Quand on n’a que l’humour … politique

Le rire, propre de l’homme ? Impossible, les animaux seraient en voie de disparition sans un solide sens de l’humour. En tout cas, l’homme politique a un humour « différent », un peu « reloud ». La femme politique aussi, mais on rit de meilleur coeur avec elle, en général.

La cravate, c’est comme les notaires, en France politique on y reste très attaché

Parce que l’humour de maître (mettre ?) du monde de sexe mâle (mal ?), quand même, c’est un peu primaire (ou pas, on ne sait plus avec toutes ces histoires, il faudrait demander aux filles de Solférino mais elles n’ont pas l’air d’avoir très envie que le candidat en liberté conditionnelle puisse se présenter par correspondance depuis sa terrasse à 50 000 dollars).

C’est inextricable, cette histoire, parce que sans les cheveux, c’est pire

Et l’humour de zoms politique de 2nde classe, genre secrétaire d’état de canton aux ambitions moins limitées que les prétentions, c’est pareil, en plus vulgairement pire.

Le harcèlement est partout

Ceci dit, le massage de vieux pieds, pour un politicien, ce n’est pas un crime mais une déformation professionnelle. Et puis il y a des risques du métier inévitables si on fait ses courses sa campagne sur les marchés.

Proposition indécente ? A l’insu de son consentement ?

Mais il ne faut pas être injuste : parfois, involontairement, sur un malentendu, ils nous en racontent de bien bonnes quand même, et on tombe volontiers dans le panneau quand on a le temps, pas de mémoire et qu’on est de bonne humeur (en fait, il vaut mieux être supporter inconditionnel quand même, sinon on peut trouver ça très infantile leurs jeux des mille bornes aller-simple en sièges en velours sur fonds publics).

Oui, ou non, ou peut-être, pourquoi pas, mais plus tard, ensemble en tout cas et surtout « Votez pour moi »

Mais quand ils joignent le geste à la parole, des fois, ça devient pédagogique, voire aléatoirement hilarisch, nicht ?

Soyez vigilants, attention ! Sourire donne des rides, c’est strictement interdit au-delà de 75 ans sous peine d’amende, et de retrait de points retraite

Et quand les pubeux (un pubiste c’est comme un communicant, ça a les mêmes voitures bling-polluantes et la même montre de luxe inutile mais c’est la génération d’avant, ceux qui donnent gratuitement des leçons de morale en plus parce que comme ils ont fait 68 en 2CV quand ils étaient supposés étudier, ils sont membres immortels de droit de l’académie permanente de la morale et conseillers à jetons de présence du Conseil National des Rebelles) s’emmêlent, genre Séguéla en overdose d’autobronzant qui trouve qu’un hôtel particulier ça ne se fait que de notre côté de l’Atlantique sur prêt de banque publique et pas à New-York avec les sous hérités par une femme légitime, surtout quand on est rive gauche et qu’en plus on est repris épris de justice, on frôle les limites de l’humour noir de bon goût (OMGC !) sans jamais y tomber comme dirait quelqu’une. Le syndrome « Indignez-vous » : just do it, il en restera toujours quelque chose, même si c’est aussi crétin que pas très crédible.

Ceci dit, dans le série de l’humour noir publicitaire à résonance politique (on dit « communication politique » dans le pubcosme) plus ou moins forte, les communicants post-pubères mal rasés parce que ça fait djeun et tendance ne sont pas nécessairement moins amortis que les vieilles barbes pubeuses bronzées (campagnes publicitaires, campagnes électorales, même com-battants ?) et si j’étais Djeuns en 2011, je trouverais que l’emploi, c’est pas un sujet de plaisanterie pour les pubs à la TV. Hélas.

