27 janvier : commémorer et/ou lutter pour un monde meilleur ? Chacun fait comme il veut.

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L’instrumentalisation médiatisée d’indignations pour compte de tiers est le carburant de la politique. On n’a rien inventé de moins pire. Ni de meilleur moteur pour le progrès social de marché que le mariage. Les citoyens de France crient pour, contre, ou pas, c’est normal.

De-l-humour-dans-le-chaos Crédits : Kroll

On aurait pu espérer que les excellents citoyens et politiciens français s’intéressent, avant la manif’ du dimanche à Paris, sinon aux déclaration de Cameron sur l’avenir de l’Europe en général et du Royaume-Uni en particulier, à ce dont parle Merkel ces jours-ci, que ce soit à Berlin avec Hollande, à Davos avec les vrais maîtres du monde, ou en Allemagne avec ceux qui n’oublient pas qu’il faut des racines pour grandir, en général. Merkel fait aussi de la politique (mais mieux, avec une autre idée des responsabilité des hommes et femmes en général, hommes et femmes politiques, en particulier). D’abord parce que c’est son métier, ensuite parce que c’est sa fonction. Et on a déjà entendu pire discours en allemand que ses rappels sur l’obligation de se souvenir plutôt que de nier, de demander pardon doucement plutôt que de hurler, et de labourer avec abnégation pour un avenir de paix et de liberté plutôt que de semer des graines de discordes et pires si affinités avec les bruits mauvais ou les fausses fureurs. En tout cas, on ne saurait lui reprocher, à elle, de faire feu de tout bois pour ne jamais oublier que le pire n’est jamais incertain, que la frontière est très floue entre entre le meurtre et le suicide, et que penser à ceux qui ont été martyrisés par le totalitarisme hitlérien, la dérive de la politique et le dévoiement de la démocratie, et surtout l’embrigadement de tant d’hommes et femmes « normaux » manipulés, est un devoir humain, le 27 janvier, qu’il neige, vente ou pleuve en vieille Europe.

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Mais il est naturel, sinon très éblouissant, que les politiciens français, professionnels ou amateurs, et autres citoyens responsables (obsessionnels ou mateurs ?), soient un peu nombrilo-gaulois et sacrifient un jour de congé de temps à autres pour manifester, contre-manifester, s’indigner, se contre-indigner, lutter, exister, bref, faire de la politique plus ou moins haute en général, et campagne plus ou moins électorale en particulier, plutôt que de penser au passé en marchant doucement sur une terre sous laquelle nos morts (se) reposent. Et il est plutôt rassurant pour l’avenir d’une certaine idée du monde en général et de l’humanité française en particulier, que tout le petit monde bienpensant sous drapeau multicolore (à forte tendance rose et rouge, cette fois) se réclame du concept d’égalité, indissociable en France de ceux de liberté et fraternité, pour dialoguer socialement, bruyamment mais pacifiquement, dans les beaux quartiers parisiens à la saison des soldes et sur les bons plateaux TV (pour) français, en période pré-électorale (les municipales de 2014 arrivent à vitesse TGV à en croire la mobilisation des agences de e-communication politique et l’effervescence des comptes Twitter et autres Foursquare, pour ne rien dire de la poussée de vrais et faux nez (Pinocchio, merci de suivre) sur facebook). Dont acte, les trottoirs parisiens et les pelouses du maire en fin de mandat en ont vu d’autres, et l’Europe et le monde ne tremblent plus à chaque fois que Paris cherche à s’enrhumer dans le vent d’une histoire qui la dépasse (avec comme toujours pas mal d’excellents citoyens français de tous bords, toutes obédiences, et toutes préférences, préférant une petite grippe plus ou moins intestinale, diplomatique, ou aviaire, à un coming-out public quand la météo est aussi incertaine que les sondages) au prétexte de libérer les serfs, d’égaliser les roturiers ou de fraterniser avec les minorités communautaristes à la mode du jour (on gagnerait vraiment du temps et du bilan carbone en utilisant une bonne fois pour toutes les manifs les mêmes panneaux recyclables avec écrit : « Touche pas à ma communauté », et on économiserait des frais d’agence de com’ en reprenant pour tous la même playlist d’ambiance musicale et le logo de la main qui avait été une idée de génie des publicitaires de François Mitterrand (qui sont toujours en activité et/ou incrustés dans les fromages républicains, la retraite à 60, voire 65, ou 70 et le passage du témoin et des avantages y afférents étant pour les autres, qu’on soit ex pubeux, ex cultureux ou whatever n’a jamais bossé beaucoup mais a une belle collection de Rolex, étant pour les autres), quitte a prévoir des modèles en rose, en bleu, whatever works, selon les dimanches, et en prévoyant des modèles fluorescents et des pin’s qui chantent Boney M pour les manifs de nuit genre rave à Notre Dame des Landes ou soirées parisiennes avec DJ de soutien aux fiertés de ceux-ci, celles-là ou les autres).

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La e-démocratie, ce ne serait pas la manif avec l’électricité ?

