La République laïque, fille aînée de l’Eglise, est aussi le pays du (dé)goût des autres, ouf !

La France est un pays de croyants (y compris en une laïcité radicalement ballote).

Joyeux Noël

Crédit : Lardon

Tout le monde croit détenir la vérité, entre Pyrénées, pires ainés, et pieds de nez …

C’est comme ça (honni qui « c’est con, ça » y pense) …

Dieu dit à Noé de faire une arche, car des sondages annoncent un déluge.

Au bout de 40 jours Noé, qui s’était installé en France parce qu’il faudrait être fou de Dieu pour rester dans les coins entre Bethlehem et le Mont Ararat (ne pas confondre avec Arafat, quoique …) par les temps qui courent, n’a rien fait.

Il n’a pas le permis de construire, parce que le formulaire Cerfa a changé …

Les écolos ont porté plainte parce que le chantier pourrait écraser des brins d’herbe …

Les voisins lui ont envoyé le fisc, qui n’aime pas trop les propriétaires de bateaux …

Le syndicat des ouvriers est en grève à l’instigation des agitateurs lycéens du coin …

Les lobbies communautaristes exigent des cantines séparées et  …

Dieu lui dit alors: « C’est bon je renonce au déluge. Je voulais détruire Paris et orbi, mais l’administration française s’en est chargée »

Avant, Dieu avait créé la France.

Mais comme il avait constaté que c’était très injuste envers les autres pays, il a créé les Français (puis Hec, l’éna, la CGT, la régionalisation, et BHL, pour rigoler, parce qu’il avait bu trop d’hydromel ce jour là).

Comme il a constaté que ça restait trop injuste, il a inventé le laïcisme rageur (qui, contrairement à la rage normale, n’a pas de vaccin) et la titularisation des contractuels (histoire rigolote, une loi débile syndical-corporatiste venue d’un ministre communiste du temps des années dingos du programme commun, qui a fini par entrer en vigueur sous le très libéral Madellin, passé quelques semaines à Bercy juste le temps de trouver son bureau et de signer le décret d’application de la loi « Le Portz »).

Et comme ça marchait encore cahin-caha parce que les popoffs ne s’en sortaient pas, que les Yankees déconnaient, que les Chinois s’occupaient de leurs affaires, que le Qatar se contentait d’acheter les meilleurs immeubles des quartiers les plus chics, que même les Teutons perdaient leur temps à regarder du foot à la télé, et qu’il avait constaté que les guerres normales, même  mondiales ou, pire, picrocholines, ne suffisaient pas à éradiquer la France, il a relancé les guerres de religions, options querelles de clochers et élections tout le temps pour être bien sûr qu’aucun village gaulois ne résisterait (cette fois ? à cette foi ?) …

Aimez-vous les uns les autres, disait le fils de Dieu venu (en marchant sur l’eau, parce que lui qui savait plein de trucs que les hommes croyant en la raison pure ignorent ne croyait pas trop à l’histoire d’arche pour échapper au déluge, aux croyants, aux incrédules, aux médias, aux sondages, à toussa-touça) dire qu’on pouvait manger tous les poissons en respectant les (dé)goûts des autres, contrairement à ce que croyaient les gens avant dans son coin, et même du porc sans vouloir imposer ses (dé)goûts aux autres, à l’inverse de ce que raconterait le prophète d’après, dont force est de constater (à la lecture et/ou l’écoute sur Youtube de ceux qui prétendent savoir mieux que les autres ce que le Dieu unique a demandé à ce prophète là de raconter, entre autres) qu’il manquait d’humour, sinon d’amour des autres …

Reno – 29 novembre 2016

PS : la France, c’est compliqué …

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RIP, le Boiteux

Les rédacteurs et lecteurs de nécrologies sont débordés, entre le socialo-dictateur tropical sous fausse barbe humaniste Castro qui a définitvement laissé tombé son, et sa, Havane, le coup de blues mortel du vieux photographe flouteur de nymphettes à poil présumé innoncent de tripotages supposés pas innocents il y a quelques décennies, du temps où t’avais raté ta soirée si tu ne revenais pas avec la libido aussi raplapla que le moral d’un supporter du PS, des wagons de morbacs de compétition plus hystériques que des supporters du PSG, 3 ou 4 numéros de téléphone de coups faciles, sinon gratuits, et une bonne bléno et pire si affinités avec des pratiques sexuelles à risques aussi multiples que tes partenaires, et la mort politique du chauve revenu fesses rouges de la primaire de la droite (et des centres résiduels).