Si on avait le temps d’écrire et de lire plus sur la communcation politique en particulier et la vie des bêtes en général, on pourrait sourire aussi du lancement de la DS4  (DSKatr ?) en pleine campagne électorale de DSK (moi, je dis que s’il blitzkrigue le procès à New-York depuis son jacuzzi avant que la femme de ménage ait eu le temps de lustrer les urnes pour les primaires, il reviendra à Paris et sera élu par acclamation comme quand Napo est redescendu des Pyramides de 4000 ans ou quand le Général est arrivé en Gaule après ses dix, voire 60, ans à prêcher dans le désert), à celui du Better Life Index de l’OCDE (la France est 18ème dans ce nouvel indicateur du bonheur brut national inventé par les fonctionnaires internationaux de l’Ouest parisien, c’est probablement mieux que notre classement pour les Universités ou à la FIFA, on ne peut pas être premiers partout comme pour la palme de l’humour politique involontaire, enfin on espère que c’est involontaire parce que quand même c’est pas juste pour rigoler qu’on leur offre des retraites dorées dés 50 ans à eux-tous, même le sénateur Mélenchon qui a un chouïa de goût de l’auto-dérision mais pas radicalement plus le sens de l’humour que d’autres) en passant par la dernière des extrêmes-radicaux du centre ou des fournisseurs de (munitions pour Tontons Flingueurs) la Cour (c’est pas en principe terminé depuis 2 siècles et des brouettes que des versaillais déguisés comme des arbres de Noël avec des perruques racontent n’importe quoi sur commande, ou pas, et que le Roy ne les écoute pas et ils le savent et il le sait et ils savent qu’il sait et il sait qu’ils savent mais ils s’en lavent tous les mains et nous aussi alors qu’on sait bien que c’est pas bien, comme pour le coup de Ponce Pilate mais là il y a prescription, et surtout présomption de non-lieu innocent mais pas coupable ?)

Une pensée quand même pour feu Séguin, lui c’était vraiment le meilleur d’entre eux, et ce n’est pas une blague

Mais on va se poser des QPC (c.. pc ?) si je ne parle un peu des filles. Il ne faut pas baisser la garde (… ?) devant la présomption de sexisme consentant, alors allons-y pour la vanne de Roselyne.

L’humour de fille, c’est pas pareil.

C’est drôle, ça ?

Des fois, il y a  plus (trop) de neurones que d’hormones dans l’humour de filles et nous les zoms, même si on ne fait pas de politique, on comprend juste pas et si on comprend on trouve ça juste pas drôle.

C’est drôle, ça ?

C’est comme les blagues sur mai 81, l’humour de filles, c’est par définition de mauvais goût.

C’est pourtant drôle, ça ! ‘ »Une messe est possible », il avait dit parce qu’il avait de l’humour, Tonton, mais de là à planter une croix, c’est comme si on mettait une rose sur sa tombe …)

Mais l’humour de filles, des fois c’est comme le foot de filles (bravo les Lyonnaises qui ont gagné la Champion’s League hier soir contre les Allemandes, elles, même si le 2nd but est marqué par une Suissesse et du pied gauche : enfin des joueurs qui honorent leur/notre/un/le maillot bleu), faute de mieux c’est pas mal quand même (pour la vidéo de Lagarde avec son béret, débrouillez-vous, pareil pour les blagues (plus ou moins drôles) de blondes en politique, tapez MAM ou Marine ou celle dont on a oublié le nom qui est encore provisoirement ministre surmenée d’on ne sait pas quoi et on s’en fiche parce que confondre Renault et Renaud ça ne se fait juste pas, ou lipdub UMP, ou un truc du genre sur Google ou jeplanteunarbre.com qui fait pareil mais en plus « green »).

Pour les blagues hilarantes de brunes, taper PS ou Solférino, c’est la spécialité de la maison #PS depuis que YoYo est parti et il y même des comiques invitées d’EELV des fois (attention, si c’est un jeune brun d’une cinquantaine d’années, c’est beaucoup moins drôle, surtout quand on a connu Jack).

Quant aux rousses, c’est moins commun même si on arrive à en faire venir deux à la fois sur un plateau TV de temps en temps, mais si on apprécie l’humour de versaillaise austère qui essaye de (se) faire marrer, il y en a une qui tente de temps à autre de dire un truc de vieille djeun, genre « salut les twittos », quand elle ne promène pas ses (l)armes de jeune crocodile dans les ruines de l’UMP au Japon.

Ceci dit, si Lagarde est cent coudées au-dessus des blagues de Roselyne ou de l’autre comique qui est partie chez le radical du centre après avoir perdu la coupe du monde de foot, ses blagues de female chauvinistic en anglais peuvent tomber un peu à plat chez les Gaulois, et c’est bien fait, parce que se moquer des majorités, ça ne se fait pas chez ces gens là ; dans les chansons de Brel en politique, même avec des fleurs.

Mais revenons aux grands classiques du comique politique français. La sauce béarnaise, par exemple, c’est un peu vieillot, limite avant-guerre, mais tellement bon.

