La fête des vendanges de Montmartre est un moment sympa, même si c’est devenu une étape incontournable du Paris touristique et mondain, avec attractions, concerts, feu d’artifice, stands pour mômes et moins djeuns, récupérations commerciale, « sociétales » et politiciennes.
Paris 10 octobre 2013 – NKM présente ses « chefs de file » pour les 20 arrondissements de Paris – Source L’Express – Crédits photo : AFP / Miguel Medina
Paris, 11 octobre 2013 – Anne Hidalgo présente son « équipe » pour les 20 arrondissements de Paris – Source : LeFigaro – Crédit photo : Jean-Christophe Marmara
Les râleurs impénitents diront que l’amour de 2013 est moins rigolo que l’humour de 2010.
Ceci twitté, c’est plus sympa de trinquer au bord des jolies vignes sous une tente (honni soit qui …) à Montmartre, même si c’est blindé de touristes et plein de stands pareils qu’à n’importe quel pince-fesses à biobos parisiens à Paris ou dans les villages de province/Provence colonisés par les biobos Parisiens, que d’aller trainer aux marchés et vide-dressings du week-end sous la pluie … de militants distribuant tracts et éléments de langage entre le marchand de poires pour bohêmes bios et le vendeur de fromages pour bourgeois béhèmes.
Et puis, il faut profiter de ce qu’une fête des vendanges avec feu d’artifice est encore autorisée à Paris, parce que quand Montmartre aura aussi été vendu au Qatar, les vignes ne produiront plus que du raisin de table en attendant un projet immobilier d’hôtel de luxe avec galerie commerciale pour touristes millionnaires et bureaux chics pour financiers itou et affairistes de choc, et la fête avec cochonnailles et dégustations de vins devra être plus discrète, voire délocalisée.
Et puis le clip de campagne électorale promo de la candidature #PS d’Anne Hidalgo pour la mairie de Paris de la mairie du XVIIIème avec code couleur rose, petit signe zigzag clin d’oeil au clip #PS de la campagne présidentielle 2012 et tout l’attirail des accroches-coeurs bobos depuis les lunettes rouges jusqu’aux promesses de concerts gratuits est sympa : http://www.youtube.com/watch?v=6lpfhxRH2LY&feature=youtu.be
C’est la saison des campagnes électorales, alors il y a encore plus de mendiant(e)s plus ou moins professionnel(le)s sur le trottoirs et les plateaux TV (honni soit qui pense que c’est pareil) et d’affiches moches et de sondages inutiles, et vice-versa, dans les médias, dans les rues, sur les marchés, jusque dans les transports en commun, dans les réseaux sociaux internet, et aux portes des grands magasins #IRL.
Et comme Noël et la haute saison des dons défiscalisés approchent, tous les vieux c(r)ocos de Paris comme le MRAP, les écolocrates, le patronat et la Sarkozie font les malins pour le buzz.
Côté économie, ça mélenronchonne à Paris, mais ça pourrait (déjà) être bien pire en France et un peu partout ailleurs. C’est ce que (se) disent les déconomistes.
Côté politique, ça lepenronchonne en France, mais ça pourrait (déjà) être encore pire en Europe et partout ailleurs. C’est ce que (se) racontent les politiciens d’hier, maintenant.
Côté environnement, ça écofume dans les fauteuils de tous les bons bars, et ça écocause dans toutes les jolies villes à bons restaurants avec terrasses, mais ça sent le bizarre …
Côté avenir, ça vieuronchonne dans les chaumière que c’est plus ce que c’était et que les djeuns ne votent plus comme avant. Mais ça devrait encore empirer, disent les réalistes.
Côté Nobel de la Paix, Poutine eût été le premier lauréat depuis longtemps à avoir oeuvré pour une paix et évité une guerre, mais il est un peu rus…tique, et seul le jury (in)dispose.
Côté sports professionnels français, no comment, d’autant que ça ne va pas s’améliorer en vendant les clubs médiatiques aux même gens que les hôtels plus ou moins particuliers.
Mais c’est vendredi, on a (encore) du café chaud gratuit pas taxé, et Yves Montand à l’oeil sur Youtube sans amende Hadopi ou Paypal, alors faut pas se plaindre trop fort non plus.
Pas avant la prochaine élection, en tout cas, ça servirait encore plus à rien que l’abstentionnisme le dimanche, la distribution de tracts le week-end, et nos politiciens sept jours sur sept.
Le plus prudent, à la saison de la chasse, c’est de boire son café calmement à une terrasse protégée des intempéries avant d’aller traîner ses lunettes dans les coins où ça risque de canarder dur, et de secouer 7 fois son clavier ou son smartphone autour de son blackberry avant de twitter des trucs pouvant déclencher le feu croisé des pour, des contres, des godillots, des franc-tireurs, et de leurs contraires, entre autres, entre faux-vrais amis, entre vrai-faux ennemis, entre lapins plus ou moins lapins et plus ou moins crétins, entre touceux-tousseux.
