#Paris #12Mai2020 Jour 2 du #Déconfinement

Bon, ça vient ?

Ophtalmo à 9 heures : rien à signaler côté vision, fatigue oculaire normale à bosser sur écran toute la journée depuis des semaines sans pause café, ni rendez-vous ou déjeuner dans la vraie vie, même pas d’affiches de pub dans le métro ou sur les abribus à regarder, et ordi ou télé le soir aussi. Sympa de faire la causette de vive-voix avec un humain pas toujours le même que depuis 2 mois, même avec des masques et le toutime anti virus, et même si s’entre-raconter ses lifes de confinement passé et d’incertitudes inquiètes pour l’avenir, ça ne fait que demi chaud au coeur.

Café-croissant emporté de chez Starbuck (pas vraiment le choix). Pas désagréable, ça donne presque l’impression de voyager, de faire la queue en zigzag avec des barrières comme à un comptoir d’aéroport (mais sans valises, ni taxi frénétique ou RER blindé et VAL toujours à l’envers), de tchatcher 20 secondes avec la serveuse sympa emballant le croissant et le serveur des cafés préparant deux gobelets en carton, comme on blablate avec une hôtesse et un steward d’avion chacun de son côté de leur chariot en souriant à la carte de crédit. Et marcher 5 minutes pour aller avaler son petit noir sur un banc au soleil, c’est chouette comme voyager en classe business (ou mieux), passer les contrôles zéro souci en mode VIP, et aller se vautrer dans un bon fauteuil au salon classe affaires …

Coiffeur à 11 heures : pas de veste pour ne pas multiplier les gestes et contacts inutiles, shampoing fait à la maison le matin pour les mêmes raisons, gel anti-virus proposé par la patronne avant toute chose (on en avait mis du sien avant d’entrer, d’ailleurs on en met tout le temps, dès qu’on croise un regard ou qu’on se gratte le nez, du coup c’est un peu vexant, et décevant parce qu’avant on proposait un café, pas du désinfectant, mais ça rassure tout le monde), blouse jetable sortie d’un emballage en plastique individuel, chacun son masque, visière transparente en plus pour la coiffeuse. Petit moment de contrariété parce que, distanciation oblige, on sera coiffé au sous-sol, plus confiné. Gestes un peu maladroits, un genre de premier baiser d’ados … mais ça se passe très bien, on tient l’élastique du masque pendant la taille autour des oreilles, la couleur de la dame d’à-côté avance, on ressort en se disant qu’on n’a pas occupé trop longtemps un siège dont d’autres avaient plus besoin, qu’on a un tout petit peu contribué à aider la coiffeuse à payer son loyer, sinon fait sa part pour doper la relance de l’économie.

Pharmacie : 2 masques noirs, 2 blancs, un tube de gel, moins prestigieux que quand je suis passé acheter des préservatifs king size renforcés (pour tenter de manchonner dans du vinaigre blanc un robinet grippé de calcaire, à la guerre comme à la guerre) pendant le couvre-feu, mais atmosphère printanière dans la boutique, qui tranche avec l’ambiance de salle d’attente aux pompes funèbres qui prévalait quand on venait tristement constater la pénurie de thermomètres et le retard d’arrivage du gel, en osant à peine prendre des nouvelles quand on constatait une absence dans le personnel habituel, en respirant le moins possible l’air d’entre deux clients se ravitaillant en Doliprane ou demandant discrètement de la Nivaquine.

Boulangerie : rien de nouveau sous le soleil à la boulangerie familiale qui était restée vaillamment ouverte 6 jours sur 7 pendant le confinement, sauf que comme les boites et machins administratifs d’autour n’ont pas réouvert, et qu’une partie des émigrés en province y est encore, tandis qu’au moins un des boulangers concurrents de proximité à repris son activité, les clients à la carte bancaire solvable mangent et mangeront du bon pain blanc, mais les boulangers ne font pas, et ne referont pas rapidement, des chiffres de rois du pétrole.

Boucherie : bonheur d’un étal « comme avant », et d’un approvisionnement en excellents saucissons corses et Morteaux/Montbéliard guère plus chers que de l’industriel de supermarché, même si franchement la maison a, comme le boulanger, servi les clients 6 jours sur 7 avec en tout et pour tout une rupture sur les épaules d’agneau le matin du dimanche de Pâques, et petit plaisir minuscule de ne pas avoir en coin de tête l’objectif de période de confinement de maintenir un stock aussi considérable que le frigo le permettait, et une réserve de saucisson sec pour pouvoir tenir 3 mais « au cas où ».

Primeurs, marchand de vin : joie de pouvoir ne passer que pour dire bonjour depuis le trottoir ensoleillé.

