Problème de train … de vie

La France qui avait bluffé le monde en rebondissant vite et haut après-guerre ne déraille-t’elle pas grosso-modo depuis qu’elle est aux mains de la génération « TGV » qui n’a pas appris à l’école des maths « modernes » à gérer les robinets qui fuient ou les trains qui se croisent ?

Parce que ceux d’avant les maths des shadoks qui savaient qu’une baignoire se vide si elle fuit plus que son robinet ne la remplit (et se refroidit si l’eau du bain était chaude mais que celle du robinet est froide) semblent tous partis à la retraite ou en exil plus ou moins fiscal depuis une petite trentaine d’années, grosso modo après avoir vendu le France, rendu les colonies, remplacé les mini jupes subversives par la mode des Grenelles « à la papa » et pris leur carte vermeil pour le TGV. En tout cas s’il y en a qui sont encore en activité dite « d’intérêt général », ils doivent être tous enfermés à la Cour des Comptes dont on ne lit surtout jamais les rapports (c’est ballot, la « Cour »,  c’est un des « grands corps » pour les meilleurs champions des concours administratifs, c’est du gâchis que ceux qui ne se sont pas échappés dans le privé pour faire trader ou lobbyiste fassent moines copistes rue Cambon et que leurs enluminures soient stockées dans les mêmes profondes caves que le Plan Calcul).

C’est d’ailleurs pas que tous les ceusses d’avant les maths dites « modernes » aient bien compris les histoires de trains et de robinets parce que ce serait très injuste envers la génération « Rolex et auto-bronzant » de lui jeter toutes les pierres : les coûteux vieux crabes qui ne savent pas compter (ou qui ont une approche très personnelle de la comptabilité) sont tout aussi nocifs pour les budgets publics et les entreprises plus ou moins privées que leurs enfants qu’ils ont d’ailleurs généralement bien réussi à incruster dans le système (et leurs petits enfants qu’ils n’ont pas cherché à y installer parce qu’il n’y avait plus de place pour tout le monde et que l’essence était devenue trop chère alors maintenant les djeuns squattent, s’indignent et brûlent des bagnoles à Noël et plus si affinités, comment leur en vouloir ?), consacrant à l’évidence plus de temps à compter leurs jetons de présence qu’à gérer les deniers publics et à étudier les restes de la carte scolaire qu’à éduquer le mammouth national.

Mais il y a vraiment un problème avec la génération « communication », avec ces vrais-faux djeuns qui twittent bien depuis les réunions politiques, golfs et autres huis-clos mais qui ne savent pas bien qu’un robinet peut encore être autre chose qu’un symbole de statut made in Germany au riad ou à la datcha du Lubéron, et qui ignorent que les trains ont été autre chose que des salles de presse mobiles en 1ère classe pour professionnels du combat électoral permanent ou des roues de secours pour aller à la datcha quand le 4-4 urbain diesel immatriculé hors frontières à macaron handicapé ou autre anti-prune est en révision.

Quant à ceux qui semblaient avoir compris que 2 et 2 font 4, ils se trompent parfois de bouton de vote alors c’est à peine plus rassurant au cas où ils seraient aux manettes du train un jour …

Mais il ne faut pas non plus sombrer dans le déclino-masochisme ou l’anti-France primaire, et c’est quand même mieux d’inaugurer un TGV que de mettre des chrysanthèmes sur le 4ème avion crashé depuis juin comme chez les grands voisins de l’Est, que de faire l’homélie de la Grèce moderne comme les cousins  Germains ou de verser une larme de crocodile sur un constructeur automobile nordique racheté aux Américains par des Hollandais mais néanmoins en faillite (ce qui n’empêche pas la branche aéronautique séparée mais portant le même nom de challenger un peu partout sans trop d’états d’âmes pacifistes les plus prestigieux vendeurs de canons volants) comme tous les nostalgiques des jolies Saab décapotables du temps ou de vrais Suédois fabriquaient de vraies bagnoles faites pour de vrais gens qui pouvaient s’offrir une folie un peu inutilement « think different » mais n’avaient pas besoin de faire la compétition du zizi avec des caisses toujours plus déraisonnablement volumineuses, toujours plus stupidement rapides, toujours plus lapincrétinement chères et toujours plus infantilement symboliques de statut (statue ?) et/ou de virilité genre pilule aux ailerons de requin.