Mais la mort de gens vus à la télé, même quand on les connait depuis des lustres, n’est rien, comparée à celle d’un proche.

Perso, c’est le Boiteux qui me met la larme à l’oeil, aujourd’hui.

Le Boiteux était gentil, très gentil, voire trop gentil.

Parce que les « gentils » ont du mal, dans un monde réel obligeant plutôt à être souvent dur, sinon toujours cruel.

Le Boiteux était solitaire, très seul, voire un peu abandonné.

Parce que c’est comme ça quand Dieu, le destin, les circonstances, ou les trois en bande plus ou moins organisée vous rendent différent, et les autres indifférents.

Je l’aimais bien, le Boiteux.

Mais de loin, trop loin, sans lui dire assez, sans même y penser assez, comme on aime mal, pas assez, plus assez, une vieille personne, un ou une proche vieillissant seul(e).

Maintenant, le Boiteux est mourant, peut-être déjà mort.

Ce qui ne fait pas tellement de différence si vous ne souffrez pas au-delà du supportable, si personne n’attend de vous de signature de documents officiels ou d’expression pre-mortem de dernières volontés, et si quelqu’un parmi vos proches sait où sont les clefs de la voiture et où vous souhaitez vous reposer (ou si vous n’avez pas le choix du lieu, ce qui n’a d’importance réelle que pour vos survivants provisoires qui penseront à vous différemment s’ils passent une fois par an nettoyer votre tombe, s’ils marchent doucement sur vos cendres dispersées au pied d’un arbre ou dans un endroit que vous aimiez, ou s’ils passent de temps en temps dans un coin qui leur rappelle le temps où vous vous promeniez sur cette terre).

Le Boiteux était un veau paisible, qui avait passé l’été au pré, près de « chez nous »

Il est mort seul, ce qui est « normal » chez beaucoup d’animaux que la mort inquiète, voire effraie, et qui est peut-être souhaitable, si l’on veut partir tranquille (le fait est qu’une agonie sur le pré est, d’un certain point de vue, plus « belle » qu’un équarissage dans un abattoir).

Il est mort dans « sa » prairie, un bel et triste jour d’automne ensoleillé, un de ces jours que l’on dit « beau pour mourir », quand on peut, quand on veut mettre des mots sur la mort.

Le Boiteux est mort.

Paix à ton âme, Ami Boiteux, puissent l’herbe t’être douce, le soleil caressant, et les amis nombreux, dans les prairies d’en-haut.

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La mort est généralement moins belle que la vie, mais elle est moins moche dans le pré qu’en beaucoup d’ailleurs.

Reno – 28 novembre 2016

PS : d’autres amis, des grands, des proches, des lointains, sont morts dans le passé plus ou moins récent, en deuil, ou en transit ici-bas, qu’ils/elles ne prennent pas ombrage de cet hommage au Boiteux, qui, comme eux, comme vous, comme nous, fut tout, ne fut rien, et puis s’en fut, s’en va, sans bruit …

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Hasta siempre Fidel, requiem pour un C…astro (en attendant le prochain)

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Et notre champion du monde de la baise de l’amor dit : « Viva la muerte du socialisme ! »

Après Chavez (en vrai, mais il s’est réincarné) et Clinton (politiquement, mais le cadavre bouge encore), c’est Castro qui dégage, maintenant … Mélenchon va nous faire une déprime post mortem (en même temps, fallait pas titrer son bouquin « Qu’ils dégagent tous ! » …)

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Tiens, Chavez, Clinton, Castro, ça fait CCC, comme triple c…

Reno – 26 novembre 2016

PS : c’est le révolutionnaire Cubain au coeur pur (comme son collègue argentin Che Guevara) Camillo Cienfuegos qui va être content de retrouver son vieux pote, il pourra lui demander qui avait décidé de saboter son avion (et le Che qu’il avait condamné à mort en l’exilant).

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