Avant, le poids des mo(r)ts en Français, en #Afrique et en #Francophonie, c’était du lourd. Mais c’était avant.

Et ainsi l’homme de France sortit de l’Histoire en général (rien à voir avec ces grands généraux qui y firent rentrer la France Libre tête haute), celle de l’Afrique en particulier. En voiture lente, sous le ciel sombre de Dakar, aux yeux toutefois plus secs que celui de Paris.

Non pas que les rédacteurs des éléments de langage du discours de Dakar d’octobre 2012 aient manqué de lignes directrices, ou commis des erreurs grammaticales indignes d’un ScPo de base, mais si c’était juste pour dire « Il y a l’Afrique, il y a la France », certains doivent penser qu’un twit eût suffi et que le bilan carbone de l’affaire en eût été allégé. Surtout que ceux qui ne sont pas des familiers de Dakar peuvent trouver que les quelques poussières coloniales qui y résistent au temps mais perdent jour après jour de leur superbe, le ciel plombé et les grands oiseaux noirs qui y volent en permanence créent une atmosphère moins festive que celle des cités balnéaires contemporaines avec riantes piscines sous insouciants cieux bleux où l’on organise les sommets internationaux pour maîtres du monde discutant d’écologie autour d’une coupe et d’économie pendant le repas, ou vice-versa, habituellement.

Mais on n’est plus en 1940, quand il y avait de bonnes raisons de faire ses discours sur le terrain africain, parce que la radio ne passait pas très bien, depuis Londres, et que tout le monde en France Libre n’avait pas très bien compris ce qui se jouait entre Paris occupé et Vichy très occupé, et touça-toussa, ni qui était avec qui, et que c’était délicat de diffuser des tracts parce qu’on manquait de papier à cause des restrictions et que les ouvriers du Livre CGT n’avaient pas encore changé d’espoir.

Si c’était juste pour proclamer la fin de la Françafrique, un entrefilet dans le « Mur du çon » du Canard Enchaîné eût fait l’affaire africaine, ce n’était pas la peine de lire tous les livres de Pierre Péan et consorts et de demander des tuyaux à Monsieur K ou aux avocats parisiens spécialisés en diplomatie économique franco-africaine en général et en partition de la Côte d’Ivoire en particulier, pour aller expliquer entre les amateurs de fromages et les bonnes poires du dîner à l’ambassade de France que, dorénavant, les hôtels particuliers à Paris devraient être achetés via des prête-noms au Qatar pour réduire les frais d’avocats fiscalistes financés sur crédits d’aide au développement épaule contre épaule.

Parce qu’on  n’est plus en 1944, la solide épaule de Félix Eboué ne porte plus que des fantômes de désirs d’empire (d’ans pires, aussi).

Si c’était simplement pour dire que l’avenir de l’Afrique n’est pas seulement dans une certaine idée de ses relations avec la France, on connait l’histoire depuis au moins 1958.

Si c’était, en revanche, pour permettre à la Première Dame de France de marcher discrètement sur la tête les terres de la Présidente de l’Association Internationale des Régions Francophones plutôt que d’encore faire un twit ou un truc du genre, c’était plutôt habile.

Même si avec le changement climatique, on risque toujours un incendie dans les marais du Poitou (ou à Solferino) quand on quitte la caserne des pompiers de l’Elysée.

C’est sûr qu’il y a du changement et que « Vive la France Libre », dans des circonstances plus (dé)favorables en général mais plus adaptées aux discours de grands hommes en particulier, ça avait plus de g… (de la g… de Gaule, voire de de Gaulle), mais du moment que Guaino donne un genre de satisfecit et que l’ex-Président se satisfait de pouvoir continuer à faire des discours et d’en retirer des satisfactions matérielles plus réjouissantes que lorsqu’il lisait les éléments de langage de son conseiller en bonnes paroles, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible au temps de la promo Voltaire, juste comme avant.