Et plus près de nous, Guy Mollet appréciait « Quand on n’a que l’humour… »

Quand à Henri, c’est l’idole des jeunes ; retraités à 30 ans ; amis de 30 ans ; morts depuis 30 ans ; politiciens d’il y a 30 ans zélus .

Ach, la communication politique, Kolossal rigolade !

Renaud Favier – 27 mai 2011 – www.renaudfavier.com (version anglaise)

Ps : si on aime sourire du monde, de l’Europe et de la France tel qu’il vont, ni sur les entiers battus des médias classiques, ni trop les yeux et le neurone fermés, on peut e-lire des eBooks téléchargeables sur Amazon (les liseuses sont généralement plus lisibles en plein soleil que les écrans de notebooks ou smartphones) ou Youscribe (le format pdf disponible sur Youscribe est assez pratique sur grand écran et mieux adapté à l’impression en format A4) en cliquant sur les images ci-dessous.

    

          
          
         
      
        
       
          

Le bonus : ce ne serait, hélas, pas politiquement correct de rire avec Rabbi Jacob et trop facile de faire sourire des cendres de Coluche qui lavait trop blanc ou de Desproges qui l’avait trop noir, l’humour. Guillon ? Un peu has-been. Roumanoff ? La pêche au thon rouge est interdite. Va pour Lemercier sur le réchauffement climatique, c’est ce qu’il y a de plus proche de l’humour involontaire mais un peu désespérant des retransmissions de « débats » et autres « travaux de commissions » sur la Chaine Parlementaire ou Public Sénat TV.

C’est fini pour aujourd’hui parce que quand on fait l’humour, moins c’est long, plus c’est bon comme disait -aussi- ce grand féministe d’Hemingway entre une chasse à l’espadon et un mojito chez les Barbus.

That is Ze question (et c’est pas une QPC)

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Café un peu tort avec Lagarde ou thé raison avec … who else ?

Les Gaulois se lèvent très tôt le matin depuis deux siècles pour leur café avec Sartre plutôt qu’Aron. Fiers de saluer de veilles lunes et de convaincre le soleil de montrer au monde entier comment (se) tirer dans le noir et dans les sabots des balles de moralité aux hormones.

Si on est groupie, on peut se faire une photo à une table de café avec BHL au musée Grévin

Les proustiens petit-déjeunent plutôt de madeleines. Encore peu éveillés, voire très endormis limite comateux, ils rêvassent à de bons temps d’avant, plus ou moins lointains selon qu’ils préfèrent les druides, les rois, les empereurs, le maréchal ou le Général. Tant qu’on peut se payer de la brioche, pourquoi ne pas se faire plaisir, le problème c’est quand on rêve éveillé toute la journée au bureau ou à Roland Garros, le pétrole s’affole pendant qu’on calcule son ISF et les PVD voudraient les clefs du FMI pendant que Monfils létharge sur le court central (by the way, la bouteille de Veuve Cliquot à 70 euros sur la fausse moquette délicieusement ombragée du « jardin » à Roland Garros, c’est le quart du prix d’une bouteille de mauvaise tequila en boite de nuit, l’équivalent de quelques café en terrasse au Fouquet’s ou de la moitié d’un plein de 4-4 diesel roulant à 180 devant les panneaux anti-radars de l’autoroute anti-ISF. C’est pas le plan le plus lapin-crétin pour les unter-privilégiés qui n’ont pas accès à des loges avec petits fours mais qui peuvent encore claquer 70 euros pour un plaisir minuscule, bon pour le moral et pas trop mauvais pour la morale).

Un café dans les jardins du château (de Versailles, pas l’Elysée), le bonheur simple, what else ?

Les assommants de Solférino mettent de plus en plus d’eau dans leur grands vins café mais comme ils en boivent de plus en plus pour essayer de se réveiller de leur cauchemar de Darwin et que c’est en principe du bobio arabica light des montagnes réputées équitables, ça ressemble de plus en plus à du thé, voire de l’eau tiède. Du coup, ça ne va plus du tout à l’usine : les bagnoles sont pleines de défauts, pas exportables, et même les laboratoires sociaux « nous savons » sont obligés de licencier jusqu’aux cadres sup, de délocaliser avec mauvaise (?) conscience ou d’importer des travailleurs immigrés qui mettent des voiles aux panneaux anti-radar en priant dans les rues et boivent du café fort (eux).