Comme on dit, il faut que jeunesse, même française, se passe (et que le Président normal puisse monter ses muscles durs plus près des téléobjectifs de TV françaises qu’à Tombouctou, à Berlin, à Mexico, en Algérie ou en Somalie), et le 27 janvier est un aussi bon jour qu’un autre pour prendre l’air, même si la météo à Paris (on n’en parle pas sur les chaines TV de nouvelles qui se passionnent, entre une pub pour minitel rose du XXIè siècle et une promo pour des bagnoles made à l’étranger dont un seul baril hybride lave plus blanc que les autres diesels, pour le Vendée Globe en attendant la manif, amüsich, voire un peu manipülatich, peut-être, ou au moins symptomatisch d’une certaine idée, assez éternelle au demeurant, de l’information) est plus dissuasive que les beugl-hulements de la Boutin ou les meugl-encouragements de la Bachelot. Et puis, de temps en temps, il faut bien changer un peu la République, pour ne pas trop changer de République (ou alors changer le pays, mais c’est un vaste programme, sinon changer de pays, mais ce n’est pas très populaire, en général, même si on a de bonnes raisons, un fan club solide et un nom pré-destiné comme Départ-Dieu ou de Gaulle …).

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On (se) dira que tant que les djeuns ne brûlent pas de bagnoles garées dans les rues (surtout la nôtre, sauf si on a une excellente assurance et envie du nouveau modèle avec la prise multi-mini-iBidule-USB et le GPS mondial qui parle toutes les langues en mode homme ou femme ou  pour tous), et que leurs manifs ne créent pas d’embouteillages aux heures de bureau (pour ceux que ça concerne encore) ou pour les retours de week-end (pour ceux que ça concerne parce que leurs mômes n’ont pas encore l’âge de refuser d’aller à la résidence secondaire, au ski ou à la plage avec les darons et qu’ils ont encore les moyens de ne pas économiser pour la maison de retraite) et que la station de métro n’est pas fermée ou saturée de provinciaux cherchant leur courant, leur gourou, la sortie pour la manif’ ou l’entrée du BHV … jusqu’ici, tout va bien.

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C’est comme ça …

Renaud Favier – 27 janvier 2013 – Café du matin à Paris

PS : bien sûr, on peut écrire, même sur l’amour et autres passions plus ou moins humaines et plus ou moins dangereuses, en peu de mots (oui, Shakespeare écrivit à ce sujet, dit-on, mais il écrivit, ou pas, tant de choses, et on en dit tant, et plus, et leurs contraires, jusquezéycompris que Shakespeare n’a peut-être pas existé, va savoir …), mais le temps de Twitter n’est pas celui de la démocratie durable ; on peut penser avec beaucoup de ponctuation (ou en tout cas la dose réglementaire selon les standards d’avant qui sont un des seuls trucs de l’école d’avant qu’on respecte encore un peu, maintenant) mais le grammaticalisme n’est pas un humanisme ; et on peut s’indigner en promenant des slogans dans les rues, un dimanche ou l’autre, mais le manifestationnisme n’est qu’une des manifestations possibles de l’activité du neurone au chaud sous la casquette publicitaire et/ou partisane, et on risque moins d’attraper un rhume en faisant les révolutions entre mai et juillet comme tout monde qui sait vivre à la française (et part en vacances en août), pas en plein hiver comme (et avec) des twitlitants d’avant l’électricité (et la TV, enfin ça devient de moins en moins indispensable, et la manif, enfin ça fait débat sur Twitter, justement, et le mariage, enfin ça se discute sur facebook, justement) pour tous.

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PPS : certaines dates on un double sens (voire un double sens unique), mais les mots ont un sens, même dans Twitter, et si on peut dire, écrire, twitter et facebooker presque tout et son contraire sur le mariage, les manifs et touça-toussa pour tous en(tre) français sans insulter personne, ni l’intelligence, du moment qu’on conserve un minimum de sens de l’humour, jsuquezéycompris dans les quelques milliers de pages de lois franco-françaises sandwichées entre les règles européennes et les particularismes néo-féodaux sans que ça n’ait aucune espèce d’importance pour l’avenir de la civilisation, d’incidence sur le centralisme démocratique de Solférino ou Matignon, ni beaucoup d’impact sur le monde réel à plus de 5 km du centre de Paris, on ne peut que sursauter en constatant que les rares twits en français faisant honneur à la mémoire des victimes de l’Holocauste nazie commémorent mécaniquement un passé inhumain, tandis que ceux en globish-English incitent à se lever (voire s’élever) pour un futur humain.

PPPS : ceci twitté, la France et ses médias s’intéressent plus à la manif’ télégénique à Paris (voire aux course de bateaux autour de la Vendée et aux soirée VIPeople à Paris) qu’aux invisibles d’hier et imprévisibles demains d’Europe, c’est … normal, maintenant.

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Vu à la TV : chômage, #Cassez, Mali, et de Funès toujours mort (byzeway, Gainsbarre aussi, dommage aussi)

juliette_greco_et_serge_gainsbourg_diaporama Crédits : Gala

Il y a des matins où il faut monter le son de Gainsbarre sur Youtube, pêcher quelques photos d’avant l’interdiction du tabac sur Google images, et laisser les pépères des radios et TV commenter en coin d’écran en écoutant la Javanaise. C’est mieux, pour déguster le café.