Alors, évidemment, il y a aussi cette histoire de francophonie, sur laquelle on n’a pas d’éléments de langage faciles sur étagère, parce que c’est plus compliqué que de ressortir les discours de 1936 quand un patron ferme une boite ou ceux de 1968 quand quelqu’un organise un cocktail sur l’éducation au XXIè siècle. A part faire comme Raffarin en Chine et raconter à tout le monde que le Français est une langue romantique, que Paris est encore la capitale de certains trucs et de la culture française sans laquelle le XXIè siècle ne sera pas plus et mieux que le XXè en particulier et que le partenariat gagnant-gagnant avec la France est l’avenir de tout le monde chinois quelle que soit sa langue maternelle, que dire, que faire sinon un effet de manche genre « amour toujours » (en francophonien contemporain, ça se dit « Je t’aime, moi non plus »).

Parce que les fondamentaux de la Francophonie, c’est un peu comme pour l’économie, l’éducation, le logement, le commerce extérieur et touça-toussa en France et en français avec un pain au chocolat dans le texte, ça ne va pas trop et c’est encore un truc sur lequel les protestonationalismes de tous bords prospèrent en France en racontant n’importe quoi en français, mais comme les Français y sont habitués depuis que la politique est devenue un des rares métiers sûrs et bien rémunérés, et que comme souvent, il y un fond de vrai pas totalement stupide dans ce qu’éructent les poujadistes de gauches et droites, ça passe comme une lettre à la poste (restante ? pestante ?).

Enfin, rien n’empêche de relire à Kinshasa le discours de Dakar, puisqu’il a plutôt bien marché et qu’une partie du public est différente et que de toute façon personne n’écoute les discours puisqu’il suffit de lire les twits de journalistes, quitte à ajouter un plan de Cochinchine avant l’arrivé des communistes, un prospectus sur les écoles en France qui acceptent des étudiants étrangers et une photo de Montréal sous la neige dans le dossier de presse des journalistes (ne surtout rien laisser sur l’AIRF, Valou est dans la délégation et elle est capable d’avoir emporté sa vieille carte de presse pour pouvoir récupérer un dossier, et si elle voit un truc avec une photo de Ségo, ça va encore faire un binz et passer au Petit Journal), et à bien prévoir une ou deux formules chocs genre « Vive la Francophonie ! », voire « Vive la Francophonie libre ! », ou même « Vive la Francophonie libre, sociale et environnementale ! » pour terminer en beauté le voyage en Afrique. Sans oublier d’improviser un truc à la Jack Lang à l’aéroport, genre « Ensemble, en Francophonie, nous passons de l’ombre à la lumière, maintenant » ou un machin un chouïa plus sobre à la Guaino pour rester dans le ton général du voyage, genre « Ensemble, de Kinshasa à Québec, de l’ingérence coloniale française à la gérance l’exigence francophone et sociale (voire économique, environnementale et sociale et éducative et toussa-touça !) ».

Ceci écrit, le job de Président, dans une démocratie, c’est de présider, même en Afrique, alors ce serait déplacé d’ironiser sur le bilan carbone de ce binz, et méchant pour la ministre de la Francophonie de se demander si Ségolène n’aurait pas pu faire le job à Kinshasa (à Dakar et Kinshasa, parce que pour l’Elysée, franchement, ça se discute), d’autant qu’elle peut faire les deux discours de Présidente d’un truc adapté à la situation et de (ex, mais c’est presque pareil, voire mieux qu’une conjointe non régularisée) femme de Président d’un pays francophone important (mais pas le plus peuplé, puisque c’est le Congo). Enfin, du moment qu’on a l’ivresse du cocktail à l’ambassade des mots et des discours au bord du fleuve Congo, peu importe qui apporte les flacons (honni qui pot de vin y pense alors que la Françafrique est morte et enterrée) de produits de beautés made in France et sacs made in Corrèze aux femmes des dirigeants des puissances invitantes. Encore que ce soit un peu cornélien (comme à New-York) quand même, tout ça : inviter Ségo ou pas ?