Retour at home sweet home, bien moins oppressant depuis 36 heures malgré une météo moins vacancière que pendant les 8 semaines de canapé-ordi-télé forcé… un peu honteux de n’avoir pas du tout bricolé, presque rien rangé, et même pas trié les papiers ou géré les trucs genre impôts pendant deux mois de confinement, alors que l’ophtalmo e avait profité pour faire plein de bricolage (encore fallait-il avoir du stock de pinceaux et peinture …) mais c’est comme ça.

On dira ce qu’on voudra, mais on respire mieux dehors sans attestation dérogatoire datée et signée dans la poche, et on dort plus paisiblement devant un n-ième épisode de Harry Potter à peu près à l’heure normale sur une chaine normale, que quand on somnolait péniblement entre un de Funès déjà revu 36 fois, une 7ème compagnie encore plus poussive que les vidéos maison en webcam pas maquillé, pas peigné, de sous-ministres croyant essentiel pour leur avenir de montrer au PR qu’ils/elles n’étaient ni à l’hôpital, ni en abandon de poste (ni en EHPAD, pour les recyclé(e)s du temps de Hollande), ou un James Bond des familles à l’heure des films cochons pour ados et autres pervers confinés sur les chaines pour abonnés (obsédés ?) que vous et moi, d’abord on ne regarde évidemment jamais, ensuite on doit se mettre une passoire à farine devant le masque pour essayer de distinguer un peu de croustillant sans payer, comme au bon (?) vieux temps du porno seulement très tard le dimanche soir seulement sur Canal+ crypté façon tempête de neige nocturne avec bruit d’aspirateur déréglé.

On s’emm…, non ?

RF – Paris, 12 mai 2020, #DéconfinementJour2

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#Paris #11Mai2020 Jour 1 du #déconfinement

Pas tellement de vélos, n’en déplaise aux écolos, mais pourtant, la vie est de retour à Paris

Cela faisait quelques jours, voire deux ou trois week-ends, qu’on sentait le printemps démanger Paris.

Les 55 jours de confinement étaient tellement contre nature pour la ville lumière et ses habitants.

On sentait les commerces qui avaient baissé le rideau impatients de reprendre une activité, sinon normale, au moins symbolique.

Des restaurants et cafés agiles se mettaient subrepticement au mode « drive-in » sur commande pour piétons, s’organisaient pour agencer leurs salles de façon à respecter les règles de distanciation, en attendant de relancer l’activité sur les terrasses.

Bref, le drôle de moment d’entre le 16 mars et le 10 mai 2020 est (au moins provisoirement) terminé, même si les jardins publics restent (assez inexplicablement) fermés.

Jusqu’ici, à part l’overdose de blagues de bureau sur le syndrome de la cabane (un truc sorti d’un épisode de série télé, au demeurant assez réussie, avec Dujardin confiné cradingue et pas coiffé dans une cabane au fond de son jardin), ça se passe plutôt bien : un peu trop de monde encombrant les trottoirs dont on se croyait devenu le proprio, un peu plus de queue devant les entrées de magasins providentiellement réouverts, mais bon an mal an les émigrés revenus à Paris respectent encore assez bien les recommandations de #RestezChezVous et/ou se répartissent entre deux ou trois fois plus de commerces plus ou moins ouverts, du coup on n’est pas plus les uns sur les autres que depuis quelques semaines, les transports en commun ne sont pas surchargés, et la circulation automobile reste très supportable en dépit de quelques zazous à plaques généralement provinciales s’amusant à monter dans les tours.

RF – Paris, 11 mai 2020, #DéconfinementJour1

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Pour 100 balles, t’as plus grand chose mon pôv’ petit monsieur héri-rentier, mais ça vaut plus le coup qu’il y a juste 1 an

Ni le (dé)confinement, ni les masques (ou pas), n’empêch(ai)ent de spéculer (ça veut dire « investir », mais pour tenter de gagner de quoi payer le boulanger, ou le loyer, pas pour mettre du beurre dans les éventuels rutabagas si on arrive à l’âge de la retraite sans s’être fait enfermer, pour commencer rapidement la fin, dans un EHPAD réputé pour ses virus par des héritiers plus cupides que la norme) en bourse sur internet, et c’est plus adulte, sinon plus racontables dans les futurs dîners en ville et autres réjouissances amicales ou incontournableries familiales, que d’agiter frénétiquement ses petits doigts sur un joystick pour bousiller massivement des ennemis virtuels, de tripatouiller compulsivement sa zapette comme les hystériques irresponsables tâtent les fruits et légumes dans les rayons de supermarchés (dé)confinés, ou d’échauffer son petit neurone en gloussant sur canapé devant un pizza encore plus molle que tiède, une boisson globale encore plus sucrée que chimique, et des millionaire en short se disputant un ballon encore plus vide que leur entroreilles.