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Non pas que les journalistes du matin soient aussi caricaturalement bonimenteurs sur le chômisme que Montebourg et autres athlètes professionnels de l’élément de langage du commerce ou fait maison mais toujours mastiqué avec application sur la compétitivitude ou autre sujet d’auto-satisfaction gouvernementale, ni d’ailleurs que la stabilisation provisoire du chômage (+300, c’est l’épaisseur du trait si les statistiques n’ont pas été bidouillées) ne soit pas une bonne nouvelle ou que la perspective que Good Year ferme une usine en France soit une réelle surprise alors que les Français n’achètent plus de bagnoles (ou alors des tanks, camions ou véhicules de course allemands ou japonais aussi chers que des appartements mais avec canapés en cuir anglais plus luxe et moins soumis à l’ISF que l’immobilier, et des 4L 2.0 fabriquées en Roumanie ou au Maroc, en attendant la VW low-cost made in China et les nouveaux modèles garantis 7 ans avec prise USB et sièges chauffants/massants à l’arrière made in Korea, pour ceux qui n’ont pas de Rolex, ou qui les collectionnent mais ne peuvent pas se tromper tout le temps) et qu’à part Toyota qui assemble des Yaris près de la frontière belge et Mercedes qui monte des Smart près de la frontière allemande, plus personne de sérieux n’imagine fabriquer, sauf subventions massives empruntées sur les marchés et redistribuées par les Fool-Monty boys et/ou les régionaux de l’étape, des vraies voitures vendables normalement à des clients payant avec de l’argent pas emprunté à taux zéro, gagné au loto ou collecté au taux de 75% et plus si contitutionnalité. Mais la baisse du chômage, c’est aussi crédible que les deux premiers mariages de Gainsbarre, et ce sera bien entendu moins durable qu’une partie d’échecs (pour le reste, qu’il y ait eu anguille sous sucette, ou pas, c’est leur affaire) ou autre Comic Strip avec France Gall.

Serge Gainsbourg

Non pas que les journalistes d’avant l’heure du café soient particulièrement complaisants sur le sujet de la (pas si) jeune et (vraiment) jolie Française rapatriée d’une prison mexicaine en classe affaires Air France avec accueil VIP à Roissy et passage à l’Elysée entre Frigide Barjot et « Plus belle la vie », ni d’ailleurs que la fille ne soit pas à la fois relativement convaincante et passablement séduisante, ni que son histoire soit moins intéressante ou moins bien racontée que celles que nombre d’habitués des plateaux nous servent à longueur d’écrans (c’est sûr qu’avec le passage au 16/9, on a techniquement perdu en hauteur de vue, et qu’avec les écrans plats, on n’a pas gagné en profondeur de champ) avec options maquillage « retour de Maurice », troupeau de groupies au second plan et hashtag pour twitlitants en bas d’écran, mais ceci n’a guère plus importance, et ne concerne directement guère plus de gens, que de savoir si Deneuve et Gainsbarre ont été amants, ou pas, au siècle dernier.

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Non pas qu’il ne soit pas très excitant de connaitre avant le lever du soleil l’avis de tous ceux qui se disent que les manifs et contre-manifs, ou vice-versa, sur le mariage pour tous, ou pas, sont l’occasion, sinon de prendre parti ou pire, un risque politique médiatisable,  d’être « vu à la TV et sur Twitter » comme Frigide Barjot, ou Pierre Bergé, même s’ils ont raté le coche de la libération de Florence #Cassez (dont on ignore encore si elle va manifester), ne sont pas en tête du Vendée Globe (pas de pot, même si certains skippers avaient un avis, il s n’auront pu manifester ni pour une coalition, ni pour l’autre), ne savent pas s’il va neiger en banlieue Ouest (tiens, Dieu a de l’humour d’avoir fait tomber la neige dimanche dernier et de s’amuser à ne pas départager les deux camps en leur offrant à chacun le même genre de temps gris pas terrible pour le bronzing en ville, mais très potable pour un petit manifesting à Paris à la saison des soldes, en attendant le retour des beaux jours pour les vrais apéros facebook), n’ont pas été assez engagés dans les guéguerres de #UMP ou #PS pour avoir assez de followers sur Twitter ou d’amis sur les réseaux sociaux qui comptent maintenant, pour être classés « Geek d’or » dans Télérama et pouvoir prétendre naturellement à un petit maroquin, un bon siège ou au moins un fromage cool et confortable « à la Lang », au remaniement pour les uns, à l’alternance pour les autres, mais franchement, si le truc était moins instrumentalisé, si le pays était moins fanatique de frondes suicidaires genre guerres de religions et autres affaires Dreyfus ou 68arderies, et si l’alternative pour les journaux TV n’était pas un rave de néo-larzaciens à Notre Dame des Landes ou le témoignage d’un réparateur de Toyota de Tombouctou dont la femme du cousin aurait peut-être été renversée par des gens dont le visage était masqué par un turban dans les années d’avant l’intervention providentielle de la France de François Hollande au Mali mais tout laisse à penser qu’il pourrait s’agir de terroristes apatrides dont on préfère ignorer qui les arme, dont on ne veut pas savoir qui les manipule, et dont on ne serait pas hostile à l’idée que les Algériens les liquident avec courtoisie, mais fermeté, en attendant que l’ONU ou assimilé décide qu’il est urgent d’arriver pour vérifier la pression des pneus des véhicules blindés. Mais on connait la musique, surtout quand c’est tout le temps Boney M, les People ou Dalida, et tout ceci (tous ceux-ci ?) est évidemment à peine plus sincèrement provoc’ et à peine moins médiacosmétiquement cousu de fil blanc que les liaisons de Gainsbarre avec Jane ou Brigitte, et on ne va pas brûler des vieux billets à la TV ou faire trembler de nouveaux vieux tabous (le vieux beaux frémissant face caméra, en revanche, on n’y coupera pas),  dans le poste pour si peu (« Il n’y pas mort d’homme », répèterait Jack qui à de l’humour et de l’à-propos, sinon toujours le sens du réel ou la décence de se taire, mais radote un peu depuis qu’il à dépassé de bientôt 15 ans l’âge de la retraite, et n’a probablement pas été informé que Gainsbarre est mort par ses vieux potes djeuns dont on dit qu’il carottait les primes de cabinet quand il était vraiment aux affaires, ni par son vieux pote dvieux Bergé qui sera aussi en tête de manif mais est réputé plutôt ségoléniste -Ségo a un temps été annoncé à la présidence de l’IMA qui vient d’être offerte à Lang, 73 ans et plein de dents (plein dedans, ça fait « full of it » en British, amüsich, nicht ?)- et a d’autres chats à fouetter, djeuns à coacher et puissants à flatter, même s’il consacre moins de temps à ses collections d’art depuis le décès de YSL, si ses journaux tournent aussi tout seuls que ses autres business, et si ses conseillers fiscaux doivent s’occuper de l’intendance pendant qu’il surfe -assez bien, au demeurant- sur la tendance et les ondes).