Mais, de grâce, Monsieur le Président, pas de discours, ni même un twit, sur le mariage pour tous avec toutes et la légalisation de la fraude fiscale dans le 13ème arrondissement de Paris polygamie, à Kinshasa. Pas maintenant.

* * *

Si c’est pour nous jouer « Out of Africa », je préfère Mozart et l’avion de Redford #KIN2012 #Dakar #Hollande #Francophonie

La #Francophonie, c’est comme tout le reste avec #Hollande : au mieux Vaudeville, au pire la Berezina #Dakar #KIN2012 http://wp.me/pJjbe-5vb 

Bref, le Président #Hollande a fait un discours à #Dakar et participé à un Grenelle de la #Francophonie à Kinshasa http://viadeo.com/s/1hOlD 

En un twit, Valérie Trierweiler a fait plus entrer l’Homme #Hollande dans l’histoire que tous ses discours depuis Mai 2012 http://wp.me/pJjbe-5vb 

Les (dis)cours de dirigeant(e)s de #France à #Dakar, avant, ça pesait (un peu) sur le cours de l’Histoire. Mais c’était avant http://wp.me/pJjbe-5vb 

Avant, le poids des mo(r)ts en Français, en #Afrique et en #Francophonie, c’était du lourd. Mais c’était avant. http://wp.me/pJjbe-5vb 

@LaurentFabius@VictorinLurel, @PascalCanfin, @Elysee, pleinement mobilisés pour une #Francophonie solidaire et à hauteur d’homme. #kin2012 Retweeté par Renaud Favier

@SkyZeLimit  » … les écologistes et moi partageons … mêmes valeurs, … amour du pognon … » – Le mot n’est-il pas « addiction », plutôt ?  Afficher la conversation

Heureux de voir que les écologistes et moi partageons finalement les mêmes valeurs, ce même amour du pognon. Retweeté par Renaud Favier

Donc, #Hollande fera un discours au sommet de la #Francophonie à Kinshasa #KIN2012, ça nous changera du non-discours de #Dakar, ou pas …

Renaud Favier : France & Facebook est sorti de presse ! http://bit.ly/g8PTOA 

@Denis_Baupin « Sur M6 … On juge avant même d’avoir entendu tous les avis. Beurk » – C’est pas chez #EELV qu’on faucherait des OGM comme ça  Afficher la conversation

À Kinshasa au Palais du Peuple, en attendant la cérémonie d’ouverture du Sommet de la #Francophonie#kin2012 Retweeté par Renaud Favier

La Francophonie en France, un objet médiatique non identifié: A l’occasion du XIVe Sommet de la Francophonie (1)… http://bit.ly/UPZHIa  Retweeté par Renaud Favier

2e Journée du français dans les organisations internationales #KIN2012 #RDC #OIF @AFFOImonde pic.twitter.com/1JbXrHne Retweeté par Renaud Favier  Voir la photo

Les images du 28e Conseil ministériel de la Francophonie (CMF)… http://on.fb.me/WQYQ7l  #KIN2012 #RDC #OIF pic.twitter.com/rUB8ISJJ  Retweeté par Renaud Favier  Voir la photo

3e document de suivi du Vade-mecum sur l’usage du français dans les organisations internationales http://bit.ly/SNFqjk  #KIN2012 #OIF Retweeté par Renaud Favier

Campus numériques francophones, Emile Tanawa, recteur de l’#AUF vous explique le principe http://dai.ly/QhviMI  #OIF #KIN2012 #RDC Retweeté par Renaud Favier

Bref, les pro #Hollande se congratulent, les anti-hollandistes ricanent, la « plume » du discours a fait comme à son habitude pour #Dakar, ràs