Les tasses à carrés bleus, c’est quelle marque française en général ? Enfin, les photographes dans le miroir n’ont pas l’air gênés pas ce détail, et les jolies femmes … des tableaux non plus. Les autres, elles ne sont là que pour la photo …

Certain(e)s Zautres pouraient de temps en temps ouvrir un autre livre que leurs « bibles » nauséabondes et/ou faisandées du dernier siècle ou leur auto-biographie avec leur café. Ils/elles fument souvent du bizarre dés le petit matin, alors peu importe qu’ils soient thé élitiste, café populaire, ou le contraire, ou pas, il vaudrait mieux qu’ils tournent sept fois leur cuillère dans leur tasse avant d’expliquer au monde comment ils zont raison avant leurs primaires ou le premier (et dernier petit avant s’en vont) tour si 500 signataires trouvent amusant d’aider au financement sur fonds publics de petites entreprises politiques plus ou moins personnelles ou sympa d’aider Mélenchon à porter son vieux drapeau rouge.

« Le café politique, c’est un excellent business pour les acteurs un peu has-been, je te le para-dis »

D’autres font de grands moulins à café de bras le matin en se rasant en gaspillant de l’énergie (by the way, on en est où de l’affaire Clearstream ?), et c’est dommage, même si c’est du renouvelable (by the way, on en est où des primaires EELV ?). Et un peu d’argent des contribuables (by the way, on en est où de l’usine du Poitou-Charentes ?), et ce serait un peu scandaleux, même si le préjudice à la morale serait moins grave que quand on nommait ministre un gars qui avait détruit pas mal d’emplois et de boites à coup de promesses aux uns (by the way, les vrais radicaux, finalement, c’est ceux de gauche qui ont fait perdre Jospin et avaient recruté Tapie ou ceux de droite qui relancent la mode des banquets républicains pour aider les anciens ministres de Sarkozy, les TPE productrices de toasts et les petits vignerons récoltants-manufacturiers de Champagne ?) et d’emprunts aux autres (by the way, c’était qui l’avocat d’affaires de Tapie qui a fait fortune à l’époque où les arbitres trouvaient des enveloppes près des stades, notamment dans une ville sinistrée du Nord, et où le Crédit Lyonnais investissait les milliards du contribuable pour aider Nanar à acheter les meubles de collection pour son hôtel particulier et son voilier ?).

« L’arbitre, il est plutôt thé ou café ? »

Et puis il y a les inclassables, les fans de Bagdad Café, des déserts, des néants, des centre vides (ventres vides ? ventres mous ?) où l’on entend mieux les voies entendues en gardant les moutons (ou en regardant les veaux ou en écoutant les sondages, c’est pareil). C’est nouveau, une catégorie à part.

« un café, mon cheval (de course en principe, mais un peu tocard à l’arrivée) pour un café … »

Anyway, le petit déj’, les nutritionnistes disent que c’est le repas le plus important de la journée et que c’est pas très grave qu’on soit thé ou café et que peu importe le journal qu’on lit ou qu’on regarde ou qu’on écoute ou pas, du moment qu’on ne fait pas l’impasse. Parce que l’impasse, avec ou sans croissants, c’est pas bien pour la croissance, surtout pour les Djeuns.

Madrid, mai 2011 : djeuns jouant sur Facebook et Twitter avec la santé de l’Europe en ne prenant pas un petit déjeuner correct

Cultiver décemment son jardin politique après le café, y compris comme simple électeur, ça pourrait être ne pas trop massacrer le passé dans lequel plongent les racines, gérer le présent en osant tailler et élaguer dans le vif et ne pas trop insulter l’avenir d’où viendront la pluie et les beaux jours. Mais avec qui le boire, ce mug de café au jardin ? Côté « think different », Nicolas Hulot est plus attractif que d’autres.

Mais où est Nicolas Hulot ?

Nobody’s perfect, mais côté « Think out of the box », certaines le sont plus que d’autres même si normalement, en France des gens d’hier, ça ne se fait pas que la dame paye l’addition (la Cour des Comptes qui n’avait pas de pierre plus utile à jeter dans le jardin français l’a dit par un heureux hasard juste au bon moment, alors c’est pas comme ses rapports habituels qui servent à s’asseoir confortablement dessus parce qu’ils poussent hors-saison), fut-ce pour un gentleman politique désargenté, un hommes d’affaires responsable mais pas comptable, un intermittent du triste spectacle radical du centre, un retraité émérite, qui ne mérite ni de gauche, ni de droite mais hérite d’un peu partout (ça peut arriver, irriter aussi, mais la politique française a ses rites), fut-ce à cause de prédécesseurs qui ont joué non pas au théâtre (ça se discute …) mais avec l’argent des autres, le notre, sans aucun scrupule, et perdu beaucoup, beaucoup plus gros que quelques centaines de nos millions, et certainement pas pour tout le monde, eux.