charlotte_forever_1985N’est pas Gainsbarre qui veut (heureusement, ça serait musicalement génial et bon pour les comptes de la nation parce que c’est un des artistes pas trop oisif intermittent, pas trop exilé fiscal -alors qu’il aurait pu demander un passeport de sa Russie de racines sans surprendre, voire ébranler, autant que d’autres- , et vendant sérieusment à l’étranger, mais il faudrait imposer l’ethylotest à la TV -cela dit, ça permettrait d’écouler les stocks devenus invendables-, trouver un prétexte constitutionnel pour réformer la loi sur la cigarette aux comptoirs et autres lieux publics -cela dit, ça devrait assez facile de surfer sur le concept d’égalité pour tous, notamment entre les fumeurs et les non-fumeurs, maintenant- et rehausser le niveau général du neurone, parce que les chansons « à la Gainsbarre, ça tangente parfois le 2è degré, et on a perdu l’habitude, entre les éléments de langage de publicitaires intérimaires pour communicants professionnels, ou vice-versa, les slogans de manifestants et artistes permanents pour téléspectateurs et auditeurs intermittents, et vice-versa, et les panneaux de manipulateurs simplets pour journalistes compliqués, et vice-versa), mais quand même, ça serait rafraichissant d’avoir un Gainsbarre pour mettre les pieds dans le plat au JT de temps en temps, entre #Cassez en représentation à l’Elysée entre une détention longue mais heureusement provisoire à Mexico et une installation à Dunkerque (qu’on lui souhaite seulement provisoire sauf si on lui propose le siège de maire pour 2014 et de députée en 2017 ou plus tôt en cas de dissolution, parce que la politique, ce n’est peut-être pas le plus vieux métier du monde, en tout cas ça se discute, mais c’est le seul garantissant un emploi et une retraite en France ces temps-ci), Bergé de passage à Paris pour un défilé de mode et un défilé à la mode (on ne pourra pas dire qu’il s’est défilé, même s’il sait défiler, et honni soit qui penserait à l’anglaise), la Barjot qui laboure le gazon (honni soit qui … d’autant que le cheval ne broute pas comme un vulgaire bovin, il se nourrit avec élégance, et crottine ensuite avec distinction, comme chacun devrait savoir s’il lisait « Polo International » et « Jockey Club Magazine » comme les gens des premiers rangs aux manifs à Paris, ou jouait au tiercé consciencieusement comme tout le monde qui ne sait pas comment dépenser ses allocs en France) sous la Tour Eiffel entre un show et une interview, et les autres twittos en replay de Berlin, Bamako ou leur placard.

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Avec tout ça, on a oublié de Funès … heureusement que l’anniversaire de sa mort n’est que dimanche (ça va être difficile de choisir sa chaine demain aprèm’, entre l’inévitable Rabbi-Jacob (hymne à la tolérance) sur la chaine laïque, la Folie de grandeurs sur la chaine politique, DR House sur la chaine pour les ménagères de 50 ans (plus ou moins)  et la Pride sur les chaines de nouvelles continues pour tous ceux qui ne sont que sympathisants, ou opposants, ou pas mais qui sont contre les manifs, ou pour l’autre, peut importe, en tout cas que ça passionne de savoir qui sera à droite de Saint Bergé, si les chiffres officiels de la préfecture monteront lus vite à 15h37 que le dimanche de la manif d’avant, et si les chiffres des organisateurs seront juste un peu plus élevés que ceux des organisateurs de la manif d’avant, aussi grossièrement surestimé que pour toutes les manifs (ou les élections internes de certains partis, voire pays, dans certains bureaux de votes où il n’y a pas que les morts officiels qui votent, mais c’est un autres sujet sociétal, quoique …) mais plus parce qu’il faut dépasser la manif d’avant, et bétonner avant la manif d’après, même si tout le mone s’en fiche parce que le texte de loi est prêt, clientélisme et respect d’engagements électoraux -une fois n’est pas coutume- obligent, et que personne n’a la moindre envie d’aller voir si d’autres démocraties adultes et civilisées n’auraient pas des suggestions à faire, moins encore de monter le truc au niveau européen parce qu’entre les anglais et les allemands, on risque toujours de perdre le contrôle de la situation, voire de finir en slip sous la pluie, ou même de se faire mettre … en minorité.