Renaud Favier, le Journal nouvelle édition http://bit.ly/dQneRc  ▸ Aujourd’hui à la UNE: @MathieuF24 @liberation_info @frenchactus

Regards d’étudiants Sénégalais à quelques heures du discours d’Hollande, 5 ans après le discours de Dakar de Sarkozy http://ow.ly/eqa5Y  Retweeté par Renaud Favier

Il fait trop chaud à Dakar Retweeté par Renaud Favier

Dakar : les jeunes Sénégalais attendent un « autre discours » de Hollande http://lemde.fr/OsZ7fD  Retweeté par Renaud Favier

Hollande à Dakar: « un discours pour rien » selon Guaino. ITW à @LEXPRESS http://bit.ly/OvMVLf  Retweeté par Renaud Favier

DAKAR Qd il ne les détruit pas, #FH s’attribue encore et toujours la paternité des initiatives de #NS http://www.lepoint.fr/t/1-1516415  via @LePoint Retweeté par Renaud Favier

Sénégal | Réactions au discours de Dakar: «apaisant» pour les uns, «méprisant» pour les autres: Alors … | pressafrik http://xfru.it/a0u28y   Retweeté par Renaud Favier

Le discours d’#Hollande hier à Dakar a atteint le paroxysme de l’anti copie de Sarkozy, avec le discours le plus creux de tous les temps. Retweeté par Renaud Favier

François Hollande a fait son contre-discours de Dakar http://bit.ly/Q9aV2N  Retweeté par Renaud Favier

Paris. Blanchiment d’argent : l’élue écologiste accepte de démissionner http://bit.ly/W3CB0g  Retweeté par Renaud Favier

#TV5Monde est en direct du Palais du Peuple pour le XIVè sommet de la #francophonie2012 Retweeté par Renaud Favier

@Actu_Journaux « Roman érotique : le marché des sex toys se prépare » – Si cela peut faire plaisir aux lectrices … http://cestalire.wordpress.com/2012/10/11/cinquante-chats-de-gris/ …   Voir la photo

Roman érotique : le marché des sex toys se prépare http://bit.ly/W3CGks  Retweeté par Renaud Favier

SlateAfrique @SlateAfrique Le papier le + hier Direct – François Hollande: «Le temps de la Françafrique est révolu!» http://www.slateafrique.com/96179/senegal-visite-francois-hollande-afrique-francophonie-dakar-kinshasa-rdc … …

François Hollande à Kinshasa pour le sommet de la Francophonie http://bit.ly/X3V8re Retweeté par Renaud Favier

Le papier le plus hier Direct – François Hollande: «Le temps de la Françafrique est révolu!» | Slate Afrique http://www.slateafrique.com/96179/senegal-visite-francois-hollande-afrique-francophonie-dakar-kinshasa-rdc … Retweeté par Renaud Favier

#francophonie RDC: La police disperse des manifestants de l’opposition (opposants) http://bit.ly/UTqaEQ  Retweeté par Renaud Favier

François Hollande arrive à Kinshasa pour le sommet de la francophonie http://lemde.fr/OvePqK  Retweeté par Renaud Favier

Ah bon ? « Fifty Shades of Grey », ça se traduit par « 50 nuances de Grey » et pas « Cinquante Chats de Gris » ? http://wp.me/p2LP8P-W   Voir la photo

All you always wanted to know about last fortnight (or so) in #France but were afraid to ask http://wp.me/p27ovB-rn 

Que Dupont-Aignan surfe sur le #Nobel de la Paix @ #Europe pour faire du buzz est naturel, mais a quoi joue le député européen Mélenchon ?