OK, elle a pas le look tupamara avec iPad en bandoulière, mais c’est pas le thé à la Mamounia avec clefs de Porsche et invitation au cocktail du salon de l’immobilier défiscalisé sur la table non plus. Et puis elle parle anglais et a dansé dans le lipdub des djeuns UMP avec Raffarin, c’est dire si elle est tendance, pour le FMI, voire plus si affinités 😉

Si quelqu’un a vraiment une meilleure idée pas trop lapin-crétin ni trop suicidaire (genre passer les clefs du FMI, après celles des hôtels et de l’immobilier haut de gamme de Paris, à ceux à qui on a déjà revendu la corde pour nous pendre quand les soviets se sont auto-dissouts) ni juste de posture politique politicienne à la française obsédée 2012, voire pour la France quand les usual suspects seront out, on pourra en parler calmement autour d’un café, virtuel ou pas.

Renaud Favier – 26 mai 2011 – http://www.renaudfavier.com

 

C’est fini pour aujourd’hui, c’est l’heure du café G8 à Deauville, c’est pas tous les jours e-G8 à la cool ou Roland Garros au soleil, même si « en mai, fais ce qu’il te plait ».

Café Terrace in Deauville, France (1948) N° de l’article : 7348541 – Droits : http://www.allposters.fr

Ooops, j’ai failli oublier Georges, ses fans m’en auraient d’autant plus voulu qu’elles sont atrocement jalouses de Christine Lagarde.

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On a les don Quichotte qu’on mérite

Don Quichotte a la gueule de bois. Sancho avait inventé la démocratie de la movida mais les « grands d’Espagne » ont planté des fraises dans le sable (autre chose aussi, d’ailleurs) et il n’y plus d’eau pour arroser ni d’argent pour importer des ouvriers agricoles.

La fiesta est finie. Les djeuns qui vivaient dans un château de carte en Espagne ne peuvent même plus retourner chez leurs parents ruinés (ou exilés fiscaux comme tout le monde qui a bien profité du système et a vendu avant le krach de l’Europe) et campent sur la Plaza del Sol.

A part Quechua, et peut être l’Allemagne qui pourra racheter aux soldes ce qu’elle n’est pas parvenue à payer le prix (du plus) fort au(x) siècle(s) dernier(s), pas grand monde ne prospère(ra) sur les ruines du miracle mirage européen ; français espagnol.

La France exporte ... le concept des don Quichotte en Espagne

Zapatero est lourdement sanctionné alors qu’il avait été élu avec un bel enthousiasme juvénile sur une sorte de malentendu irakien (un peu comme Mitterrand avait gagné plus grâce aux diamants de Bokassa que sur un choix de société). Sans même que ses adversaires de gouvernement ou même de protestation n’en profitent vraiment. Les résultats des élections montrent une démocratie « vidée », trop jeune à bout de souffle comme dans un film de Godard. Certains Dr House Cassandre diagnostiquent un syndrome yougoslave « mou », en Espagne pour commencer. Relire Zweig …

Pourtant, le pays des Hidalgos semblait d’autant plus debout vers un avenir glorieusement excitant que les murs de ses châteaux était bien étayés par les deux béquilles du développement économique durable du monde d’hier, l’argent gris et grisant (ou l’inverse) de Francfort via Bruxelles et l’or du « Hinterland » de la Hispanidad, que les fous voulaient voir à nouveau resplendir de la Tierra del Fuego à San Francisco. Relire Cendrars, ou plutôt Zweig …

C’était beau cette furia, la Movida, « Viva Espana ! ». RIP.