Même si la génération « chômisme » pourrait s’indigner aussi du « Tout TGV » qui est au transport ferroviaire ce que les pâtes aux truffes sont à la poule au pot dominicale (ou le Concorde à Airbus, diront les nostalgiques de la politique industrielle, des michelines qui arrivaient dans de vrais endroits et du Gosplan à la française). Il y a des pays d’Europe qui ont des trains confortables qui arrivent à l’heure aux endroits où les vrais gens ont besoin ou envie d’aller et même des trains qui transportent des voyageurs et des marchandises en s’intégrant efficacement dans une chaine logistique efficace sans trop de maillons rouillés, de ruptures ou de grèves. Il faut croire qu’il y a encore des pays où l’on apprend à l’école, y compris aux « grandes » écoles comme on dit en Gaule, que c’est plus facile de colmater une fuite que d’augmenter le débit du robinet et que si les trains se croisent à vitesse raisonnable, coût et impact environnemental adaptés aux besoins des vrais gens et sans trop de petite délinquance impunie ou de viols pas vus par les caméras et les passagers en panne, ils vont moins dans le mur que s’ils ne circulent qu’à grande vitesse entre deux meetings électoraux en cravate bleu clair et/ou deux réunions de fonctionnaires et autres travailleurs précaires de la fonction publique qu’il est urgent de titulariser en période électorale.

D’un autre côté, on n’est pas trop bons non plus en paquebot, espérons qu’au moins on arrivera à concevoir et fabriquer un tant soit peu en France des bagnoles raisonnablement adaptées aux besoins et attentes des clients du 21è siècle qui se vendent sans moteurs diesel « start and don’t stop en posant les mômes à l’école ou à la boulangerie ». Sinon, qu’au moins il y aura des moyens de transport en commun pour que les mômes puissent aller à l’école (pour aller au festival d’Avignon 2012, c’est organisé, no souci).

Gare aux voies (voix ?) de garage, « e pericoloso sporgersi ».

Renaud Favier – renaudfavier.com – musique ! – 8 septembre 2011

          

Ps : « Saab alors ! », c’aurait été un titre plus fun si on n’était pas en plein (d)ébats budgétaires gaulois (quand même, que Cahuzac se soit « trompé » de bouton et que lui et Hollande soient pour la postérité les deux seuls gauchistes à avoir voté pour le plan de rigueur Fillon, c’est un acte manqué super freudien, ou alors un calcul politique assez capilotracté) et s’il n’y avait pas inauguration officielle d’un canal ferroviaire Rhin-Rhône « au plus haut niveau de l’Etat ». Et comme Strasbourg est sur la ligne, celui-ci ne servira pas qu’à désenclaver un paradis fiscal, un boboland à festival ou une villégiature en bord de mer, c’est déjà ça, et peut-être que du coup l’ENA délocalisée à Strasbourg décidera de mettre des problèmes de train à son programme.

C’est fini pour aujourd’hui.

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Zombie Jamboree

Un des bouquins les moins inutiles de la rentrée littéraire est « Sarko m’a tuer » mais il fait penser à ce proverbe attribué à un coin du Liban toujours plus ou moins en guerre ou en vendetta : « Si tu ne tues pas assez, tu tues pour rien« . Surtout si tu tires sur des morts-vivants.

Parce qu’à partir du moment où un ancien -et éphémère- ministre de l’économie (en pleine forme, rajeuni) peut dire publiquement à la TV sans même se faire contredire que nonobstant les questions préalables et autres présomptions de non-lieu, les arguties byzantines ou les dépassements de date de péremption pour la justice, de toute façon ce serait un acharnement choquant contre un vieil homme que de lui chercher des poux dans la tête malade pour une petite affaire anodine, limite fictive, et même une rupture d’égalité entre affaires puisque d’autres plus remarquables et portant sur des montants beaucoup plus considérables sont enterrées vivantes (le fait que tout le monde savait dans le microcosme et que tout le monde était plus ou moins bénéficiaire du système n’a pas été rappelé depuis un moment, ça doit être un argument réservé pour la défense quand les délais seront dépassés), on est plus dans « Billy the Kid » que dans « Kill Bill » et les cadavres resteront dans leurs placards dorés même si on finit par faire venir l’accusé « qui veut être jugé » en brancard comme le vieux pharaon d’Egypte.