@JLMelenchon: Le comité #Nobel mérite le prix de l’humour noir” – Delors et VGE qui ont mouillé le maillot européen, eux, pensent autrement

@didierdelmer 😉 mais même les assoces Loi 1901 sont handicapées par le droit du travail : la fondation de France va devoir délocaliser ;-(  Afficher la conversation

@madoret ils sont très laids tes Traders sur Arte, je retourne sur TF1 pour le foot  Afficher la conversation

Fifteen years of up-and-down swings in U.S. stocks may finally be at an end — CHART: http://bloom.bg/RCSx45  Retweeté par Renaud Favier

Donc cette semaine, #Technicolor et #Surcouf liquidés & vente de #Fnac n’augure pas du très bon. Et le Crédit immobilier, ça va ? #France

Ne pas oublier en commandant iPhone5 de mettre en vente les accessoires du 4 en enchères sur eBay

@LeNouvelObs: Dakar, Hollande enterre « le temps de la Françafrique » http://bit.ly/RgXqPH ” – Exigence enterre ingérence, vaste programme

@didierdelmer Soyons sévères mais justes, si on peut entreprendre sans personnel ni besoin de profit, les lendemains chantent en#France 😉  Afficher la conversation

-0,7% pour le #CAC40 ce vendredi : pas de causes, pas d’effets, mais sans volatilité, les marchés restent affamés et dangereux

Ce n’est pas que le discours du Président Hollande à #Dakar soit vraiment décevant, mais les applaudissements courtois sont ce qu’il mérite

Vendre des conférences n’a rien de choquant, mais que des #banksters gaspillent 100 000 Euros d’argent pour ça, si http://wp.me/pJjbe-5qK 

Dialogue social toujours en fanfare avec #Montebourg … http://wp.me/pJjbe-5si 

Quel dommage qu’il n’y ait pas #Fashion Week toutes les semaines à #Paris, comme quand c’était LA capitale de la mode http://wp.me/pJjbe-5s3 

Too #Geonpi or not Too Geonpi ? That is the Question, in #France, maintenant (comme avant, d’ailleurs) http://wp.me/pJjbe-5ta 

S’incruster dans sa zone de confort, c’est comme ne pas lire les twits en anglais et pleurer feu le AAA de #France http://wp.me/pJjbe-5u0 

Les Français #retraités sont-ils privilégiés (eux aussi) ? Plus que les privilégiés qui ont un emploi (ou un revenu) ? http://wp.me/pJjbe-5uv 

Une table ronde nationale, en hiérarchie du dialogue social à la française, c’est plus ou moins gradé que des assises ?

10 types d’accros aux médias sociaux http://bit.ly/X0ko1v  /via @moderateur Retweeté par Renaud Favier

Maintenant les #retraités sont dans (à la ?) la rue, mais ils ne brûlent pas (encore) de poubelles ou voitures http://viadeo.com/s/uHHz6 

Affaire Renault: « la crise exacerbe sans doute » des comportements cyniques http://pulse.me/s/ebMbI  Retweeté par Renaud Favier

#Nobel de littérature @ #Chine, Nobel #Paix @ #Europe … et en #France, on discutaille des #retraités français …  http://wp.me/pJjbe-5uv 

Les Français #retraités sont-ils des privilégiés (eux aussi) ? http://wp.me/pJjbe-5uv 

Renaud Favier, le Journal nouvelle édition http://bit.ly/dQneRc  ▸ Aujourd’hui à la UNE: @ToutelaPol @parisaction

Donc, pour la #retraite complémentaire #cadres, c’est mort dés 2017. Et pour #chômage, on a du temps ou il faut se dépêcher d’en profiter ?