Paix à leurs âmes, trois fois hélas (Paul le Poulpe nous a quitté, mission accomplie, quant à l'Espagne, c'est plutôt démissions accomplies tandis que le beau football hollandais de Johan Cruijff est mort et enterré, malgré Barcelone)

Le baromètre semblait pourtant accroché au beau fixe pour la paëlla gratuite à volonté sur la playa. Zapatero faisait du Aznar mais comme il était de gauche, jeune et beau comme un footballeur champion du monde, et progressiste comme un ministre de 1981, la génération Y lui pardonnait, comme en son temps la génération Mitterrand avait appris à aimer la rigueur de Monsieur Aubry Père qui ne pouvait avoir économiquement tort (plus de 3 nano-secondes) puisqu’il avait politiquement raison (et ne s’aventurait pas à essayer de faire passer encore plus gros, genre les 35 heures travaillées 20 et payées 50 en Euro surévalué de sa fille, même s’il n’avait guère hésité à instaurer le couvre-feu ; les tickets de rationnement le contrôle des changes du rouble français).

Mais « Ya basta ! »

Ce n’est pas parce que le film a fait un bide en France qu’il ne marchera pas en Espagne, parce que les goûts et les couleurs … et puis les temps changent, aussi, le réchauffement climatique tape encore plus fort sur les serres à tomates irriguées qu’au bord du Canal Saint Martin.

Et très dure sera la chute ( « das ist eine kolossal Konspirazion » ?)

Si ce n’était pas contraire au protocole de parler après le Roi, et suicidaire de tenter de capter un minimum d’attention après de Funès éblouissant, forcément éblouissant dans « La Folie des Grandeurs » (avec même un genre de danse de Zadig, comme quoi ce n’est pas d’hier que  l’on recommande à l’Espagne de cultiver son jardin), j’essayerais de caser un peu de théorie sur ces « Grands d’Espagne » moins convaincants par leur talent de gestionnaires de l’avenir que par celui de conservateurs (du passé ? dépassés ?) dépensiers de l’or des autres tant chez eux que dans leurs Empires.

Ou une incidente sur le foot-fric-com du Real, jolis maillots et gueules d’anges mais vilain jeu et méchantes tactiques, pour une victoire laide en micro-coupe contre le Barça comme leurs ancêtres contre les armées napoléoniennes, et une défaite sans gloire en Champions’ League comme Charles Quint contre une certaine idée de la Renaissance. Mais bon, c’est grâce à eux que l’Europe à découvert l’Amérique et à preuve du contraire on est plutôt contents qu’ils aient arrêté les magnétoscopes à Poitiers, même si la Reconquista, vaste programme …

En attendant, la « génération 1000 euros » d’Espagne n’est ni une jeunesse méditerranéenne enivrée de jasmin (et d’autre substances, probablement) contre une dictature réelle ou suggérée, ni un pueblo unido qui jamas sera vencido par un capitalisme bourgeois qui a vendu il y a longtemps la corde pour se faire pendre, moins encore un happening de riches enfants gâtés, de fils de chefs gaulois qui s’ennuient comme Faubourg Saint Germain en 68, du temps du Conseil National de la Résistance V2 en cheveux plus ou moins longs mais culottes et idées un peu courtes, jeunes hommes (by the way, les féministes de 68 n’ont guère colonisé les palais à zélus de la République).

Y’en a, écrirait Audiard, mais y’a pas que ça. C’est du bizarre, un peu en décomposition, flou. Pour un peu, ça sentirait comme une possibilité de brutal, et pas seulement à Madrid, pas seulement en Espagne.

Et en plus Nadal a failli être éliminé au 1er tour à Roland Garros !

Renaud Favier – 25 mai 2011 – http://www.renaudfavier.com

Le bonus : pendant que les jeunes Espagnols indignés par l’absolutisme ; la corruption la démocratie inefficace se couchent un peu naïvement (mais pas trop, ils font ça avant les grandes chaleurs et les vacances) sur les pavés de la Plaza del Sol de Madrid en espérant déclencher la remise en marche des lumières de l’avenir de l’Espagne, mais peut-être aussi celui d’une certaine idée de l’Europe, la gérontocratie française se mobilise et manifeste sur ses fauteuils en velours rouge pour la con-certation avec son propre gouvernement et de courageux zélus lèvent la voix, sinon leur fondement, contre des panneaux fantomatiques pour se mettre à grands coups de radars pédagogiques dans celui des veaux zélecteurs 2012 et plus si affinités : on a les Don Quichotte qu’on mérite (hérite). Mais les Sancho Panza (mais ne pense plus, etonnisch, nicht, voire un peu consternisch) ne sont pas obligés de ne lire que les panneaux pédagogiques clignotant au bord des autoroutes du Parti de la pensée unique en période électorale.

C’est fini pour aujourd’hui. Viva el macho malgré tout, même si Cayo sombre héros …

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