Parce qu’à partir du moment où les candidats, « investis » ou non, et surtout les gagnants, pour chaque élection ou nomination pour un truc à indemnités financées sur dette publique genre le Conseil Constitutionnel (c’est envisageable qu’il ne se soit pas trompé, le reporter radio qui a évoqué 11000 euros mensuels d’indemnités pour ces fonctions à peu près systématiquement occupées par de hauts personnages déjà multi-retraités sur régimes spéciaux qui partagent à temps très partiel leur sagesse acquise après des études et une carrière sur fonds publics ?), le Château de Versailles ou autre spécialité fromagère nationale (pas exportée ?) ont au moins l’âge de la retraite des « vrais gens », ni le chômisme de masse des djeuns, ni une propension à des pensées et pratiques politiques d’outre-siècle, sinon des mémoires d’outre-tombe, ne sont très surprenantes au pays des politiciens professionnels « forever young« .

Alors évidemment, certains font assez bien illusion avec des frasques sexuelles de jeune marié en voyage de noce aux Amériques, d’autres font tellement tout le temps référence à Grenelle qu’on les croirait toujours verts même s’ils le sont moins à tous égards que le gazon du stade de Valenciennes, d’autres enfin jouent les potaches aux universités d’été tandis que l’auto-bronzant télévisuel popularisé par Séguéla au siècle dernier permet de faire illusion aux plus cacochymes et anecdotiques des candidatures de témoignage qui permettent de passer à la TV et de vendre des bouquins écrits par les djeuns stagiaires d’été aux bibliothécaires militants (en général ça fait entre 200 et 400 ex.), aux sympathisants (selon le nombre de passages publicitaires dans les émissions de débats d’auto-satisfaction, ça peut aller chercher 300 à 500 exemplaires) et aux usines de recyclage de papier (en général la majeure partie du tirage financé hors comptes de campagne mais pas trop souvent sur fonds propres de l’auteur officiel). Il fut un temps où l’on disait que les cliniques du bord du Lac de Genève vendant des cellules fraiches de mouton ou autres perlimpimpin de l’éternelle jeunesse avaient une belle clientèle française mais soit ça marche moins bien que le disent les publicités dans les magazines à couverture en papier glacé distribués dans les club-house de golf et les salles d’attentes des conseillers fiscaux ou publipostés sous enveloppe anonymes dans les palais républicains, soit à force de ne discuter qu’avec les conseillers financiers des exilés fiscaux du siècle dernier, avec les sportifs patriotes cherchant la tranquilité et l’anonymat helvétique ou avec les derniers survivants de Vichy sur Léman, les neurones se spécialisent quand même pas mal sous le botox et le « think out of the box » et remplacé par le « don’t disturb Pandora » chez celles et ceux qui sont aux manettes du Titanic depuis que l’assurance-maladie rembourse en AAA les coupe-faims pour gens trop gavés souffrant d’ostéoporose précoce.

La bonne idée qui ferait d’une pierre deux coups en aidant Haïti à se refaire une santé et en remboursant une peu la dette historique de la France envers son ancienne plantation de sucre, ce pourrait être d’envoyer un bon lot de morts-vivants à régime spécial au pays du vaudou plutôt que de les cloîtrer inutilement dans des palais républicains qui sentent le renfermé et où ils s’agitent, souvent la nuit parce que les vieilles personnes ont un mauvais sommeil en général, sans espoir comme ces soldats enterrés vivants pendant les guerres parce qu’on ne pouvait pas prendre le temps de trop vérifier si leur coeur battait encore un peu et dont on retrouve les cercueils en mauvais bois lacérés et les membres auto-cannibalisés quand on procède aux compressions ou autres délocalisations en fin de concession (ou aux évacuations quand les promoteurs parviennent à faire déclasser les terrains des cimetières plein de gens irremplaçables). Comme la « Règle d’or » a été enterrée, ça laisse du temps pour discuter d’un projet de loi qu’on pourrait appeler « Island in the Sun« .