* * *

Renaud Favier, 13 octobre 2012

Ceci écrit, quel que soit l’avenir de la Françafrique (déjà enterrée 100 fois mais renaissant toujours de ses cendres), qu’on soit amoureux des charmes de l’Afrique francophone, expert du business en Franc CFA, ou plutôt amateur de lodges chics du Commonwealth et des affaires en Dollar et Yuan, ou pas, on peut twitter télécharger sur Amazon (et lire sur Kindle si on n’a pas de iPad, iPhone, iMac ou MacBook) quelques eBooks sur le monde réel ici et maintenant tel qu’il va (ou pas) vraiment, pour se préparer avec humour mais sérieux à la France, à l’Europe et au monde tels qu’ils approchent à vitesse encore un peu plus déraisonnable qu’une joli coupé RCZ ou une Alpine à pleine bourre sur circuit pendant le salon de l’Automobile de la Porte de Versailles (avant, on disait “Mondial”, mais c’était avant que ceux de Shanghaï, de Séoul, de Sao Paulo et bientôt Varsovie, Prague et Istambul n’aient gagné la bataille de l’automobile dans la guerre économique et qu’on parle de le délocaliser au Maroc comme tous les restes, maintenant que la France est officiellement en crise et qu’on ne voudrait pas imposer des heures sup aux douaniers de Roissy ou aux fonctionnaires du STIF/RATP déjà obligés de lire tous les compte-rendu du dialogue social dans leur administration, de participer à des séminaires d’information sur la vie après les plan sociaux et les contrats de générations, et de perdre du temps à remplir les formulaires de RTT en 3 exemplaires parce qu’il n’y a plus de budget pour remplacer l’imprimante en obsolescence pré-programmée pour laquelle on avait acheté 5 ans de stock de toner d’avance via un intermédiaire qui avait des fournisseurs en Belgique mais qui ne reprend bien sûr pas la marchandise incompatible avec l’imprimante qu’on achètera quand in y aura des crédits) depuis que l’écologisme globalement responsable s’est noyé à Copenhague, qu’une certaine idée de la politique française n’est pas sortie blanche comme neige de 40 ans de hautes certitudes inefficaces de la suite d’un certain Sofitel, et qu’il a fallu accélérer la dérive des dettes publiques des Clubs-Meds à cause des subprimes et de quelques autres incongruités financières d’origine principalement anglo-saxonnes et fantaisies budgétaires à la française, et se faire une (dé)raison de contreperformances commerciales d’origine pas seulement chinoise ou allemande, et que la politique d’achat de temps contre la crise approche dangereusement de ses limites avec ou sans QE3 aux USA, MES ou MOT en Europe, les dignes vieux de Karlsruhe, les djeuns indignés d’Athènes ou Madrid et toussa-touça kivapa vraiment plus du tout d’autant que le feu semble avoir pris plus au sud dans la foulée des révolutions de jasmin dont toutes les bienpensances se félicitaient pourtant avec autant d’enthousiasme qu’elles se laissaient inviter en vacances et/ou avion par les prédécesseurs des incendiaires. Mais what else ? Comme le dit Saint Woody Allen : “Je hais la réalité, mais où ailleurs se faire