Pour la « vraie » chasse, no comment, on ne peut pas à la fois apprécier de trouver des sentiers tracés pour se balader en forêt et ne pas reconnaître que sans les chasseurs « normaux » du coin, ce ne sont pas EELV ou les pervers chics en barbour et 4.4 allemands ou breaks de chasse anglais qui financeraient leur entretien sur subventions ou dons en crédit d’impôt, ni manger de la viande de temps à autre sans se dire que les tueries industrielles administrativement correctes, et agréées du bout des lèvres en cul de poule par la bienpensance biobo urbaine, ne sont pas plus inhumaines que les pires boucheries de chasseurs viandards. Il y a des gens sympas contre la chasse, il y a des gens bien pour la chasse, moi, je suis neutre, citadin pas très concerné tant qu’on ne tire pas sur mon chat ou les mômes quand on est à la campagne, et du moment qu’on fait des brochettes ou des lasagnes des salopards massacreurs d’animaux protégés et/ou en voie de disparition et autres touristes sexuels profitant d’être dans des pays laxistes en général pour flinguer un peu entre deux plaisirs particuliers.
Pour la chasse aux champignons, nsp, je ne suis que sympathisant amateur d’omelettes et de morilles dans la fondue, mais on me dit qu’il y aurait des voleurs et qu’il faut s’armer pour protéger ses coins, maintenant, en priant pour que les voleurs soient moins bien armés et pas du genre à flinguer au silencieux avant de parler pour ne pas faire peur aux champignons.
S’agissant de la chasse aux subventions, c’était toujours la bonne saison, avant, mais maintenant, comme tout les budgets publics sont à la ramasse, ça devient plus compliqué. C’est un peu comme pour le logement social(site), les emplois fictifs et les comptes en Suisse, il y a du changement, mais avec des amis d’assez longtemps, de bonnes habitudes, des consultants connectés et des conseillers en communication maitrisant Twitter, même les entrepreneurs les moins performants à peine anglophones y arrivent (genre qui croient que les Soviets vont leur offrir maintenant ce qu’ils ont laissé à ceux qui se sont exilés avant ou organisés pour pomper à l’Europe, à l’Etat, aux régions, aux départements, aux intercommunalités, aux métropoles, aux communes, aux associations plus ou moins subventionnées, aux machins bizarres à phynancer les trucs étranges, bref à nager niveau compétition dans les eaux de la nouvelle économie mixte à la française que les prestataires de services public-privés du monde entier nous envient depuis toujours et pour longtemps et pour la longue vie desquels les banquiers suisses et singapouriens font une prière tous les matins avant d’aller vendre des crédits à taux variables en devises solides aux plus lapins crétins des élus chasseurs de plans ballots).
Ceux qui pensent avoir un excellent sens de l’humour et être plus djeuns industriellement et fiscalement plus malins que les vrais patrons sérieux qui se sont longtemps levés plus tôt que Proust, boivent du café en gobelet au bureau plutôt que des mojitos doubles pendant l’happy hour, et ne jouent pas au poker toute la nuit parce que c’est tendance d’arriver déchiré et pas rasé au taf à 11h du mat’ quand on est patron de 12 stagiaires sur un plateau de bureau loué à crédit, mais font un golf quand ils ont le temps pour sortir l’Audi, ceux-là font sur leur iPad des blogs de #geonpis roulant en 4/4 diesel urbain made by Germany et avec leur smartphone qui parle du lobbying de lapins-crétins en instance d’exil à Londres.
Les autres, ceux qui ont un humour de militant de foot ou de supporter de politicien, ceux qui sont trop fatigués par les réunions avec des fonctionnaires, ou trop petits parce que les Frenchonomics pour les patrons pas hauts fonctionnaires encouragés à délocaliser furieusement, c’est l’économie du bonsaï, ou pas assez malins, ou trop fiers, ou avec une conscience trop citoyenne, ou whatever works pour que leur boite ne puisse que survivre en milieu hostile, ceux qui sont hors-jeu pour chasser la subvention tout seuls, suivent le MovE Des Entrepreneurs de France pas encore totalement délocalisés et solidaires de l’UIMM.
«Carton jaune au gouvernement». Pour illustrer le slogan de leur meeting du 8 octobre 2013 à Lyon, la CGPME et le Medef ont distribué aux chefs d’entreprise présents de véritables cartons jaunes, qui ont été moult fois brandis. http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Economie/Medef-et-CGPME-la-conference-de-presse-en-integralite
Quant à la chasse aux voix, c’est un métier de professionnel(le) du serrage de p…aluches, du t…ractage et de la b…uvette.
Il faut se garder à gauche et faire attention à l’autre front qui était populaire avant mai 2012 et dont on ne sait jamais s’il ne renaîtra pas de ses cendres.
Ceci twitté, qui ne va pas à la chasse (aux voix en saison électorale et à tout moment pas interdit et contrôlé) perdra sa place (au soleil avec buvette pas chère, bonne chère gratuite, entre autres notables privilèges d’élus de la République), dés 2014 ou un peu plus tard, c’est la loi de la jungle politique française.