Toute allusion à la nuit du 6 juillet 1815, au retour des émigrés de luxe, au triomphe boursier de ceux qui avaient parié sur (et financé) la (seconde) noyade de la république impériale et d’une certaine idée de l’Europe à Waterloo, à la victoire du vice sans défaite du crime, serait fortuite, et sans rapport avec les fortunes et infortunes de guerre(s) économiques et/ou diplomatiques urbi et orbi ces temps-ci

Bon, la bourse de Paris n’est plus l’alpha et l’oméga pour faire ses courses dans les beaux restes de l’économie française, puisqu’on peut (tenter de) racheter (l’ex Régie, décidément très agitée pour une vieille gloire des début de l’automobile mondiale et du temps de la Formule 1 côté coeur, pas seulement portefeuille) Renault en gré à gré en quelques heures de négos discrètes (comme les actionnaires de Fiat auraient pu réussir à le faire), et que si l’on veut ramasser 50% ou plus du capital des grosses capitalisations (ex) française et autres fleurons de l’ancienne ou la nouvelle (d)économie française, c’est aux fonds globaux à portefeuilles épais et autres investisseurs n’usant pas leurs poches arrières sur les bancs publics de (l’enfer fiscal de) Paris, qu’il faut faire ses propositions, pas à la veuve de Carpentras vendant ses bijoux boursiers pour payer son électricité, au dentiste lyonnais bradant ses actions Biomerieux (qui ont doublé depuis 1 ans, et pris 50%+ depuis début mars, bizarre autant qu’étrange(r), nicht ?) en espérant être déclaré irresponsable et incoupable de l’histoire du P4 de Wuhan, moins encore au petit porteur parisien occupant son confinement à grattouiller quelques centaines d’euros sur le yo-yo d’Airbus.

N’empêche, si on a 100 … milliards dans la main, on peut pêcher du gros sur le marché parisien :

Air France : 2 milliards de capitalisation (4 balles, -50% sur un an, plat depuis mi-mars / CovidParis)

Renault : 5 milliards (18 balles ce matin, -70%, se traine dans les bas-fonds)

SG : 12 milliards (14 balles ce matin, -50%, volatil mais façon vieille autruche sans ailes)

EDF : 22 milliards (12 balles ce matin, -40%, tant que le nucléaire ira bien, tout n’ira pas plus mal)

Engie : 23 milliards (9 balles, -30%, belle endormie au repos ou boudin dépressif sous sédatif ?)

Orange : 30 milliards (11 balles ce matin, -20%, glisse depuis une éternité mais profit récurrent)

BNP : 35 milliards (28 balles ce matin, -40%, autruche idem SG mais un peu plus léger)

Bref, avec 100 milliards, la seule question si on veut revenir du marché avec un (très) gros cabas de fruits et légumes variés (honni qui « avariés » y mé-ricane), c’est :  » Je prends EDF ou Engie ? ».

Sinon, en un peu moins parigot, mais quand même encore un peu visible depuis la Tour Eiffel (les ceusses qui suivent et sortent de temps en temps du Quartier Latin ont reconnu la kolossal finesse de l’allusion au marché Saxe-Breteuil) et jouable sur les sites boursiers franchouillards, sinon garantis parfaitement surveillés par les gendarmes boursiers parisiens et éligibles au PEA :

Michelin : 15 milliards (85 ce matin, -25% y/y, remonte lentement mais sûrement depuis mi-mars)

Deutsche Bank : 14 milliards (6,66 ce matin, le chiffre de Belzébuth, komisch, nicht ?, 0% y/y ?)

Airbus : 45 milliards (56 balles ce matin, -50% sur 1 an, a repris un petit 10% en yoyotant fort)

Schneider : 47 milliards (80 balles ce matin, grimpait fort depuis 1 ans, -20% depuis Covid)

Total : 85 milliards (33 balles ce matin, -40% sur 1 ans, a repris 50%)

RF – Paris, 5 mai 2020 … J-6, petit syndrome de Stockholm en vue du rush de retour des émigrés, non ?

PS : mon tuyau perso, ma favorite pour plein de bonnes et mauvaises raisons : HSBC : 94 milliards, 4,6 balles, Sir John Bond m’avait promis personnellement de passer les 30 euros facile quand on serait la plus grosse, la plus remarquable, et la plus profitables des grandes banques globales sur laquelle le soleil ne se couche jamais ; c’est des requins anglo-chinois de 1ère classe ; et les actionnaires sérieux du genre sabre d’abordage dans une main et l’autre jamais loin des bourses, exigent avec tact de gens bien élevés et sourire carnassier une rentabilité trimestre après trimestre comme au bon vieux temps du trafic d’opium et de la piraterie de hautes et basses mers style « noble houses ».

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