servir un bon steak ?” (Personnellement, je recommande Montevideo il y a 20 ans, quand on y roulait encore un peu en vieilles américaines des années 50 comme à Cuba et que tout le monde n’avait pas trop les moyens de s’acheter un téléphone sans fin, mais qu’on y mangeait de la viande même si on n’était pas nomenklaturiste, pas comme à Cuba, où ça embaumait la viande grillée au feu de bois dans toute la ville à l’heure d’un verre de vin de pas loin en regardant le Rio de la Plata scintiller comme dans un livre de Mutis, et où j’espère qu’il y a encore quelques cantinas où des garçons en tablier blanc transpirent hors du temps pour le bon plaisir des homme et l’honneur des bêtes qui paissaient tranquillement dans une pampa avant qu’on y invente comme partout ailleurs le changement de climat et quelques autres contraritudes du monde d’aujourd’hui tel qu’il est, plus qu’hier et moins que demain, en diront les amoureux, les (d)économistes et les lucides, hélas. Mais on peut aussi être végétarien (même si on n’est pas boudhiste ou un truc du genre), ou préférer la viande argentine (même si on n’est pas Argentin), ou être fan du boeuf de Kobé massé à la bière à la main par des Japonais pas aussi milliardaires que les mangeurs de steaks dudit boeuf) ou adorer la Salers de chez nous, l’Angus de chez nos amis de la « Auld Alliance » ou la Picanha de chez Francisco qui a déménagé mais reste un Saint descendu sur terre pour griller du boeuf et du tambaqui le vendredi, de la Garota de Urca qui n’a pas déménagé mais dont les portions ne sont plus ce qu’elles étaient quand on y appelait « portion » un succulent morceau intermédiaire entre un gros rôti et un petit demi-boeuf selon l’humeur du cuistot, ou du Lakes Baby Beef qui ne doit pas avoir trop changé de style, ni de clientèle ou de tarifs, ce qui est agaçant, voire contrariant, voire même un rien dirimant pour les gens normaux dont l’entreprise ne peut financer sur note de frais un repas pour 4 avec un ou deux (bons) verres et ne mousse de papaye à la liqueur de cassis avant le cafezinho pour ne pas mourir triste au prix d’un semaine de cantine pour tout le reste de la boite, dont la sublimissime picanha fatiada « boi berrando » juste réchauffée à table sur gros sel frémissant est une des preuves que Dieu existe (avec la tranche de mangue avec mousse au chocolat blanc au bord de la piscine du Copacabana Palace « avant », quand il était un des derniers grand hôtels de Rio pas encore transformé en « machin » sans âme mais avec TV dernier cri jusque dans les toilettes comme tous les binz de ce genre depuis que les s(e)aigneurs du monde jouent aux jeux vidéos sur le trône, le lever de soleil depuis le Corcovado et le coucher de soleil depuis le « Barril » encore maintenant, entre plein d’autres trucs plus excitants qu’un pain au chocolat et les autres trucs qui rendent trop gros et induisent un fort risque de mort brutale et/ou trop tôt, comme on disait avant l’invention des longues maladies et du business des soins palliatifs).