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En tout cas, avec ou sans de Funès, on a une belle « Zizanie », en France, maintenant …

Renaud Favier – 26 janvier 2013 – Café du matin à Paris

Le bonus : « Je garde le taxi … », tout Gainsbarre en 4 mots.

PS : « De toute façon, les Anglaise … »

PPS : byzeway, Vadim aussi est décédé (en 2000), inutile aussi d’espérer son avis sur les manifs, les fantasmes, le sexe, l’amour, les femmes, la France, les hommes, la politique, les moeurs, les fantasmes politiques, ou les moeurs et fantasmes des hommes et femmes politiques français(es) de ce siècle, mais on peut regarder ses films (ou des extraits sur Youtube si on est loin d’une médiathèque performante et qu’on n’a pas trop les moyens de gaspiller ses allocs ou autres revenus politiquement moins corrects) plutôt que de mettre la TV ou d’allumer Twitter, si on a fini d’écouter Gainsbarre avec le café mais qu’on n’est pas obligé d’aller faire les courses, qu’on n’a pas pas envie d’aller courir les soldes, qu’on ne bosse pas ce week-end et qu’on connait de Funès par coeur.

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Homme-Femme 2.013, mode d’emploi (et #FF from #Paris, with Love)

jmd4ntn9 Crédits : inconnu

Avant, l’amour était déjà objet de désir de réseautage social. Plus ou moins dialoguant selon préférence pour coups foudroyants ou tirades à la Cyrano, et gratuit selon qu’on était du genre timide à le dire avec des fleurs, ou plutôt carte VIP, hôtel bling et pâtes aux truffes.

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Avant, il suffisait globalement de connaitre les horaires de ciné, de disposer plus ou moins provisoirement d’un lieu plus ou moins horizontal genre sol de grotte, canapé du salon ou bagnoles des dvieux, et de savoir compter les jours, pour faire affaire sans trop de risques de MST graves ou pires.

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Avant les nouvelles technologies de communication pour agacer les parents en twittant à table et se faire remarquer dans la cour de récré avec un mini iPad si on n’a pas l’âge de sortir le soir, ou s’occuper contre la tapisserie si on n’a pas la technique pour draguer les filles en surboum, puis en boite, enfin en thé dansant (en « rave », c’est encore autre chose), et autres innovations sociétales, les fondamentaux étaient simples.

Crédits : Sigmund & Co.

Avant, ça pouvait être un poil angoissant la première fois, mais avec un peu d’habitude, même les garçons les plus empotés finissaient par devenir d’honnêtes pères (paires ?) de famille(s) capables d’honorer régulièrement, sinon fidèlement, leur(s) compagne(s) légitime(s), sinon légale(s) selon toutes les traditions locales, de procréer naturellement sans perdre trop de temps en tests ADN ou régimes sans sel, et de continuer à voter à gauche jusqu’à l’âge des Rolex, des Audi et du Viagra (dans les pays vraiment arriérés et/ou réfractaire à la réclame des vendeurs de pharmacopée plus hightech, on préfère trucider les derniers tigres, éléphants, requins ou autres biodiversitudes pour sniffer la poudre de leur pénis séché, ça peut choquer les bobos pervers bas de gamme et autres sportifs amateurs pas habitués à la coke ou autres dopants délicieusement illégaux pour pas trop pauvres, mais de là à faire des manifs ou des réferendums pour un truc qui concerne d’autres gens loin des yeux, du coeur, des corps et du décor de boboland en saison froide …), avec ou sans divorce(s).

030-kalcif-education-sexuel Crédits : Kalcif

Tout marchait à peu près dans un désordre amoureux ni trop grand, ni trop petit, juste proportionné et vigoureux comme il fallait.

private-category-complementaire-img Crédits :  TVTC

Tout ça marchait avec humour et bandes dessinées comme dans les bons journaux (mâtin, quel amour !), rendez-vous à des terrasses de cafés, fleurs coupées, visites de musées ou de salle de ciné comme dans les films de Woody, et week-ends à Deauville pour les amateurs de cinéma français manquant d’imagination mais pouvant s’offrir une heure de bonheur à deux aux machines à sous entre la promenade sur les planches, la crèpe au sucre ou la gaufre au chocolat, et le café avec vue sur la mer (l’amer ?).

gaston-l-amour-de-lagaffe Crédits : Franquin

Le binz tournait sans trop de « couacs », avec plus ou moins de propension pour le mariage pour tous selon les lieux et les moments (mamans ?), de tentation pour la vie en communauté selon les modes et les époques (épiques ?), d’attirance pour la polygamie selon les moyens et la santé (la polyandrie est restée exceptionnelle, aussi techniquement et sociétalement ballot que cela puisse sembler à n’importe quel être humain rationnel au neurone pas offert à la science ou au Parti, pas contraint par les discours de son dirigeant religieux temporel, manipulé par les croyances de son gourou socio-politique ou inspiré par les éléments de langage de son leader maximo, incidemment tous barbus, malgré l’invention du rasoir pas trop jetable ou stupidement polluant, et de la pierre à aiguiser il y a un bon moment déjà), et toussa touça genre amour du cuir, goût du gang-banguisme, fantasmes échangistes et autres formes d’amour plus ou moins courtois. Tout était à peu près globalement positif, sinon normal, et vice-versa, même si certains pacifistes, babas cools, et autres hippies (sans lit ?) faisaient parfois du bruit, voire plus, dans la rue au lieu de bosser ou de faire la guerre comme tous les vrais hommes, les vrais qui ne passent pas leur vie aux défilés de mode ou dans les boutiques d’autobronzant.

