachants devant les micros, sauf sur la Corse et les Porsche (le film avec cabriolet noir eu début, gris à la fin, est assez réussi, on verserait presque une larme pour les avocats sous le choc et pour Porsche qui doit avoir du mal à convaincre des clients français « normaux », avec toutes ces affaires, mais la république bonne fille mère de FR3 Corse offre aux citoyens français de Corse encore mieux avec l’itw en rime d’un lyrique poète ventru genre le commentateur des matchs de foot qui sait tout le dimanche à la TV) … plus ou moins officiellement consommateur de produits pas encore dépénalisés pour les gens normaux et autres résidents fiscaux exemplaires, nostalgique des seventies en général et de Sylvial Kristel dans « Emmanuelle » en particulier communicant, ou journaliste politique (la différence, c’est que le premier peut s’acheter une Porsche à 30 ans en écrivant très mal sur ce qu’il ne sait pas du tout même pour des gens sans importance et des électeurs qui ne sont pas obligé de (savoir) lire et se fichent des éléments de langage du moment que Zlatan marque, qu’il y a de la bonne musique gratuite mais pas trop d’Auvergnats qui secouent les gradins quand même, et de la bonne beur pas trop chère aux meetings, et que les manifestants ne brûlent pas leurs voitures à eux, tandis que le second ne peut s’acheter une Porsche que discrètement, vers la soixantaine s’il n’écrit pas ce qu’il sait et qu’il en sait des vertes et pas mûres relevant au moins du code pénal, voire de la déontologie personnelle, sur des gens très importants avec des amis d’un commerce aisé mais pas totalement blindés côté tribunaux, voire justice plus expéditive -et d’ailleurs pas nécessairement moins injuste, murmure-t’on en ville-) ou consommateur de littérature érotique, ou porno-lignt, voire carrément hard (nb que si on achète ça sur internet ou par carte de crédit dans une librairie, n’importe quel avocat du divorce pas trop demeuré et manquant d’humour trouvera de quoi alimenter son dossier et faire augmenter son bonus de résultat), juste nouveau lecteur connecté très, voire trop normal, rat de bibliothèque à l’ancienne, amateur de belles lettres, esthète des éditions rares, gastronome de l’odeur du vieux papier et des annotations manuscrites, furtif consommateur de SAS ou de Max Gallo, pervers boulimique de littérature sud-américaine ou de vieux poètes morts du monde d’avant-hier, aveugle préférant le braille (aux braillards ?), grand routier ou cadre passant la moitié de sa vie en réunions condamné aux livres audios, ou pas, si on peut porter un Kindle et si on sait télécharger sur Amazon, on peut emporter une bibliothèque électronique entière pas nocive pour le neurone dans sa poche pour les vacances scolaires ou les RTT de Toussaint. Quelques échantillons en cliquant sur les icônes.

Si on a un SmartPhone plus ou moins de fonction et/ou si aime bien avoir partout avec soi la tablette à plus grand écran genre iPad ou Notebook dont on bénéficie comme avantage en nature réservé aux hauts potentiels (mais que sinon peut s’acheter à la FNAC tant qu’elle vend ça entre les aspirateurs automatiques made in China et les présentoirs pour bestsellers érotiques made for desperate housewives qui ont arrêté de suivre « Plus belle la vie » parce que c’était trop intello, ou chez Surcouf pour faire plaisir aux vendeurs qui étaient toujours sympas avant la triste fermeture définitive, quitte à coller un logo de la boite derrière pour ne pas passer pour un blaireau en réunion de service mais à pouvoir cacher l’autocollant dans le train ou l’avion avec le protège-écran si la jolie voisine préfère les hommes un peu libres), on peut également lire online ou télécharger plein de livres électroniques sur la plateforme française Youscribe (nb le format pdf disponible sur Youscribe est assez pratique sur grand écran et moins fantaisiste que ePub à l’impression en format A4). Quelques exemples en cliquant sur les icônes ci-dessous.
Et si on préfère lire ce qui est gratuit, rapport à l’argent, ou parce qu’on en fait une question de principe, ou parce que c’est la crise, par exemple, on n’a qu’à cliquer sur les icônes ci-dessous pour télécharger des livres électroniques, mais pas tristes, à l’oeil.
Et puis, si on est vraiment fanatique du commerce extérieur français qui ne s’est pas tellement amélioré depuis que la nouvelle Ministre achète des sacs à main made by France à l’étranger pour doper les chiffres de l’export en mouillant elle-même le chemisier, ou passionné par la compétitivité des entreprises françaises avant les éléments de langage des conseillers en communication de Montebourg ; le rapport Gallois ; le Plan Hollande au XXIè siècle, ou si on a un peu besoin de se documenter sur le sujet en mode un peu “think different” pour son boulot ou ses études, on peut aussi e-lire gratuitement sur le sujet en cliquant ci-dessous.
Le bonus de saison (pas d’angoisse, cliquer sur l’image est sans danger de tomber sur un rapport sur la compétitivité sexuelle, une version plus ou moins clandestine ou rivale de « Fifty Shades of Grey », un powerpoint sur la trésorerie des petites entreprises individuelles et autres auto-entrepreneurs, ou une vidéo sur le commerce d’objets en cuir manquant d’humour sauf pour les blagues fiscales).