    

On peut également lire ou télécharger ces eBooks sur la plateforme française Youscribe (nb le format pdf disponible sur Youscribe est assez pratique sur grand écran et mieux adapté que ePub à l’impression en format A4) en cliquant sur les icônes ci-dessous avec le mulot.

               
               
         
           
        
      

Whatever works, mais si on a du 3G ou du wifi, on peut aussi lire (gratuitement) le dernier billet du blog “Café du matin à Paris” (ou un résumé en anglais si on est anglophone et/ou pas trop chauvin) avec le café à n’importe quel bout du monde, cela ne peut pas nuire plus gravement que tout les restes aux exportations sans entrepreneurs, à la réindustrialisation sans capital ou au made in France sans clients.

Mais on peut préférer acheter ses livres sur les étagères d’un bon libraire, dans un café librairie sympa ou entre les aspirateurs automatiques et les cafetières d’un agitateur d’idées un peu rangé des voitures mais auquel on est habitué et dont on prend toujours la carte de fidélité par habitude, ou vice-versa.

Auquel cas, la reco de la rentrée “littéraire” : “La théorie de l’information“, un genre de “western financier” à clefs (lire : sur les corsaires français des télécoms, nb pour éviter tout malentendu que la formule, citée ci-dessous, qui fait sourire les auditeurs des radio-business-fm, vise quelqu’un d’autre que DSK qui a bien dû s’occuper de télécoms françaises dans sa carrière ministérielle mais n’est pas dans ce “coup”, les puristes auront bien entendu rectifié d’eux-mêmes car ni son Audi à Washington, ni la Porsche de son communicant à Paris, ni probablement son véhicule à Marrakech où il fait trop chaud pour circuler sans capote, ne sont des décapotables, étant entendu que DSK lui-même n’est pas un pornocrate, si on ne l’écrivait pas on risquerait un malentendu, mais est indubitablement un peu chaleureux pour circuler à l’étranger sans capote) du jeune Aurélien Bellanger, chez Gallimard, ravira les vieux qui lisaient non pas des romans d’amour mais du Sulitzer et du Dumas dans leur jeunesse, avec des trouvailles comme ” … les pornocrates en cabriolet …” (lire : “les gusses, devenus maintenant très fréquentables parce que très riches et puissants, qui avaient fait un hold-up sur le plancalculo-télécom à la françaises en inventant le “Minitel rose” sans opposition des politiques bien avant que les pirates en Rolls roses prospèrent sur Internet sous les “vivas” des djeuns #occupy et les sourcils froncés des ingénieurs télécom à la française occupés à suivre les cours de bourse d’Alcatel et France Télécom, l’honnêteté intellectuelle obligeant à signaler à leur décharge que des ingénieurs des mines et des ponts se sont également mêlés de ces triomphes monopoli(s)tiques à la française sous le haut patronage de l’administration et des politiques (in)compétents, et que ce n’est pas leur faute si les ingénieurs français qui savaient compter ont tous préféré aller dans la banque, les cabinets ministériels et/ou, pour les plus conservateurs, les fromages résiduels du bon vieux temps de l’économie mixte genre Tunnel du Mont Blanc, Française des Jeux, EDF, feu l’industrie automobile, sidérurgie ou du transport aérien etc encore moins verts et/ou plus, voire trop mûrs souvent …).

Sinon, côté littérature économique, les usual suspects de l’exploitation, explication ou futurologie de la crise vont probablement publier pour Toussaint afin de surfer sur la vague de morosité de début novembre, tandis que les vendeurs de Trente Glorieuses devant nous (ceci dit, en regardant dans le rétroviseur, ça le fait, elles sont un peu loin, mais on les distingue), de bilan et perspectives du gouvernement ou de France se renforçant dans l’adversité attendront certainement la saison des achats de cadeaux de Noël pour profiter du regain de bonne humeur des (é)lecteurs devant les jolies vitrines, les étals tentants et les décorations festives. Il n’en reste pas quelques écrits recommandables comme “Homo Economicus” de Daniel Cohen, qui vole un titre mais écrit très honnêtement et opportunément sur la bipolarité de l’être humain occidental compétiteur et coopérateur à la fois, en crise grave depuis que le mot coopétition inventé à peu près au même moment que partenariat public-privé et junk-bonds est à peu près aussi has-been que l’économie mixte et les coopératives ouvrières du temps de Mongénéral, sauf dans les conversations d’après digestif dans certains milieux privilégiés restés politiquement au début des très progressistes mais non viables années 80, économiquement au début des très psychédéliques mais ultra-confortables années 70, et intellectuellement à la fin des très regrettées mais über-déstabilisantes roaring sixties.

Enfin, côté littérature érotique pour filles, on murmure dans le landerneau que l’anglais de la version originale est tellement simpliste qu’il ne sert vraiment à rien d’attendre la sortie prévue en octobre (en France, Lattès, 17 octobre) de la version en français de l’incontournable “Fifty Shades of Grey” (et que c’est une excellente raison d’acheter un truc électronique pour lire dans le métro (ou d’apprendre à télécharger en pdf sur iPhone, iPad ou n’importe quel machin électronique moderne portable, ou pas) pour éviter que les voisins, collègues, enfants, parents et autres impedimenta sachent qu’on mange lit du cochon en cachette comme tout le monde qui a du temps à perdre et de la libido à dissiper mais un(e) conjoint(e) moins disponible que DSK dans les années de jeunesse, et plus assez d’énergie, d’audace ou de méthode pour sortir draguer).

Mais les vrais patriotes érotiques préfèrent le cochon (en) français.

Conclusion provisoire : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Compétitivité” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog « Il vaut mieux en lire » : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Voyage en 2012” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “France 2012” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “English Coffee” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Café du matin à Paris” : cliquer sur l’image ci-dessous

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A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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