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Et puis, ça s’est compliqué, pas seulement parce qu’on s’est aperçu qu’il y avait un lien entre l’amour et la procréation, ce dont certains esprits éclairés se doutaient bien depuis qu’ils avaient étudié la vie sexuelle des roses et des choux, disséqué quelques cigognes, et regardé par la serrure de la chambre de leurs parents les nuits de pleine lune (honni soit qui penserait « pleines lunes »), et que certaines maladies de l’amour libre (libertin, c’est autre chose, et il y a pour l’instant présomption d’innocence, sinon d’irresponsabilité, d’autant que les gens qui ont le brevet des collèges, voire bac+5 et plus, connaissent l’utilité du caoutchouc disponible dans tous les bons WC publics et moins cher qu’un café en front-stage) étaient plus mortelles que l’ennui de la vie de couple bourgeois.

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Pas seulement parce que les gens ont cessé d’aller à la messe (et même arrêté d’aller chez Ikea) le dimanche, même si les cléricaux, les anticléricaux et tous les autres qui sont allés à la #manifpourtous ou à la #manifcontretous diront que s’ils ne savent pas pourquoi ils sont aller battre le pavé sans bien savoir pourquoi et avec qui ou contre quoi, et vice-versa, les dignitaires, zélotes et militants de toutes obédiences et chapelles le savent sûrement mieux que les citoyens normalement républicains, les contribuables strictement démocrates et autres électeurs neutres (hors saison des amours électorales) vis à vis des luttes communautaristes à visage sociétal, tant que les combats d’arrière ou d’avant-garde ne sont pas trop instrumentalisés, que la France ne se ridiculise pas plus devant les journalistes TV du monde entier que quand elle perd une guerre ou rate une libération d’otage à terre ou en mer (pourtant, la Somalie, depuis Rimbaud on sait que c’est un coin compliqué, et depuis Fachoda on devrait avoir compris que l’Est de africain (non, pas l’Est d’Eden), ce n’est pas la Françafrique, n’en déplaise aux nostalgiques des bars de Tana et aux anciens membres des club de golf d’Aden), qu’il n’y a pas mort d’homme (ou d’une certaine idée de l’homme en France ou de l’histoire de France ou de l’homme dans l’histoire de France ou de l’homme entré dans l’histoire ou de l’histoire entrant dans l’homme, ou vice-versa, en tout cas c’est compliqué) et/ou qu’on ne brûle pas leur bagnole dans la rue.

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Avec la mode des cheveux trop longs là où ils ne servent à rien, de l’épilation des poils là où ils évitaient la transpiration à tous avant qu’on invente le déodorant (polluant toujours et cancérigène souvent, au demeurant) pour tous les consommateurs, la mousse à raser anti-ozone en flacons suggestifs pour toutes les colocataires, et les vibromasseurs à 5 lames antipelliculaires et antiredéposition pour tous les téléspectateurs avec ou sans radicaux libres et option GPS en couleur qui parle, les zoms et les fams des pays où on n’a rien d’autre à faire que de manifester à la Bastille le dimanche ou de twittliter des éléments de langage pendant les heures qui étaient de bureau avant qu’on abolisse le travail normal, ont (re)commencé à se chercher des poux dans les têtes.

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Il faut bien dire que, depuis qu’on a inventé la télé pour tous avec de la publicité par tous les temps pour des supermarchés, des séries pour faciliter le dialogue social, et de la musique avec images qui bougent même pas au niveau du bruit des ascenseurs plus ou moins sociaux, la qualité de l’amour pour tous n’est plus ce qu’elle était (« c’est sûr », « clair », « franchement ») chez les ados plus ou moins précoces ou retardés de tous âges.

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Et depuis qu’on a inventé la télé en couleur pour tous tout le temps (et Millenium autorisé à partir de 12 ans sur une chaine « normale » aux heures dites « de grande écoute » sans concurrence face à des séries B et films Z chez les chaines pour les autres pendant que Montebourg s’auto-carricaturait avec amour masturbatoire de mouches sur l’autre chaine), l’amour, c’est devenu comme le ski pour tout le monde qui a une bagnole diesel pour polluer la montagne en studio en temps partagé ou chalet défiscalisant, comme les vacances pour même les consommateurs, payants ou pas, du Grand Journal de Canal sponsorisé par le Maroc qui ne peuvent pas se payer de ballets roses en bord de piscine chic, et comme les Rolex depuis que n’importe quel électeur pas assez minable pour se contenter de 5000 par mois peut s’en payer une avant la cinquantaine, un peu inélégant, voire franchement vulgaire.