Comme les budgets sont un peu contraints (même si finalement, avec ou sans l’aide des juges de Karlsruhe qui n’ont pas appuyé sur le bouton atomique et ont jugé « légales » les aides allemandes contre la crise de la zone Euro, on risque peut-être d’envisager de moins re-prêter à la Grèce qui du coup rembourserait moins les banques mais avec l’argent on pourrait recapitaliser directement nos banques pour qu’elles puissent digérer les annulations de dette grecque sans que trop de spéculateurs et autres intermédiaires financiers ne prennent leur commission, alors ce serait tout bénéf’ pour nos comptes publics et neutre pour les actionnaires des banques et pour leurs salariés déjà tellement meurtris par la baisse du cours des actions qu’ils avaient achetées à cours préférentiel avec leurs bonus ou des stock-options que les plus méritants cols blancs avaient gagné à la sueur d’autres fronts), on pourrait organiser des charters en bateau, ça ferait un clin d’oeil potache aux navires négriers qui ont fait des fortunes pas trop rendues aux pays en développement jusqu’ici et ce serait politiquement moins indignant que les avions qui ont toujours un petit côté bling-bling depuis qu’Air Inter et Aéroflot ne portent plus bien haut l’étendard de l’aviation sociale de marché.

En attendant, espérons que les « vrais » zombies n’existent pas plus chez nous qu’il n’y a de politiciens qui écoutent The Cranberries, sinon le non-lieu sur le nuage de Tchernobyl va agiter quelques morts décédés de mort naturelle un peu plus que les jamborees d’été ne réveillent nos morts-vivants.

Renaud Favier – renaudfavier.com – musique ! – 7 septembre 2011

          

Ps : ceci dit, en principe, en démocratie, on a un moyen assez simple de se débarasser des morts-vivants. Il suffit de lire un peu autre chose que les professions de (mauvaise) foi copiées-collées de l’élection précédente qui n’engagent que les rares zélecteurs qui ouvrent l’enveloppe kraft envoyée quelques jours avant le vote ou les articles de journaux d’opinion recopiés du programme en annexe du guide du parfait candidat godillot du Parti. C’est pas que tous les livres soient d’égale grandeur d’âme mais il y en a quand même qui sont plus égaux que d’autres et même les pires auto-promotions de professionnels de l’élection sont plus édifiants que les manuels de préparations aux concours administratifs, les mangas sous blister pour pervers amateurs de petites filles en jupe très courtes ou les magazines TV.

C’est fini pour aujourd’hui, il est temps d’écouter Angela Merkel en direct au Bundestag sur Euronews après la décision de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe (Timeo ou Delenda Danaos ?)

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Crise de foi(e) chronique

On n’entend plus parler de boycot du foie gras au salon alimentaire allemand de Cologne en octobre : les viriles déclarations de politiciens gaulois en début d’été ont sûrement permis de trouver une solution favorable aux intérêts des électeurs et/ou des autres oies françaises.

Parce que quelle que que soit la langue que parlent les volatiles importés dans les basse-cours pour sauver la tradition européenne, la gastronomie française et toussa-toussa genre les salades à la féta à l’ancienne de chez Zorba en bisbille avec le FMI et les tomates-mozza bio de chez le plan de rigueur à la Bunga-Bunga, et même si on n’élève plus trop d’oies dans les fermes façon « le bonheur est dans le pré » et si ça serait très étonnisch nicht que les canards soient les seuls à avaler du rienkedubonsansOGM alors qu’on se tape toutes sortes de couleuvres et autres bizarreries alimentaires, ça serait quand même consternant qu’encore un des doigts français montrant la lune soit coupé, assez incompréhensible que le lobby ad hoc soit le seul à ne pas avoir su défendre bec et ongles ses intérêts bien compris et très surprenant que les rois de la politique médiatisée du début d’été se promènent nus maintenant que l’automne et les élections seront bientôt venus.