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Depuis qu’on a choisi comme jingle du 20 heures le cours et la tendance du chômage du jour sur le marché français et l’angoisse du lendemain qui déchante pour tous ceux qui ne sont pas fonctionnaires, protégés ou employés sur un malentendu, un piston ou une convention de stage avec rémunération d’un pourcentage du SMIC, en France, plus personne n’a le temps, ni la motivation, pour le sexe avec amour (ou même juste entre amis comme dans les films contemporains et les romans d’avant, entre inconnus comme dans les vidéo-clips du siècle d’avant et les publicités de maintenant pour parfums et autres indispensableries pour doper son pouvoir de séduction en gaspillant son pouvoir d’achat, ou entre collègues de bureau comme avant l’invention des mini sex toys télécommandés silencieux qui permettent de moins s’ennuyer en réunion si on n’a pas de iBerry (ou si le wifi ne marche pas) ou si on a des voisins un peu cafteurs, péniblement concurrents, voire hiérarchiquement nuisibles), même les couples « normaux ».

l'amour Crédits : Quirit

Même les sportifs, politiciens (élection, érection, même combat ? mêmes cons bas ?) et autres oisifs professionnels sont débordés entre les briefings d’avant match, élection ou défilé de mode, avec leurs avocats, lobbyistes et communicants, et les rdv d’après saison, élection ou récréation, avec leurs conseillers fiscaux, et peuvent à peine se permettre leur 5 à 7 quotidien ou leur troisième mi-temps tout le temps (et maintenant, avec les 35 heures et leurs options, ceux qui ont encore provisoirement un boulot plus ou moins utile mais donnant droit à payer les tickets de ciné à taux plein bossent 70 heures payées 39, ceux qui n’en ont pas encore ou déjà plus et ne touchent pas de retraite passent 70 heures à chercher sur internet, chez Pôle ou dans les journaux spécialisés le taf disparu #InRealLife, alors inutile de se demander si les gens « normaux » sont concernés), surtout depuis qu’on peut être critiqué à la TV pour ça même si on fréquente les bons dîners en ville et si on a des avocats sachant comment être « vus à la télé ».

humour-coquin-83-l-amour-primate-mini Crédits : inconnu

Un moment, grosso modo quand le Minitel rose a décollé, on a pensé, non pas que la France tirerait sérieusement … son épingle du jeu, parce qu’entre Concorde et les avions renifleurs, on avait déjà compris que le mythe du brillant Frenchie viril « à la OSS 117 » auquel rien ne résistait avait pris un gros coup de plomb dans l’aile et avait peu de chance de revenir au premier plan à la saison des Bernard (HL, Tapie, Arnault …) comme du temps de la jeunesses de Jean-Paul (Sartre, Belmondo, et même Gaultier …) qui faisaient chavirer les coeurs du monde entier sans chéquier, que les nouvelles technos de communication, les messageries, les réseaux sociaux, touça-toussa ranimeraient la flamme.

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Mais ça aussi, ça s’est avéré assez vite décevant, même dans les cercles de geeks VIP à iPad avec rabat cuir pour parties fines (wi-fines ? ouïe fine ? grandes oreilles ?) en hôtels plus ou moins particuliers mais toujours avec piscine et 3G (point 3G ?) dont l’avenir politique et les voyantes professionnelles, ou vice-versa, ont disparu.

amourascendant Crédits : Paujour

Et ça a fait long feu, après quelques étincelles parfois, dans les milieux plus « normaux ».

Le_mariage Crédits : J Kohl

Maintenant, si on n’est pas particulièrement émoustillé par les affiches dans le métro parisien pour des « rencontres extraconjugales discrètes entre 100% de membres (oh ! le joli freudisme) dans le même état d’esprit (esprit, es-tu là ?) », excité par les publicité à la télé pour « le 1er site pour célibataires exigeants avec sélection à l’entrée pour des rencontres de qualité », alléché par les SMS et autres coins d’écrans proposant des romance sérieuses et des relations durables, ou en  pré-extase à l’idée de « voir plus grand pour vos rencontres » comme c’est proposé avant et après les flashs d’information, les bulletins météos et les journaux sportifs sur les médias qui font de l’audimat, on peut tenter le speed dating du week-end #InRealLife, aux soldes dans les magasins de décoration d’intérieur (les librairies, c’est bien si on aime les intellos d’un sexe, l’autre ou whatever works, mais on risque de devoir discuter longtemps avant de pêcho ; quant aux boutiques de fringues, c’est quand même un peu embarrassant de zoner au rayon soutien-gorges si on n’est pas trop concerné personnellement, et on à assez peu de chance de pêcho des filles, ou whatever works selon ses goûts et couleurs, en essayant un jeans pour pré-quinqua ne faisant pas assez sport et mangeant un peu trop, dans les travées parce que les cabines sont fermées pour cause de plan vigipirate) et/ou aux #manifpourlesuns contre ceux là si on y trouve un collectif en accord avec ses moeurs et ses convictions plus ou moins fortes, aux #manifcontrelesautres avec ceux-ci si on sait où sont les courants sympathisants mais pas de moeurs excluantes ou trop en désaccord avec ses éventuelles convictions, ou aux #manifcontretout si Mélenchon n’est pas en lutte au Vénézuéla, que les protestationnistes moins hystériques ne sont pas en mode « wait & see » au cas où un maroquin serait possible sur un malentendu au remaniement, et s’il ne pleut pas à la Bastille (sinon, il y a sûrement des gens qui aiment draguer aux marges des FN et autres mouvements de râleurs de droites pas casés à l’UMP ou émigré dans un des centres droits attrape-tous, mais il faudrait consulter internet pour savoir où sont les endroits pour ça), mais ça vaut quand même le coup de tenter la drague sur internet si on manque de chaussures chaudes bien imperméables, si on a le dos un peu usé ou si la copropriété chauffe les apparts à donf, auquel cas ce serait ballot d’aller se geler les bonbons dans le métro où le wifi est aux abonnés absents dans la moitié des stations pour, au mieux sautiller sur Boney M, Dalida ou les Village People avec les djeuns et moins djeuns de la gay pride ou de la fierté Barjot selon qu’on est dimanche pair (bon pères ?) pour tous ou impair (ou alors « une paire » ?) des autres, au pire payer un diabolo-menthe au prix d’une bouteille de Bordeaux pour regarder les touristes et les professionnel(le)s (se) croiser devant les boutiques à trucs flottant entre l’obscène stupidement inabordable et l’économiquement pornographique en solde, en espérant que l’âme soeur se posera à la table d’à côté avant que le garçon n’exige qu’on paye une nouvelle conso au prix d’un petit repas pour deux en province, et commandera un lait fraise, un thé ou un café plutôt qu’un Picon-Bière ou une « coupe », à l’heure où les fauves honnêtes pas trop retirés des voitures boivent sans alcool (et pas le truc le plus cher de la terrasse comme à la plage de St Trop’, au resto de Courch’ ou à la boite tendance en ville, par routine d’enfant gâté et/ou pour tester l’épaisseur du cuir du portefeuille et confirmer la capacité du quidam à payer la passe dans un hôtel filant des commissions aux apporteurs/ses d’affaires et ne dénonçant pas les clients pour un « oui » un peu trop libertin, pour un « non » mal entendu ou sur un simple malentendu interculturel).