Surtout qu’après le coup du concombre espagnol suspecté contre tous les principes de la présomption d’innocence et les graines égyptiennes convoquées par les juges alors qu’elles avaient évidemment perdu la mémoire puisque leur ancien chef doit venir en brancart à son procès (lui), les Allemands n’ont quand même pas trop de leçons de respect des tables de la loi agro-alimentaires à donner et tant que leurs politiciens continueront à tergiverser sur le sauvetage de la Grèce comme des zélus gaulois se chamailleraient sur une niche fiscale, leur seule supériorité politique est d’avoir un ministre d’origine asiatique (sur un « vrai poste », de l’économie, pas un sous-portefeuille de truc pour radical de service ou un fauteuil rouge confortable réservé par le Politburo pour un partenaire électoral de circonstances) sans que les politiciens dépressifs du pays n’y trouvent trop à moraniser (c’est comme moraliser mais en beaucoup plus crétin et en faisant rigoler tout le monde tellement c’est pas crédible) ou petitephraser comme s’ils n’avaient rien de mieux à faire, par exemple bosser sérieusement comme des politiciens Allemands (qui ont comme nous leurs experts en questions de constitutionnalité plus ou moins préalables mais c’est une autre histoire, ou pas, et de toute façon ils s’occupent de l’avenir de l’Europe et pas d’un bout de passé de la France, ceux-là).

Parce que sinon, l’Allemagne gave un peu aussi : leur industrie des animaux que d’autres mangent parce que c’est bon … pour la balance commerciale, pour ne rien dire de leurs frometons que d’autres mangent parce que c’est bon … pour les parts de marché, n’a pas trop de leçons à donner, sauf sur comment être pour ça aussi champions du monde de l’export pendant que les politiciens gaulois dénoncent les coûts de production agricole en zone Euro malgré le AAA ou promettent des guichets uniques pour mieux soutenir l’export agro-alimentaire (ou whatever doesn’t work du même genre) comme les professionnels du bouclier arverne portent Abraracourcix.

Alors évidemment, ça la fiche mal ce botulisme de la tapenade (la revanche du concombre ?) juste après les campus d’été ; les vacances des huiles la « très injuste » mise en cause fiscale des sodas. Déjà qu’on avait du mal à croire que tous les vendeurs des marchés faisaient rouler sous les aisselles de jolies provençales des olives bio récoltés à Garlaban par les fils de Pagnol pour produire ces merveilleuses purées vertes et noires qui agrémentent si bien les apéros de rentrée gaulois, si on n’avait pas la foi du charbonnier chevillée au corps et l’humour un peu satellisé avec le CAC à 3000 et le chômisme au beau fixe, on aurait pu avoir un genre de crampe de foi(e), sinon de haut-le-coeur, ce matin en entendant qu’on ne peut même plus faire confiance à la tapenade, entre le scoop de Morano au petit déjeuner chez Bourdin « la France s’est engagée sur un chemin de vraie réforme des finances publiques et de bonne gestion » et les nouvelles révélations sur le coupe-faim déguisé en anti-diabétique depuis plus de 40 ans, avant même que la politique ne change d’âme et que l’espoir fiche le camp dirait peut-être Hugo s’il n’avait cessé d’écrire après le sauveur n° III de la République, déjà trop petit pour lui.

Confiance … Vous avez dit « confiance » ? Comme c’est con … fiant.

Renaud Favier – renaudfavier.com – musique ! – 5 septembre 2011

          

Ps : la bonne nouvelle, c’est qu’il n’y aura pas que des toasts à la tapenade à la pendaison de crémaillère du nouveau QG du centre et qu’on annonce la présence du prophète des grenelles et plus si affinités pour cet apéro Facebook de rentrée des républicains radicalement écologistes, sociaux et toussa-toussa pour lancer la version 2.0 rév. 21ème siècle de la stratégie « Chirac 1974 » -trahir son ancien patron pour le faire perdre en espérant gagner la fois (foi ?) suivante après que la gauche gauloise (« Gau-Gau ») se sera encore ridiculisée- même si ça va être un peu dur d’aller chercher de bons conseils chez celui qui avait bien réussi son coup même s’il a dû attendre 14 ans la récolte des olives et si fatalement, sa mémoire de la politique à la française s’évapore un peu et sa foi (autre foi ? autrefois ?) devient aussi fictive que la confiance que méritent certaines vocations de sauveurs de la République.

C’est fini pour aujourd’hui.

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