Porno Crédits : Delucq

Ceci twitté, la drague sur facebook ou Twitter, ça demande un peu d’instinct, en plus de la technique pour pêcho en 140 caractères, de la capacité à taper sur les touches de 2 millimètres carrés de l’iPhone sans trop s’énerver avec des doigts de 10 cm de long, et de la résistance au décalage horaire si on draguouille genre au Japon ou en Californie tant qu’à être dans le cloud, parce que le plus souvent, 20/20 c’est le nombre de kilos en plus que sur la photo (quand ce n’est pas un avatar) et d’années de plus que dans le profil (quand ce n’est pas un robot rabatteur vers les sites marchands de celles-ci ou ceux-là), et un puis de l’humour, parce que sinon, c’est comme regarder les émissions de télé-vente de tout et n’importe quoi le matin plutôt que de taffer (ou de faire dsport), ou de laisser la chaine TV des parlementaires français allumée après Bibliothèque Médicis, genre à l’heure de la sieste en France où ils passent les questions au gouvernement (#QAG sur Twitter) ou des sessions de questions-réponses de commissions en replay, ça peut être salement dépressivant si on n’est pas fou d’amour pour la présentatrice, le démonstrateur d’aspirateurs à vapeur ou un(e) parlementaire (tous les goûts sont dans la nature et tolérables avec assez d’humour et un peu d’amour, mais entre les OGM, Fukushima et les chaines d’information continue, tout ça a bien muté depuis le temps des poètes comme Reiser et de l’amour peut-être un peu fou, mais #InRealLife).

fous-damour Crédits Reiser / Glenat

Bref, il fallait marquer le coup pour célébrer, non pas un petit cinquantenaire de crise, non pas un maigre centenaire comme presque tout le monde né ce siècle le deviendra sauf accident, pas même un demi-millénaire de rien du tout comme pour cette guerre entre la France et l’Angleterre qui ne se joue sur le terrain de rugby que quand vraiment toutes les autres options et positions sont épuisées, et quand même pas encore le millième parce qu’on n’est qu’au début de cette année (byzeway, il est tout juste encore temps de souhaiter une bonne année 2013 : http://bonneannee2013.wordpress.com/), mais le 750ème billet du blog « Café du matin à Paris » écrit avec autant d’amour que la météo et l’agenda le permettent (et un peu d’humour quand le temps s’y prête), et exprimer une sympathie sincère, voire un début de tendresse aux nettement plus de 250 000 visites de passant(e)s (sans souci ?) sur le blog ( http://www.facebook.com/cafe.renaud ) et ses annexes :

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Renaud Favier – 25 janvier 2013 – Café du matin à Paris

PS : « C’est l’histoire d’un amour … qui apporte chaque jour … les matins merveilleux … c’est l’histoire d’un amour … qui ne finira jamais … » alors les histoires de mariage, consentants ou pas, de guerres de religions, consentantes ou pas, et toussa-touça …

PPS : bien entendu, il y a des liens vers des histoires et/ou chansons d’amour en cliquant sur la quasi totalité des images, mais si on est trop pressé, ou pas intéressé par le sujet, ou si on est très conventionnel, on peut aussi célébrer Louis de Funès, devenu invisible il y a 30 ans.

PPPS : et si on aime danser avec humour sans se faire de noeuds aux cerveaux sur qui devrait aimer qui, ou pas …

PPPPS : mais tout a une fin, si possible avec une chanson, de préférence d’amour (d’humour ?), c’est comme ça.

With Love

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